Qu’il est beau ton gilet…

Qu’il est beau ton gilet…

Le gilet, accessoire de la mode masculine, existe depuis que l’homme a cherché à se vêtir. Si l’histoire moderne se souvient de Yelek, veste de forçat en turc, nous nous bornerons à nous rappeler de la racine latine « vestis » qui donnera naissance à « vest » en anglais et « Weste » en allemand.

Depuis la révolution française, les costumes se parent d’un gilet fantaisiste qui colle au corps et qui s’étire jusqu’au coup et se termine par un col toujours exagéré. Dans un contexte de formalisme ultra-bourgeois, le gilet reste le dernier recours d’excentricité et d’extravagance. Pour le dandy il représente l’expression d’un amour absolu plus qu’un accessoire nécessaire. Même les prolétaires de l’époque l’adoptent dans une quête de décorum et de dignité et pour adopter une apparence de classe sociale plus élevée.

 

Mais le gilet a créé son propre imaginaire à travers ses diverses variations. Certaines sont profondément enracinées dans le temps alors que d’autres inventent une nouvelle réalité et démesure. Le gilet se décline en différentes matières, de la laine de la Cordillère des Andes au cuir de l’Ouest sauvage. Il est porté de façon irrévérencieuse à même le corps ou sur un T-shirt. Il devient à nouveau le troisième élément d’un costume. Il crée son propre univers et se libère enfin de son statut de camisole portée par les esclaves chrétiens sur les galères.

 

« E la nave va ».

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