L’avancée fulgurante des ETF dans l’univers de l’investissement devrait encore continuer selon un rapport d’EY. 70 promoteurs d’ETF, représentant 85% du marché, ont répondu à une enquête.

En 2005, le montant total des encours investis dans les ETF s’élevait à 417 milliards de dollars. A ce jour il atteint la somme de 4,4 trilliards de dollars, ce qui représente une croissance annuelle d’environ 21%. Le fait que les individus s’occupent de plus en plus de financer leur retraite, les faibles taux d’intérêt qui poussent les frais de gestion à la baisse, les développements technologiques ou tout simplement la publicité sont autant de facteurs qui expliquent cette croissance.

Selon EY, le marché des ETF devrait atteindre la coquette somme de 7,6 trilliards de dollars en 2020. Ceci implique une croissance d’environ 18% par année. Ce chiffre tient compte d’une croissance de 13% à 14% de flux net, le reste relève d’une bonne tenue des marchés financiers.

Mais les projections ne s’arrêtent pas là. Les experts d’EY pensent même que les ETF devraient, en 2027, dépasser les fonds actifs en termes d’encours. Les récentes annonces de sociétés de gestion de fonds actifs sont le prélude à cette nouvelle tendance.

En effet, ces dernières commencent à offrir des ETF pour compléter leur portefeuille de produits gérés activement. Les nouvelles réglementations poussent les promoteurs à baisser les frais de gestion donc à proposer de nouvelles solutions à leurs clients. D’ailleurs, les TER ont baissé de 29 points de base en 2016 à 27 points de base à ce jour. A noter que 71% des promoteurs sondés pensent que cette tendance se poursuivra durant les trois prochaines années.

Mais les nouvelles réglementations introduisent aussi d’autres facteurs tels une transparence du produit accrue, à la fois dans son processus d’investissement comme dans son activité de trading. Cependant il existe une différence de perception entre les acteurs américains et européens sur le sujet de la réglementation. Aux Etats-Unis, les autorités (Department of Labor’s Fiduciary Rule) semblent militer en faveur des ETF alors que les Européens, à l’exemple de l’Autorité des Marchés Financiers, sont plus sceptiques. Quoiqu’il en soit, Les promoteurs voient ces nouvelles lois comme étant favorables à leur industrie.

Les investisseurs institutionnels représentent la vaste majorité des détenteurs d’ETF. La banque privée et la gestion de fonds sont des acteurs existants et source de croissance à court et moyen terme. En revanche, les caisses de pension ainsi que les assurances sont perçues comme des opportunités à long terme. Ces dernières ont des besoins d’investissement spécifiques et le marché des ETF devra proposer de nouvelles solutions pour répondre efficacement à ceux-ci.

Mais n’oublions pas les investisseurs privés qui commencent à s’intéresser aux ETF. Il est vrai que l’émergence de nouvelles plateformes d’investissement telles les robo-advisors favorise la croissance de ce segment de clientèle.

Nous voyons donc que les avancées technologies accompagnées par les nouvelles réglementations représentent des opportunités pour le monde des ETF. Les acteurs de la finance ne s’y trompent pas et proposent de nouveaux produits qui devraient satisfaire le client au niveau des coûts mais aussi au niveau de ses besoins d’investissement particuliers.