Abécédaire financier 2018 – de V à Z & Merry X-Mas and Happy New Year

Abécédaire financier 2018 – de V à Z & Merry X-Mas and Happy New Year

Voilà. Dernière fois que je vous parle cette année. Ou que je vous écris. Tout avait commencé le 4 janvier 2018 par "Vous êtes sûrs qu’on est bien en 2018 ?", première chronique de l'année et voici que ça se termine par la fin de cet Abécédaire. Une fin en pente douce et sous forme de bilan et de remerciements.En tous les cas, comme on ne se parlera plus, on ne se verra plus avant l'an prochain, je vous souhaite déjà d'excellente Fêtes de fin d'Année et Merci d'avoir été là.Bonne lecture et bonne fin d'Abécédaire.

L’Abécédaire de V à Z

V comme Vacances

En 2018 je n’ai pas pris un jour de vacances. Pourtant j’ai eu l’impression de ne pas travailler un seul jour de l’année.

Après 10 ans d’indépendance, je dois dire que je commence à trouver un rythme de travail plus qu’agréable et les nouveaux projets sont légion en 2019. J’ose croire que ça va être fun.

Depuis que j’ai quitté les banques – et surtout la dernière en date – je me suis toujours dit qu’un jour j’y retournerai. Sachant que la dernière banque en date a fait son boulot de sape chez la plupart des RH de Genève, je sais que ça sera forcément très compliqué. Comment voulez-vous convaincre un RH qu’un autre RH a tort ??? C’est quand même eux les rois du monde, dans le monde de ceux qui cherchent du boulot.

Ceci dit …

Mais bon, là n’est pas le sujet.

Depuis que je suis indépendant, je me permets une fois par mois de m’autoriser à envisager de retourner dans une banque. Je refais mon CV, je regarde les offres d’emplois, j’appelle même des fois un ou deux «chasseurs de tête» et puis à la fin de la journée, j’ouvre une bouteille de blanc pour l’apéro et je me dis que finalement, c’est pas plus mal d’être indépendant et d’être en vacances toute l’année tout en travaillant sans arrêt.

Même là, j’ai pris une semaine de retraite à la montagne et finalement j’aurai bossé tout le temps, mais promis en 2019 – je m’offre des vraies vacances et je laisse mon PC sans batterie.

W comme War – Trade War

La Trade War.

Je ne sais franchement pas ce que l’on aurait fait en 2018 si Trump n’avait pas inventé ce concept. Il faut dire qu’il est quand même vachement fort. Il se lève un matin et se dit: «tiens, j’ai envie de me prendre la tête avec les Chinois, comment je pourrais m’y prendre ???» – et après 12 secondes de réflexion, il se lève, s’empare de son smartphone et dit «je vais taxer les importations chinoises». #hashtag #tradewar #xijinpingapoil.

Et à partir de là, il a tenu en haleine la totalité du monde économique et financier et ça continue encore aujourd’hui.

Récemment, ça s’est un peu précipité, puisqu’il devait finalement rencontrer Xi Jinping à Buenos Aires et que l’on comptait un peu là-dessus pour résoudre la crise. Mais comme on ne change pas une équipe qui gagne, ils ont décidé qu’il était urgent de ne rien faire et que comme les fêtes de Noël arrivaient – autant s’offrir un «temps mort» comme au basket.

3 x 30 jours

90 jours pour négocier. 90 jours sans taxes durant lesquels Chinois et Américains doivent trouver un accord qui ne fait pas perdre la face à la Chine et qui fait passer Trump pour un héros national.

Pour autant que Trump soit encore là dans 3 semaines, puisqu’avec lui ça n’arrête jamais.

90 jours pour régler un conflit qui a, potentiellement la capacité de casser la croissance en Chine, croissance qui est déjà mal en point puisque le pays ne croit «que» de 6% – ce qui, entre nous soit dit – reste tout de même vachement plus fort que la France sous le règne du clown de chez Rothschild – mais peu importe – 90 jours pour trouver une solution et franchement, à voir comme ils se parlent, on se dit que ça va être très long – 90 jours – sans compter que si c’est pour se prendre encore 2 claques dans la gueule – ça va être compliqué.

Et à la fin c’est qui qui gagne ?

En même temps, heureusement que nous avons eu la Trade War pour se chauffer pendant l’année sinon, il y a des jours on se serait vraiment ennuyé comme des rats morts. Non, moi je vous le dis, je ne sais pas comment on faisait quand Trump n’était pas là, parce qu’avec le recul, qu’est-ce qu’il était chiant Obama…

Trump c’est le film d’action américain avec plein de rebondissements et qui ne cesse jamais de vous surprendre. Obama c’est un film polonais qui a gagné la Palme d’Or à Cannes mais que personne ne va voir et si VRAIMENT tu dois le voir, tu meurs d’ennui avant l’entracte – il n’y a plus d’entracte mais t’aurais voulu qu’il y en ait un pour te tirer.

Merci Donald, pour l’ambiance

Trump c’est une Ford Mustang de 69, rénovée dans un petit garage spécialisé qui lui ont reboosté le moteur, renforcé les freins et qui fait un bruit rauque de petit avion au démarrage avec son V8 qui ronronne. Obama c’est une Tesla Model 3, elle ne fait pas de bruit, c’est ennuyeux et en plus tu peux même pas rouler avec parce qu’elle n’est pas livrée.

Par contre, avec Trump et la Trade War on ne sait vraiment plus à quoi s’attendre, comme disait Forrest Gump: «La Trade War et Trump, c’est comme une boîte de chocolats: tu ne sais jamais sur quoi tu vas tomber»…

X comme Xi Jinping

Xi Jinping c’est le leader maximo chinois. On en entend beaucoup moins parler de lui que Trump, mais ça vient sûrement du fait qu’il ne «tweet» que très peu et qu’en plus, les «tweet» en caractères chinois, c’est pas simple à traduire.

Toujours est-il que le Président à vie local aura vécu une année difficile, déjà à cause de la Trade War, mais aussi parce que la croissance du pays ne cesse de ralentir. Comme je le disais plus haut, ça reste encore plus que correct si l’on compare avec certains pays, mais il n’a pas été habitué à tant de mollesse depuis sa prise de pouvoir.

Slow motion phase

La Chine peine à reprendre son rythme explosif de ces dernières années, la comptabilité de leurs entreprises est de plus en plus remise en question à l’étranger – pas par moi, parce que moi je préfère me couper les ongles à la tronçonneuse que de lire un bilan – mais toujours est-il que chez certains, ça pose problème…

Lors de son dernier discours pour fêter les 40 ans des réformes économiques chinoises enclenchées en 1978, le Président Xi Jinping a parlé pendant 1h30 et répété 8 fois que son pays serait «inébranlable». Sans vouloir faire l’oiseau de mauvaise augure, le message semble clair pour les USA: ils ne vont pas se laisser faire, même s’ils ont tout de même besoin que les Ricains continuent à consommer chez eux…

Médiation indispensable

La relation entre les USA et la Chine, mais aussi celle entre Xi Jinping et Trump (ou son successeur) seront intéressantes à suivre en 2019 et importantes pour voir s’il y a de l’espoir pour le marché chinois. Le marché chinois qui a vécu une sale année 2018, avec une correction de plus de 30%… En ce qui me concerne, je prendrais bien un pari sur la Chine pour l’année à venir. C’est quand plus personne n’en veut que les surprises sont les plus grandes…

Y comme You made my day !

Nous arrivons à la fin de l’année. C’est le moment de conclure. Le moment de dire merci alors je voudrais vous dire merci à vous.

Vous les lecteurs d’Investir.ch – parce que la croissance du trafic continue à être régulière que vous êtes de plus en plus nombreux à nous lire, moi, Marco et Fabio, mais aussi tous nous sponsors et partenaires qui permettent au site de vivre depuis plusieurs années.

Merci

On vous remercie tous d’être là presque tous les jours, même si on ne se voit jamais. Sans vous, rien ne serait possible. En ce qui me concerne, tous les matins je me lève pour écrire cette chronique parce que j’adore ça, mais aussi parce que de l’autre côté du clavier, je sais que vous êtes là.

Merci quoi..

Alors plutôt que d’écrire encore des kilolmètres, je voudrais vous dire merci, merci au nom d’Investir.ch et en mon nom. Et puis d’un point de vue plus personnel, merci à ceux qui ont cru en moi cette année. Ils se reconnaîtront, mais sans eux rien n’aurait été possible et je vous promets que 2019 sera grandiose.

Z comme Zéro

Le Z c’est toujours le cauchemar de ces abécédaires. Pourtant, cette année avec les taux à Zéro en Suisse, c’est plus facile. Mais il y a aussi le fait qu’il y a un «gros support technique» à zéro sur les marchés financiers, puisque cette fois tout le monde est convaincu que la fin est proche.

Mais j’ai aussi appris qu’il y a 380 mots qui commencent par Z dans le dictionnaire. Ce qui me laisse de l’espoir pour les 380 prochaines années. Oui, parce que la Chronique Matinale va continuer encore en 2019 et en 2020 et… bref, elle va continuer.

ça suffit, je vous fous la paix… presque

En conclusion cette année aura été riche en couleurs, en volatilité, en Tweets, en rires et en larmes. Comme les autres années en fait. 2019 promet d’être à peu près aussi fun que celle-là. On peut compter sur tout ce que l’on a mis en place en 2018.

Je ne vais pas vous faire des prévisions débiles, mais j’achèterais quand même bien de l’or, même si ça me fait mal de le dire. J’achèterais aussi la Chine et quitte à passer pour un entêté, je reviendrais volontiers sur les thématiques de l’Intelligence Artificielle, surtout parce que l’intelligence naturelle semble avoir une fâcheuse tendance à disparaître. Je continue à m’obstiner sur le concept des dividendes – ça fait trois ans qu’on me dit que ça ne marchera plus, mais tant pis – comme tout le monde rigole à chaque fois que je parle de McDo et Coca, je vais continuer quand même.

Bull pour toujours

Pour le reste, vais continuer à être BULL, parce que franchement, l’alternative m’emmerde profondément. Je vais continuer à positiver sur la suite, même si parfois ça donne juste envie de disparaître et de couper les ponts.

On va donc dire que 2018 c’était pas simple, mais que c’était bien quand même, mais que 2019, ça sera nettement mieux.

Vive la République, Vive la France.

Ah non, ça c’est Macron.

Bonnes Fêtes et Bonne Année à tous! On se revoit en 2019. Le 7 janvier pour être précis.

À l’année prochaine.

Thomas Veillet
Investir.ch

“On ne devient pas vieux pour avoir vécu un certain nombre d’années; on devient vieux parce qu’on a déserté son idéal. Les années rident la peau: renoncer à son idéal ride l’âme.”

Douglas MacArthur

 

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