Le mois de mars a été plus chahuté que les deux premiers mois de l’année. Toutefois il délivre une performance positive.

Transactions

Durant le mois de mars, aucune transaction n’a été effectuée. Par contre, CHF 16,16 de droits de garde trimestriels ont été perçus. Durant le premier trimestre de l’année, USD 17,99 de dividendes ont été versés dans le portefeuille. Ces derniers couvrent donc les frais bancaires (droits de garde).

Commentaires de marché

Les actions mondiales finissent le mois avec une performance plus qu’honorable. L’indice MSCI World (en dollars) gagne 1,35%. Le mois comme le trimestre ont été les témoins d’une meilleure entente entre l’OPEP et ses partenaires quant à la réduction de la production de pétrole.

Du point de vue politique, rien de spécial à signaler si ce n’est la suite des discussions concernant le Brexit et les commentaires de Trump sur les relations commerciales entre les Etats-Unis et la Chine.

Les investisseurs ont été plus sensibles aux messages des banquiers centraux qui promettent des taux inchangés pratiquement jusqu’à la fin de l’année. Ils font écho aux chiffres macro-économiques qui pointent tous sur un ralentissement de l’activité commerciale mondiale. Dans ce contexte, le rendement du Trésor américain à 10 ans finit le mois à 2,41% (vs 2,72% à fin février) et le Bund à 10 ans finit avec un rendement à 0,07% après un bref passage en territoire négatif.

Graphiques de répartition sectorielle (gauche) et géographique (droite), au 31 mars 2019

Les actions américaines affichent la meilleure performance mensuelle avec le SP500 en hausse de 1,8%. Suit l’indice britannique Footsie 100 avec 2,9% mais qui profite d’une baisse sensible de la livre sterling. L’Europe affiche ses différences avec le CAC 40 en hausse de 2,1% et le Dax pratiquement inchangé (+0,1%). Grand perdant, le Nikkei 225 qui baisse de 0,8%.

Les marchés émergents via l’indice MSCI Emerging en dollars grimpent de 0,7%. L’Amérique Latine pèse négativement sur la performance de cet indice avec plusieurs devises qui baissent par rapport au dollar.

Au niveau sectoriel, l’aplatissement de la courbe des taux affecte négativement les financières. La remontée des cours du pétrole (+5,1% pour le WTI) a contribué positivement aux acteurs du secteur. A noter le rebond des valeurs technologiques et de la consommation non cyclique.

Dans le secteur des matières premières hors énergie, notons que le zinc et le nickel sont en hausse de plus de 20% depuis le début de l’année alors que l’aluminium ne gagne que 3,4% depuis le 1er janvier. Cependant, les matières premières n’ont pas encore regagné le terrain perdu depuis 2014.

Bloomberg Commodity Total Return Index

Portefeuille

Le mois de mars a encore été favorable aux investissements du portefeuille. Celui-ci progresse de 1,44% alors que le SMI gagne 0,7%. La performance est même supérieure à celle du MSCI World devisé en francs suisses (+1,12%).

Le premier trimestre montre une situation identique. La valeur du portefeuille augmente de 14,06% dépassant ainsi la performance du SMI (+12,44%) et celle du MSCI World en francs suisses (+11,42%).

Performances mensuelles (gauche) et trimestrielles (droite)

Il est vrai que nous bénéficions de la bonne tenue du secteur technologique qui est largement moins représenté dans l’indice SMI que dans le portefeuille. Par contre, ce secteur est plus important dans l’indice mondial (environ 15,5%). Dans le secteur des financières, le portefeuille détient largement plus de titres d’assurance que bancaires. Cela permet de mitiger le risque de ces dernières dans le contexte actuel des taux.

Avril

“En avril, ne te découvres pas d’un fil”. Plusieurs stratégistes recommandent la mise en place de protection car les marchés boursiers atteignent des niveaux record. Le portefeuille est trop petit pour être protégé et, d’ailleurs, le coût d’une protection est élevé pour les petits investisseurs. Notre protection «naturelle» consiste en un apport supplémentaire de CHF 3’000 qui peut être investi si les marchés devaient baisser.

Les flux d’achat des fonds d’actions restent faibles mais les programmes de rachat d’actions des entreprises, surtout américaines, restent bien en place. Les risques inflationnistes via les cours du pétrole et des tensions sur les salaires américains sont encore présents. Ils sont contre balancés par la baisse de l’activité économique mondiale. Donc le portefeuille restera tel qu’il est durant le mois d’avril.