En mai, la performance moyenne des caisses de pension de l’échantillon d’UBS s’affiche à -1,51% après déduction des frais. Les caisses gagnent en moyenne 5,6% depuis le début de l’année.

Le président Trump a soufflé le froid en mai et les marchés se sont enrhumés. Les investisseurs ont été surpris par l’attitude du président américain dans le conflit commercial avec la Chine. Ceux-ci se sont réfugiés dans des valeurs refuges telles les obligations d’Etat ou le yen ou le franc suisse. Ces achats se sont faits au détriment des actions dont les marchés ont fortement baissé.

Les déboires politiques liés au Brexit apportent aussi leur lot de mauvaises nouvelles et sont sources d’instabilité. A ceux-ci s’ajoutent les humeurs de Salvini en Italie. Celui-ci défie l’UE et laisse entendre que le niveau de la dette italienne le laisse de marbre. De plus, suite aux élections européennes, le pays traverse une mini crise politique.

A ces éléments s’ajoutent les inquiétudes des économistes qui revoient à nouveau à la baisse leurs prévisions de croissance. D’ailleurs le marché des « futures » montre que les investisseurs anticipent une baisse des taux d’intérêt directeurs aux Etats-Unis comme dans d’autres pays du monde.

Il en a résulté une mauvaise performance mensuelle. Les performances des caisses de pension en mai 2019 ressemblent fortement à celle du mois d’octobre 2018. Les grandes caisses de pension s’en sortent le mieux avec une performance moyenne de -1,33% alors que les petites caisses perdent 1,67%.

A l’exception des emprunts en francs suisses (1,17%%), toutes les classes d’actifs ont affiché une performance négative en mai. Les actions mondiales ont perdu 7,17% alors que les suisses ont tiré leur épingle du jeu en ne perdant que 1,90%. L’immobilier reste fidèle à lui-même alors que les hedge funds enregistrent eux aussi une performance négative (-0,71%).

Depuis le début de l’année, les actions suisses affichent un gain de 16,97% et devancent encore les actions étrangères. Les obligations suisses sont les actifs qui ont le moins bien performé avec un gain de 2,62%.

Source: Pictet Asset Management

La performance des indices Pictet reflète aussi la très mauvaise performances des actions étrangères. Comme ils comportent une part importante d’investissement en actions suisses, ces indices ont relativement amorti la chute du secteur des actions en général.

Depuis le début de cette année, les petites caisses de pension occupent la tête du classement avec une hausse de 5,93%. Suivent les caisses de taille moyenne avec 5,74% et les grandes avec 5,02%. Depuis le début des mesures calculées par l’UBS en 2006, la performance cumulée se monte à 49,82%.

Le ratio risque/performance a baissé en mai par rapport au mois précédent. Ce ratio, sur les 36 derniers mois, se situe à 1,36. Comme toujours, les grandes caisses présentent le meilleur ratio de Sharpe (1,61) et les petites ferment la marche (1,21).

Evidemment, la structure de placement a été modifiée suite à la baisse massive des actions. Leur poids a ainsi diminué de 1%. Le repli des investisseurs vers de valeurs refuges est visible avec les obligations en francs suisses qui ont gagné en volume et en performance.