En moyenne, les 10 experts du panel de Barron’s penchent pour 4% de gain pour le SP500 avec un rendement du dividende de 2% contre un rendement du 10 ans de 1.9%. La croissance du GDP est attendue à 1.9%.

La consommation restera le moteur principal de la croissance de l’économie américaine en 2020. La confiance du consommateur américain s’appuie sur un marché du travail robuste (3.5% de taux de chômage) et sur des salaires en progression. Cette croissance caractérisera la première partie de l’année alors que la seconde devrait voir un ralentissement.

La Fed devrait garder une attitude prudente en début d’année et les investisseurs restent confiants dans la politique accommodante de celle-ci. Aucun expert interrogé n’anticipe le taux du 10 ans dépasser la barre des 2.20% en 2020. Evidemment, ce tableau comporte quelques zones d’ombre. La campagne électorale, les différents commerciaux avec la Chine et, plus récemment, l’instabilité au Proche et Moyen-Orient affecteront les marchés financiers.

En ce qui concerne le marché des actions, Mike Wilson de Morgan Stanley est le plus pessimiste avec un objectif pour le SP500 de 3000 alors qu’avec un objectif de 3500, Edward Yardeni est le plus optimiste. Ce dernier pense que la Fed restera très accommodante durant 2020 et que les investisseurs chercheront du rendement dans le marché des actions. D’autres experts se montrent en faveur des compagnies ayant la capacité d’offrir des dividendes de qualité.

Les secteurs de la finance et de la santé sont les plus recommandés avec en troisième position celui des valeurs industrielles. Les experts soulignent que le secteur de la santé pourrait être sous pression si une législation plus contraignante concernant les prix des médicaments devaient entrer en vigueur. Cependant, les investisseurs reconnaissent cette situation mais que la probabilité de l’introduction d’une telle loi est faible et que les facteurs démographiques penchent en faveur du secteur de la santé.

Par contre seuls deux panélistes mentionnent le secteur de la technologie, un le recommandant et l’autre le sous-pondérant. Il est vrai ce secteur explique 32% de la hausse de l’indice SP500 et que le classement des meilleurs titres américains montre aussi leur fort impact sur cette performance. Il semble donc être prudent de ne pas avoir d’avis trop tranché sur ce secteur en 2020…

 

 

La vision des stratèges des banques suisses concernant le marché américain diffère peut. L’UBS, par exemple, recommande les actions américaines. La banque suisse est aussi prudente que ses confrères américains et propose des stratégies d’achat d’actions et de ventes d’options «Call» sur ces positions. Ce faisant, elle signifie que le potentiel haussier reste limité. Au Credit Suisse, même son de cloche. Une pression accrue sur les marges opérationnelles due à la hausse des salaires et la disparition des effets des réductions de l’impôt sur les sociétés ralentiront la progression du marché des actions. La banque favorise les secteurs sensibles à l’économie comme la finance, les valeurs industrielles et de l’énergie. Elle reste favorable au secteur de la technologie et de la consommation discrétionnaire.

Les analystes de Goldman Sachs résument leur scénario dans le graphique suivant : hausse potentielle jusqu’à 3400 mais avec un risque baissier à 2600. Il est fort probable que toutes les hypothèses et prévisions seront bouleversées si le conflit Iran-USA devait prendre de l’ampleur.

 

 

La prudence est donc de mise en ce début d’année et les titres de qualité, offrant des dividendes stables, ainsi que des couvertures par le biais d’options semblent les idées les plus saillantes parmi les stratèges.