En mai, la performance moyenne des caisses de pension de l’échantillon d’UBS s’affiche à 1,41% après déduction des frais.

Ce mois de mai a fait mentir le dicton «Sell in May and go away». Les gouvernements ont commencé une phase d’assouplissement qui a redonné de l’espoir aux investisseurs. Les économistes d’UBS tablent sur une reprise économique en «U» qui pourrait même prendre la forme d’un «V». Peut-être qu’ils présenteront bientôt la lettre «W». Quoiqu’il en soit, les injections massives de liquidités dans les économies semblent plaire aux marchés financiers.

Ceux-ci ont fortement progressé grâce au retour des valeurs cycliques et pétrolières en particulier. Les actions mondiales ont gagné 4,2% (en dollars) et certains indices se retrouvent presque au plus de l’année. Aux Etats-Unis, l’indice S&P500 gagne 4,5% et le Nasdaq 6,8%. Au Japon, le Nikkei 225 s’apprécie de 8,3% et en Europe, l’Eurostoxx progresse de 4,2%. Le marché des actions suisses (SMI) est un peu à la traîne et ne progresse que de 2,1%. Les grands perdants sont les pays émergents (MSCI Emerging +0,68%) car Trump recommence à déstabiliser la scène politique en attaquant la Chine, l’OMS, voire l’Europe (avec sa défense des homards du Maine).

En moyenne, les caisses de pension suisses de l’échantillon affichent une hausse de 1,41% sur le mois. Les plus «mauvaises» performances se trouvent chez les grandes caisses de pension (1,30%), suivent les caisses de taille moyenne avec 1,42% et les gagnantes sont les petites caisses de avec 1,50%. Depuis le début de l’année, le classement est inversé avec les grandes caisses de pension qui perdent 2,55% lors que les petites sont en baisse de 3,86%.

Avec une hausse de 3,82%, les actions mondiales occupent la tête du classement des actifs gérés par les caisses de pension. Suivent les actions suisses avec 3,22%. La performance de l’immobilier est proche de zéro alors que les hedge funds (-0,59%) et les Private Equity/Infrastructure (-1,41%) occupent les dernières places. Depuis le début de l’année seuls l’immobilier et les hedge funds délivrent une performance positive, respectivement de 0,23% et 0,41%.

Source: Pictet

Comme lors du mois précédent, les trois indices Pictet affichent une performance positive. Les actions ont à nouveau été un moteur qui a surtout servi l’indice le plus exposé à cette classe d’actifs, le Pictet LPP 2015-60.

Le ratio risque/performance sur les 36 derniers mois, se situe à 0,63 contre 0,57 le mois précédent. Le meilleur ratio de Sharpe, 0,77%, est l’apanage des grandes caisses de pension et le plus mauvais (0,51) chez les petites caisses.

Il est frappant de voir dans le graphique suivant l’augmentation des investissements en placements alternatifs et dans l’immobilier. Ces deux classes d’actifs pèsent même plus qu’en 2006. La recherche de rendement explique ce changement. Evidemment, les obligations sont celles qui voient leur pondération baisser.

La structure de placements par devise montre aussi le retour du franc suisse depuis la crise de 2008-2009. Nous voyons que les gestionnaires prennent moins de paris actifs dans des monnaies étrangères.