La chronique obligataire de J.P. Morgan Asset Management.

Par Iain Stealey, International Chief Investment Officer of the Global Fixed Income, Currencies & Commodities Group

La faiblesse de l’économie mondiale découle presque entièrement du secteur manufacturier. Les données récemment publiées montrant de timides signes de reprise, quelles conséquences cette reprise pourrait-elle avoir sur les marchés obligataires?

 

Fondamentaux

Le secteur manufacturier traverse sans nul doute une récession industrielle – sauf aux Etats-Unis – tandis que celui des services est plus résistant. L’indice des directeurs d’achat (PMI) du secteur manufacturier de la zone euro, qui avait atteint un niveau record de 60,6 points en décembre 2017, a diminué chaque mois depuis cette date (à l’exception d’un seul mois) et s’inscrit actuellement à 47,5 points, suggérant donc une contraction.

Les principaux facteurs de ce ralentissement sont, d’une part, le ralentissement de la Chine et le risque d’imposition de droits de douane au sein des chaînes d’approvisionnement, qui pèse sur les économies du monde entier, et, d’autre part, les incertitudes liées au Brexit, qui affectent tout particulièrement l’Europe. Bien que ces problèmes ne soient pas encore complètement résolus, les données récemment publiées montrent de timides signes de reprise et un potentiel renversement de tendance dans le cycle manufacturier mondial. En Chine, l’indice PMI du secteur manufacturier a dépassé les prévisions (même après ajustement en fonction des facteurs saisonniers comme le Nouvel An chinois) en s’établissant à 50,5 points en mars, soutenu par les dépenses d’infrastructure. Les composantes les plus importantes de l’indice, comme les nouvelles commandes, se sont également redressées de manière significative. Cette amélioration se constate également dans les données publiées en Corée et aux Etats-Unis.

Les données récemment publiées en Chine ont dépassé les prévisions, laissant éventuellement présager un renversement du cycle manufacturier mondial.
Source: Bloomberg, Markit et China Federation of Logistics and Purchasing ; données au 31 mars 2019.

Valorisations quantitatives

Une accélération du secteur manufacturier pourrait faire augmenter les rendements internationaux – à condition que la reprise se concrétise. Bien que l’économie des Etats-Unis soit plus solide que celles d’autres régions, la léthargie mondiale a poussé la Réserve fédérale américaine (Fed) à adopter un ton plus accommodant pour alimenter le redressement des bons du Trésor. Dans ce contexte, tout signe supplémentaire d’amélioration du cycle manufacturier pourrait faire augmenter les rendements des titres américains. Parallèlement, les taux européens de référence pourraient perdre la majeure partie du terrain gagné depuis début mars, période pendant laquelle le rendement du Bund allemand à dix ans est passé de 0,18% (28 février) à -0,05% (2 avril). Toutefois, pour que le désengagement se confirme en Europe, il faudrait que l’inflation augmente de manière significative – or, elle reste très modérée.

Facteurs techniques

Les investisseurs privilégient des positions en bons du Trésor américain plus longues depuis le quatrième trimestre de l’année dernière, mais ce mouvement semble prendre fin. Bien que le marché soit encore loin d’une duration courte, le positionnement est indéniablement plus sain et, dans ce contexte, les fondamentaux pourraient avoir plus d’influence sur l’évolution du marché. Notre outil de suivi des flux de capitaux quotidiens indique quant à lui une réorientation de la propension au risque: les fonds d’actions américains ont enregistré des sorties de plus de 37 milliards de dollars depuis le début de l’année (jusqu’au 1er avril) tandis que les fonds d’obligations de base affichent des entrées de 41 milliards de dollars.

Quelles implications pour les investisseurs obligataires?

La reprise du secteur manufacturier pourrait avoir un impact positif important sur toutes les économies. Toutefois, il faudra surveiller de près les données publiées à l’avenir afin d’identifier des signes plus concrets. Sachant que l’amélioration des données ne suffira probablement pas à déclencher une hausse significative des taux de référence, nous privilégions toujours les opérations offrant un portage de qualité, surtout en Europe, car les investisseurs sont constamment en quête de rendement dans un contexte de taux négatifs. Nous pensons également que les devises liées aux matières premières sont un bon moyen d’exploiter l’amélioration des données chinoises.


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