En un peu plus d'un an, le monde a connu un bouleversement incroyable : il a été frappé par une pandémie et plongé dans une récession mondiale. Depuis le début de la pandémie, nous avons cherché à donner un sens à ce scénario catastrophe, en partageant nos idées et nos perspectives avec nos clients.

Perspectives semestrielles de Kristina Hooper, Chief Global Market Strategist, Invesco Ltd

 

Kristina Hooper, Chief Global Market Strategist, Invesco LtdDans nos dernières perspectives, publiées à la fin de l’année dernière, nous avons partagé nos attentes pour 2021. Notre scénario de base prévoyait un déploiement efficace des vaccins, avec une amélioration de la confiance et une baisse des taux d’infection, les États-Unis connaissant un solide redémarrage économique au deuxième trimestre, suivis par la zone euro. Dans cet environnement, nous privilégions les actifs à risque et préférons les valeurs cycliques aux valeurs défensives. Cette attente s’est largement concrétisée.

Pour ce qui concerne le second semestre de 2021, Invesco a de nouveau réuni certains de ses professionnels de l’investissement les plus expérimentés et des leaders d’opinion, afin d’actualiser ses perspectives. Afin de prendre en compte l’étendue des possibilités qui peuvent se présenter dans notre environnement, nous présentons un scénario de base, qui nous semble hautement probable, et deux autres scénarios possibles qui explorent deux risques extrêmes différents.

Notre scénario de base: Une forte accélération économique et une inflation temporaire

Dans notre scénario de base, nous prévoyons une accélération des économies à l’occasion de leur réouverture, mais nous estimons que la hausse de l’inflation qui pourrait l’accompagner sera temporaire. Selon nous, les États-Unis ont bénéficié d’un déploiement de la vaccination très efficace et devraient se trouver en tête de la reprise économique mondiale, alors que la croissance de la Chine ralentit. Le Royaume-Uni et la zone euro devraient emboîter le pas de la reprise américaine, certains pays émergents restant généralement à la traîne en raison des obstacles qu’ils rencontrent pour vacciner leurs populations respectives, ce qui devrait entraîner des résurgences épisodiques du COVID-19.

Avec la réouverture des économies et l’augmentation des dépenses, l’inflation devrait progresser de manière significative, en particulier aux États-Unis comme le prévoit la Réserve fédérale. Elle devrait selon nous se modérer à un rythme plus rapide que les tendances d’avant la crise, sans atteindre toutefois un niveau suffisant pour inciter les banques à prendre des mesures rigoureuses. À plus long terme, nous estimons que la démographie et l’innovation devraient exercer une pression à la baisse sur l’inflation.

Dans notre scénario de base, nous nous attendons à ce que les investisseurs soient récompensés d’avoir pris davantage de risques, et nous privilégions donc les actions, l’immobilier et les métaux industriels.

Étant donné que nous prévoyons une forte reprise économique, nous privilégions la valeur à la croissance et les secteurs de l’industrie, des matériaux et de la finance aux secteurs défensifs. Nous privilégions également les petites capitalisations dans cet environnement. En ce qui concerne les titres à revenu fixe, nous pensons que les obligations à haut rendement et les obligations investment grade1 devraient surpasser les obligations d’État. En termes de régions, nous privilégions l’Europe et les marchés émergents, qui devraient, selon nous, être favorisés par les prévisions d’amélioration de la croissance économique et de la faiblesse du dollar.

Risque extrême n° 1 : Résurgence de la pandémie

Notre premier scénario de risque extrême envisage une résurgence de la pandémie en raison de la propagation de mutations virales plus virulentes contre lesquelles les vaccins existants seraient nettement moins efficaces. Cela aurait selon nous un impact négatif sur la croissance économique mondiale, sans toutefois être aussi dramatique que pour la première vague de COVID-19, les économies ayant appris à s’adapter aux confinements et développé d’autres outils de contrôle de la propagation de la pandémie. Les économies des marchés émergents seraient probablement les plus touchées, en raison d’une infrastructure sanitaire relativement limitée et de niveaux de vaccination plus faibles.

Dans un tel environnement de croissance plus faible, notre préférence irait à l’or, à la dette souveraine, au crédit investment grade et aux liquidités.

En ce qui concerne les actions, notre choix se porterait sur les secteurs défensifs bénéficiant de flux de trésorerie stables et des marges plus importantes. À l’inverse, selon nous les secteurs cycliques auraient toutes les chances de sous-performer, en raison de l’arrêt de la récente rotation des valeurs, les titres financiers étant touchés par l’aplatissement de la courbe des taux.

Risque extrême n° 2 : Inflation élevée

Notre deuxième scénario de risque extrême envisage une nouvelle accélération économique puissante, accompagnée d’une hausse de l’inflation plus persistante. Dans ce scénario, nous pensons qu’une croissance rapide s’accompagnerait d’une accélération du taux d’inflation. Les marchés anticiperaient une hausse de l’inflation et un durcissement de la politique monétaire de la Fed, entraînant une pentification de la courbe des taux due à une progression des attentes en matière d’inflation, sans aucune perspective de hausse des taux par la Fed sur la période de notre scénario, qui est d’un an.

Selon ce scénario, nous favoriserions les matières premières, les actions, l’immobilier et les obligations protégées contre l’inflation.

Sur les marchés actions, nous anticiperions une dispersion accrue des performances sectorielles, exacerbée par les différences de sensibilité aux taux d’intérêt, les titres financiers bénéficiant probablement d’une pentification de la courbe des rendements. Les secteurs de longue durée tels que les produits de consommation de base, les soins de santé et la technologie devraient sous-performer, tandis que les secteurs présentant des caractéristiques d’actifs réels tels que l’industrie, les matériaux et l’énergie devraient surperformer. En ce qui concerne les titres à revenu fixe, nous pensons que le crédit à risque, à l’exception de la dette des pays émergents, devrait surperformer les obligations d’État.

Perspectives d’avenir

Compte tenu de la nature unique de cette crise économique, de nombreux facteurs dicteront la trajectoire de la reprise économique au cours du second semestre de 2021 et au-delà. Nous allons suivre de près les niveaux de vaccination et les taux d’infection par le COVID-19 ainsi que la politique fiscale, la politique monétaire et les conditions économiques au fur et à mesure que nous avancerons dans la seconde moitié de 2021.

 

Lisez la totalité de nos Perspectives d’investissement semestrielles.

 

Sources
Bloomberg, L.P. Les performances passées ne sont pas un indicateur fiable des performances futures Il est impossible d’investir directement dans un indice.
CNBC, « Fed’s Jim Bullard sees first interest rate hike coming as soon as 2022 », 18 juin 2021

 


1. Obligations émises par des sociétés ayant une notation d’au moins BBB (Standard and Poor’s) ou d’au moins Baa (Moody’s).


Avertissements concernant les risques

La valeur des investissements et les revenus vont fluctuer, ce qui peut en partie être le résultat des fluctuations de taux de change et les investisseurs peuvent ne pas récupérer le montant total de leurs investissements initiaux.

 

Informations importantes

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Cet article est publié en Suisse par Invesco Asset Management (Schweiz) AG, Talacker 34, CH-8001 Zurich.