La croissance mondiale sera stable à légèrement plus élevée au cours des deux à trois prochains trimestres.

Par Hemant Baijal, Responsable de la Gestion de portefeuille multi-secteurs et Gérant de portefeuille senior d’obligations internationales, Claudia Castro, PhD, Responsable en recherche obligataire, Meral Karasulu, PhD, Responsable en recherche obligataire et Turgut Kisinbay, PhD, Responsable en recherche obligataire.

 

Perspectives

Les dernières publications de statistiques économiques commencent à confirmer nos attentes, à savoir que de premiers signes de reprise devraient se répandre dans l’économie mondiale. Le commerce donne des signes de stabilisation sous l’impulsion du cycle des produits électroniques et du ralentissement de la baisse des ventes mondiales d’automobiles.

Selon nous, la croissance mondiale sera stable à légèrement plus élevée au cours des deux à trois prochains trimestres, bien que cette prévision soit exposée à des modifications liées au coronavirus, compte tenu de l’importance de la Chine dans l’économie de la planète.

Nous considérons que plusieurs risques extrêmes anticipés par les marchés au 4ème trimestre 2019 ont aujourd’hui nettement diminué. L’accord commercial de Phase 1 entre les États-Unis et la Chine réduit la possibilité d’une escalade du conflit entre les deux puissances pendant une année électorale, et pourrait donner de l’élan à la croissance mondiale.

L’amélioration de la visibilité sur le Brexit pourrait favoriser une stabilisation du sentiment en Europe, et l’intervention de la Réserve fédérale américaine (Fed) pour apaiser le marché du repo devrait faciliter le fonctionnement des transactions de financement en dollar.

Même si le débat se poursuit entre les intervenants concernant l’expansion du bilan de la Fed et son impact sur les marchés, il se peut que la perception dépasse la réalité, et la situation, combinée à la dissipation d’autres risques, devrait selon nous être favorable aux actifs risqués.

Nous anticipons une croissance plus forte en 2020 qu’en 2019 grâce à des taux d’expansion économique en hausse, et ce en raison de nos perspectives légèrement optimistes concernant la Chine, récemment chahutée par l’épidémie de coronavirus, ainsi que de notre vision plus optimiste de l’Amérique latine.

Ces conditions devraient permettre aux grandes banques centrales mondiales de maintenir le statu quo. Toutefois, l’impact du coronavirus pourrait influencer leur attitude. En ce qui concerne la Fed, nous considérons que les chances de relèvement des taux sont moins importantes que celles de réduction en cas de ralentissement de la croissance.

Dans les pays émergents, il reste encore, à nos yeux, une marge de manœuvre pour réduire les taux directeurs.

Même si les discussions se sont intensifiées au 4ème trimestre 2019 concernant la pertinence de l’usage de la politique budgétaire pour lutter contre la faiblesse de la croissance, nous ne prévoyons pas d’importantes mesures mondiales de relance budgétaire à ce stade.

Nous pensons que l’Allemagne doit déployer des mesures budgétaires pour augmenter la flexibilité de son économie, très exposée à la production manufacturière, mais ce débat est encore à ses débuts et aucun changement politique ne devrait s’observer en 2020.

Conséquences pour le portefeuille

Les perspectives de croissance mondiale sont devenues plus nettes et plus positives, selon nous, tandis que les risques baissiers se dissipent.

Les conditions financières aux États-Unis ne devraient pas se resserrer, dans la mesure où la croissance à l’étranger va vraisemblablement s’améliorer par rapport à l’économie américaine. Toutefois, la marge d’erreur est faible dans certaines classes d’actifs comme le crédit américain, par exemple, car les valorisations sont élevées.

Nous continuons de privilégier les taux d’intérêt des marchés émergents par rapport à ceux des marchés développés. En dehors des bons du Trésor américain, nous n’identifions pas de potentiel de création de valeur au niveau de la duration dans les pays développés, et nous maintenons notre préférence pour les opérations de valeur relative pour générer de l’alpha. Nous maintenons la surpondération des taux d’intérêt émergents à des fins de portage et de plus-values potentielles dans certains pays, tels que le Mexique, l’Indonésie et la Russie.

Nous continuons d’augmenter l’allocation de notre budget de risque au risque de change, sachant que l’affaiblissement lent du dollar américain devrait se poursuivre, sauf en cas de fléchissement de l’économie des États-Unis, auquel cas nous prévoyons une dépréciation plus franche.

Nous privilégions le portage de certaines devises émergentes comme la roupie indienne, la roupie indonésienne, le peso mexicain et le rouble russe. Nous nous concentrons également sur les devises des pays développés et de certains pays émergents à des fins de plus-values potentielles, notamment la couronne norvégienne, le réal brésilien et le yen, dans le contexte de la baisse prévue du dollar américain.

Selon nous, le crédit est la classe d’actifs qui présente le plus fort potentiel baissier si les risques entourant nos perspectives se concrétisent. Le crédit devrait continuer de générer du portage en cas de réalisation de notre scénario économique principal. Toutefois, compte tenu des valorisations actuelles, nous privilégions une légère réduction de notre allocation et une exposition au crédit structuré européen.

Coronavirus et impact

À l’heure où nous achevons la rédaction de nos perspectives, nous sommes confrontés à un événement de type «cygne noir» sous la forme de l’épidémie de coronavirus partie du marché de Wuhan. Cette menace internationale va probablement peser sur la croissance à court terme.

Toutefois, son impact à moyen terme sur les marchés reste difficile à estimer en l’attente de réactions en termes de politique économique. Nous ne prévoyons pas de modifier dans l’immédiat notre stratégie d’obligations mondiales, mais nous sommes en train d’examiner certaines expositions à des marchés nationaux précis.

 


Télécharger l’analyse complète (pdf, 4 pages, en anglais)


 


Risques
La valeur des investissements et les revenus vont fluctuer, ce qui peut en partie être le résultat des fluctuations de taux de change et les investisseurs peuvent ne pas récupérer le montant total de leurs investissements initiaux. Les performances passées ne sauraient présager des performances futures.

Information importante
Ce document marketing est exclusivement destiné aux investisseurs en Suisse.
Lorsqu’un professionnel de la gestion ou un centre d’investissement a exprimé ses opinions, celles-ci sont basées sur les conditions de marché actuelles ; elles peuvent différer de celles des autres centres d’investissement et sont susceptibles d’être modifiées sans préavis.Elles sont susceptibles de changer sans préavis. Cet article est publié en Suisse par Invesco Asset Management (Schweiz) AG, Talacker 34, CH-8001 Zurich.
EMEA1821/2020