Le manque d'informations sur la classe d'actifs représente le plus grand obstacle à l'investissement dans des obligations des pays émergents.

• Grand décalage: si un Suisse sur sept environ (14%) pourrait envisager d’investir dans des obligations de pays émergents; à peine 3% seulement ont déjà investi.

• Les Suisses critiquent le manque d’informations et souhaitent être informés régulièrement sur les investissements dans les pays émergents.

• Un tiers environ des enquêtés (29%) n’a aucune idée du niveau des rendements de cette classe d’actifs.

Concernant les investissements dans des obligations de pays émergents, il y a très loin entre le rêve et la réalité. Selon une enquête représentative menée par gfs-zürich auprès de la population suisse, sur commande de Fidelity International, à peine 3% des Suisses seulement ont déjà investi dans des obligations de pays émergents. Par contre, un sondé sur sept environ (14%) peut imaginer le faire en principe.

La crainte de trop hauts risques d’investissements (46%) et le peu de confiance dans la stabilité politique dans les pays émergents (20%) sont les raisons principales pour lesquelles les Suisses ont dénigré jusqu’à présent les obligations de pays émergents. De plus, les sondés disent manquer d’expérience dans ce segment d’investissement. Un quart des sondés environ (22%) aurait besoin régulièrement de plus d’informations sur les différents pays émergents et les entreprises en vue d’investir dans des obligations. 13% souhaitent comprendre, avant d’investir, quels sont les incidences des obligations de pays émergents sur le portefeuille.

On note également que presque un tiers des personnes interrogées (29%) n’est pas au courant du niveau de rendement des obligations de pays émergents. Les indices obligataires habituels pour les pays émergents, tels que le JP Morgan EMBI Global Diversified, ont indiqué au cours des cinq et des dix dernières années une performance annuelle moyenne de l’ordre de 4.3% et 9.2% respectivement en devise forte.1

Dans l’ensemble, les résultats montrent qu’il existe un réel potentiel en Suisse pour les obligations de pays émergents. Les conseillers sont donc appelés à créer plus de transparence, grâce à des informations régulières concernant ces pays, les possibilités d’investissements et les conséquences pour les portefeuilles.

Martin Lasance, Country Head Switzerland Fidelity International, commente: «Les investissements dans les pays émergents sont actuellement difficiles, notamment en raison des récentes corrections de cours. Parallèlement, les investisseurs s’intéressent de plus en plus aux marchés asiatiques émergents. L’Asie compte non seulement environ 60 pour cent de la population mondiale, mais le continent contribue aussi à hauteur de presque 40 pour cent au produit intérieur brut mondial. Dans les grands indices de dette émergente, comme le JP Morgan EMBI Global Diversified Index, la région n’est par contre représentée qu’en dessous de la moyenne avec 20%, bien que de nombreuses économies nationales parmi les plus grandes du monde et qui connaissent une croissance dynamique, se trouvent en Asie. Il y a donc là un potentiel de rattrapage. L’enquête a montré que les investisseurs suisses sont encore réticents. De plus, ils sont relativement peu informés. Nous sommes convaincus que les investissements dans les pays émergents seront plus importants à l’avenir. C’est la raison pour laquelle nous suivons les évolutions et les tendances avec des experts en investissements sur place.»

 

A propos de l’enquête

Pour réaliser cette enquête commandée par Fidelity International, l’institut de sondage gfs-zürich a mené au total 1006 interviews par téléphone, entre le 21 septembre et le 16 octobre 2018, en Suisse alémanique et en Suisse romande.

 


1. Source: Bloomberg, au 31 octobre 2018, en dollar américain. La performance passée n’est pas une indication fiable des rendements futurs. Le rendement peut augmenter ou diminuer suite à des fluctuations des cours.