Identifier les opportunités de croissance et de qualité en Asie, tout en accordant une attention accrue aux enjeux de développement durable, telle est l’ambition visée par le fonds FF - Sustainable Asia Equity Fund. Dans cet entretien, Dhananjay Phadnis, son principal gérant, et Flora Wang, sa co-gérante, reviennent sur les principes de leur démarche d’engagement auprès des entreprises asiatiques, et nous détaillent également les pays de la région et les domaines au sein desquels ils entrevoient les plus belles opportunités.

Comment envisagez-vous l’investissement durable en Asie ? Pouvez-vous nous rappeler les principaux objectifs du fonds? 

Dhananjay PhadnisDhananjay Phadnis: Ce n’est un secret pour personne que l’Asie n’en est qu’aux prémices de sa transition vers une meilleure intégration des enjeux de développement durable. Les entreprises avec lesquelles nous nous entretenons, commencent tout juste à adapter leurs publications selon ces exigences et tentent d’apporter des améliorations opérationnelles au sein de leurs activités. La situation est tout autre par rapport à l’Europe.

Au sein de Fidelity, nous sommes convaincus qu’une approche de long terme implique de cibler les entreprises dont l’approche à l’égard des enjeux ESG est en voie d’amélioration, en tenant compte des intérêts de leurs différentes parties prenantes. Ce sont ces mêmes entreprises qui, selon nous, créeront de la valeur sur le long terme pour leurs actionnaires.

Là-dessus, l’Asie présente un fort potentiel et des perspectives très prometteuses au regard de sa progression face aux enjeux de développement durable, ce qui la rend particulièrement attractive.

Le fonds possède ainsi un double objectif : continuer à générer des performances attractives, mais également le faire de manière durable. Naturellement, cela passe donc, entre autres, par un engagement auprès des entreprises dans lesquelles nous sommes investis en vue de les aider à améliorer leur trajectoire ESG globale.

Flora, vous êtes maintenant co-gérante de portefeuille pour la stratégie – pouvez-vous nous dire en quoi consiste votre fonction? 

Flora WangFlora Wang: Je travaille avec DJ pour approfondir l’intégration des critères ESG du fonds. Cela implique de consacrer du temps à l’analyse extra-financière des entreprises que nous envisageons et d’assurer le suivi de celles déjà présentes en portefeuille. Nous devons également intensifier notre démarche d’engagement et la mener de manière structurée. Pour ce faire, il nous faut bien appréhender les potentielles lacunes de l’approche et des processus ESG d’une entreprise. Dans le cadre de notre approche d’engagement, nous cherchons à nous assurer que les progrès sont bel et bien accomplis et formellement suivis selon les échéances définies. De manière générale, je travaille également avec DJ pour veiller à démontrer la qualité de notre portefeuille d’un point de vue ESG.

Vous avez mentionné la structuration de votre démarche d’engagement – qu’est-ce que cela implique pour vous? 

Flora Wang : En bref, l’engagement consiste à dialoguer avec la direction des entreprises / les membres du conseil d’administration en particulier autour des sujets ESG. C’est particulièrement important pour les entreprises asiatiques car leur communication reste encore très hétérogène ; la plupart des entreprises ne sont toujours pas tenues de publier des rapports ESG. Pour bien comprendre leurs pratiques en la matière, il nous faut donc collecter de nombreuses informations pour nous forger une opinion éclairée. Toutefois, il ne s’agit pas uniquement de rassembler ces informations, mais également de convaincre les entreprises de prendre en compte et d’atténuer les externalités négatives qu’elles pourraient générer et l’impact – s’il est néfaste – de leurs activités sur leurs principales parties prenantes (par exemple, l’environnement). L’engagement implique donc une forme de persuasion. Afin d’encourager les entreprises à modifier leur comportement de manière positive, il faut les amener à reconnaitre que leur façon de faire actuelle n’est peut-être pas suffisante ou qu’elle pourrait être améliorée.

Pouvez-vous nous donner un ou deux exemples d’engagement récents sur lesquels vous avez travaillé et les résultats visés? 

Flora Wang: Samsung Electronics est une entreprise bien connue et un exemple intéressant. L’entreprise possède une approche relativement efficace en matière de gestion de l’environnement. En 2019, nous nous sommes tout d’abord entretenus avec l’entreprise de sa gestion environnementale mondiale et elle s’était alors engagée à utiliser 100 % d’énergies renouvelables pour ses activités à l’étranger. Si elle n’a pas pris ce même engagement pour ses activités nationales, c’est parce que l’infrastructure renouvelable en Corée du Sud n’était pas encore à la hauteur, mais c’est un point sur lequel elle travaille, surtout depuis que le pays s’est récemment engagé à atteindre la neutralité carbone d’ici 2050. Comme mentionné, à l’époque, Samsung s’était engagé à utiliser 100 % d’énergie renouvelable pour ses activités à l’étranger d’ici 2020. Cette année, elle a pu confirmer qu’elle avait atteint cet objectif à la fin de l’année dernière.

L’un des aspects notoires de notre collaboration avec l’entreprise en matière d’impact sur l’environnement repose sur son influence en tant que leader parmi les marques de biens de consommation grand public pour inciter ses principaux fournisseurs à réduire leurs propres émissions de carbone. Nous pensons qu’il s’agit d’une approche extrêmement efficace et, compte tenu de l’influence de Samsung, elle pourrait faire une énorme différence tout au long de sa chaîne d’approvisionnement.

En revanche, les pratiques du géant sud-coréen en matière de gouvernance constituent, quant à elles, un risque ESG majeur. En effet, de nombreux groupes asiatiques présentent un niveau de risque supplémentaire sur les sujets de gouvernance par rapport à ceux des pays développés. Cela est dû à un mauvais alignement des intérêts entre les actionnaires de contrôle et les actionnaires minoritaires. En Asie, de nombreuses entreprises, dont Samsung, ont des actionnaires de contrôle familiaux, qui procèdent à des transactions qui ne sont pas nécessairement dans l’intérêt de l’activité de l’entreprise et des actionnaires minoritaires que nous sommes. La situation progresse, mais pour veiller à ce que cette amélioration se poursuive, nous cherchons à réduire le poids de l’actionnariat familial et à permettre aux équipes de direction d’acquérir une participation significative dans leur entreprise au fil du temps.

Nous avons discuté avec Samsung de la structure de rémunération de ses dirigeants. À l’heure actuelle, la rémunération de ses Directeurs généraux et de son Directeur financier est versée en numéraire, ce qui ne leur permet pas de se constituer une participation significative dans l’entreprise.

Nous avons ainsi dialogué avec le Conseil d’Administration et son président en vue de parvenir à une révision de cette structure de la rémunération, afin de garantir qu’une partie de l’intéressement à long terme soit payée en actions.

Avec le temps, cela devrait contribuer à améliorer l’équilibre des pouvoirs entre la famille et l’équipe de direction. Outre cette conversation avec la direction de Samsung, nous avons également adressé une lettre officielle au Conseil d’Administration afin d’exposer notre point de vue de façon détaillée. Nous avons la ferme intention d’assurer un suivi avec l’entreprise et de continuer à œuvrer dans ce but; il s’agit, pour nous, d’un engagement sur plusieurs années.

Dhananjay Phadnis: Nous rencontrons un succès remarquable pour ce qui est d’amener les entreprises à nous parler. Je pense que cela est dû à notre réputation d’investisseur et de partenaire d’affaires de long terme. Pour souligner un autre engagement de longue date, Flora et moi avons collaboré avec certaines banques de la région, en particulier les banques singapouriennes et coréennes, afin de les encourager à adopter des politiques « sans charbon » (à savoir, ne pas financer de nouvelles centrales électriques au charbon). Nous avons obtenu des résultats tangibles – les banques de Singapour ont ouvert la voie et pris des engagements en ce sens.

Aujourd’hui, nous coopérons avec un nombre sans cesse croissant de banques au Vietnam, en Inde et dans toute l’Asie pour parvenir à cet objectif.

Le portefeuille du fonds a tendance à présenter un biais en faveur de la qualité et de la croissance, ce qui a récemment pesé sur la performance compte tenu du retour du style «value» que nous avons observé. Avez-vous commencé à vous intéresser à des secteurs plus cycliques du marché ou pensez-vous que son rebond «value» n’est pas appelé à durer?

Dhananjay Phadnis: Il est vrai que nous assistons actuellement à une importante rotation « value » sur le marché. Nous observons également une importante remontée dans le prix des matières premières. Toutefois, ce sont généralement des secteurs dans lesquels notre stratégie n’est pas amenée à investir – nous avons tendance à nous concentrer sur les entreprises de qualité et les gagnants structurels. Pour autant, je suis heureux d’annoncer que le fonds a surperformé son indicateur de comparaison depuis le début de l’année.

Chacun sait combien il est difficile de déterminer les points d’inflexion, mais si l’on additionne différents éléments relatifs à cette rotation stylistique, il semble qu’il soit désormais un peu tard pour la rotation «value». En effet, la Chine est en train de s’affranchir de ses mesures de relance et nous observons également une activité spéculative importante au regard d’un grand nombre de matières premières, à nouveau symptomatique d’une phase avancée du cycle. A nos yeux, les matières premières et certaines des actions de type «value» présentent désormais des valorisations anticipant un scénario économique extrêmement optimiste.

Depuis un certain temps, le portefeuille est surexposé à l’Inde, en particulier au secteur financier. Comment gérez-vous ce positionnement compte tenu de la nouvelle vague de pandémie dans le pays? 

Dhananjay Phadnis: L’Inde représente traditionnellement une surpondération constante et importante au sein du fonds. Nous demeurons certes surexposés à l’Inde, mais il s’agit néanmoins de l’une des plus modestes surpondérations que nous ayons eues depuis longtemps. Cela témoigne en partie de la déconnexion observable sur ce marché. L’Inde traverse une dure crise, en particulier son système de santé, et des groupes fragiles ont vu leur prospérité renvoyée plusieurs années en arrière, ce qui va affecter la consommation. Pour autant, le marché se négocie toujours à des multiples élevés et n’a pas vraiment accusé de correction sous l’effet de la récente crise qui mine le pays.

Flora et moi sommes toujours à la recherche d’idées tactiques dans le pays et, si le marché venait à subir une forte correction (face à la réalité sous-jacente des bénéfices), cela pourrait offrir des opportunités intéressantes pour nous renforcer (et donc reconstituer notre surexposition). Il ne fait aucun doute dans notre esprit que l’Inde reste une excellente opportunité à long terme. Le pays présente des caractéristiques démographiques, une consommation et des infrastructures favorables, ainsi que de nombreux dirigeants talentueux, ce qui devrait ne pas manquer de favoriser sa croissance dans les prochaines décennies.

Toujours sur le front des surpondérations, pouvons-nous rapidement aborder le Vietnam – où identifiez-vous des opportunités ? De plus, une fois mise votre casquette de gérant de fonds durable, l’accès aux entreprises est-il plus limité et, dans ce cas, comment conciliez-vous cela avec les enjeux ESG? 

Dhananjay Phadnis: En réalité, il n’est pas vrai que l’accès des entreprises est limité sur le marché vietnamien. Le marché n’est pas très liquide, raison pour laquelle vous ne pouvez pas vraiment vous exposer au-delà de quatre ou cinq valeurs sans que la liquidité ne commence à se raréfier significativement. Toutefois, cela semble en voie de (lente) amélioration, notamment quant à la suppression des limites d’actionnariat étranger et l’autorisation du gouvernement à faire du commerce. Le pays s’aligne de plus en plus sur certains des autres marchés régionaux.

En réalité, le Vietnam représente l’une des meilleures opportunités d’investissement aujourd’hui. Malheureusement, nous assistons là aussi à une recrudescence des cas de Covid-19 et nous devons donc garder à l’esprit l’impact négatif à court terme que cela pourrait avoir.

Pour autant, le pays possède des caractéristiques démographiques attractives, a une classe moyenne en plein essor et bénéficie de la délocalisation d’activités manufacturières traditionnellement situées en Chine – ce qui profite à la création d’emplois et, ce faisant, à la consommation. A ce niveau, la situation actuelle du Vietnam ressemble à celle de la Chine il y a 15 ou 20 ans.

Nous espérons que dans un futur proche, la liquidité sera suffisamment abondante pour être en mesure de renforcer notre exposition de façon plus prononcée.

La Chine est sous-pondérée depuis quelques trimestres. Ce positionnement est-il susceptible de perdurer compte tenu de la forte influence des entreprises publiques, des lacunes persistantes en termes de transparence et de la situation concernant les droits des actionnaires minoritaires ?

Dhananjay Phadnis: A mes yeux, il existe deux Chine. Il y a d’un côté la Chine de la nouvelle économie centrée sur le digital, les logiciels en tant que service (SaaS), la santé, la consommation, etc. En janvier et février de cette année, les secteurs de cette sphère de l’économie ont atteint des niveaux de valorisation très élevés, sous l’effet des nombreuses opérations d’achat réalisées par les investisseurs particuliers. Compte tenu de cette dynamique, le fonds a fait preuve de discipline en matière de valorisation depuis un certain temps et a réduit son exposition en profitant de cette appréciation. Puis, de l’autre côté, il y a la Chine fondée sur son ancienne économie qui repose sur l’apport de liquidités, les dépenses d’infrastructure de l’État, l’immobilier, etc. Ces secteurs témoignent d’un fort ralentissement. Alors que les matières premières et de nombreuses actions «value» progressent, les piliers des segments du marché de l’ancienne Chine, comme l’immobilier, font quant à eux les frais de mesures de restriction de la part du gouvernement. Par exemple, nous observons des mesures strictes contre l’endettement au sein du système et une croissance limitée des investissements dans les infrastructures. Dans le même temps, les liquidités que la Chine a injectées sur le marché sont clairement en train d’être retirées. De facto, la Chine de l’ancienne économie est également en régression. Compte tenu de l’ensemble de ces facteurs, il ne nous a pas été facile de trouver des idées intéressantes, d’où notre sous-exposition actuelle.

Cependant, il ne s’agit pas d’une sous-pondération structurelle. Dès que nous assisterons à une correction des valorisations, nous disposons de liquidités pour en tirer profit : nous nous renforcerons sur certaines positions existantes et en initierons de nouvelles. Cela pourrait finir par juguler notre sous-pondération, voire même nous amener à être surexposés.

Flora, les entreprises chinoises détenues par l’Etat ne sont pas exclues du portefeuille. Mais, comment les aborder pour pouvoir s’engager auprès d’elles et s’assurer d’être en mesure de voir des progrès dans leurs pratiques?

Flora Wang : Il n’y a pas de recette miracle pour aborder les entreprises publiques chinoises. Notre présence locale et notre longue tradition d’investissement en Asie et en Chine nous aident, tout comme l’approche constructive que nous avons toujours adoptée lorsqu’il s’agit de s’engager auprès des entreprises quant aux problématiques ESG. Fidelity a ainsi acquis la réputation d’être un investisseur avec une fine compréhension des différents contextes locaux. C’est extrêmement important lorsque l’on souhaite avoir une démarche d’engagement efficace en Asie, dans la mesure où les entreprises sont novices en matière d’ESG et il n’est pas rare qu’elles adoptent une approche plutôt défensive lorsque nous abordons ces sujets. En effet, elles ont tendance à penser que les investisseurs, en particulier étrangers, vont d’emblée les critiquer sans essayer de comprendre leurs spécificités locales.

Nous sommes présents en Chine depuis des décennies et avons noué de bonnes relations avec la plupart des entreprises auprès desquelles nous nous sommes engagés et dans lesquelles nous avons investi au fil du temps. Elles savent que Fidelity comprend leur contexte local – avant de les rencontrer, nous menons nos travaux de recherche et prenons le temps de bien appréhender leur situation. Cela nous permet d’avoir des dialogues mutuellement constructifs sur la manière dont elles pourraient, par exemple, optimiser leurs performances environnementales et sociales. La plupart des entreprises souhaitent d’ailleurs améliorer leur impact car elles y voient un intérêt commercial à long terme. Les réglementations relatives aux enjeux environnementaux devenant plus strictes, leurs efforts finiront par se faire ressentir dans leurs structures de coûts. De même, sur le plan social, il est primordial de prendre soin de ses employés afin d’être en mesure d’attirer et de fidéliser les talents. En outre, les investisseurs de manière générale prennent de plus en plus en compte les facteurs ESG dans leurs décisions d’investissement, si bien que de bonnes performances dans ces domaines se traduisent également par une baisse des coûts de financement.

Les entreprises asiatiques ont compris ces dynamiques et s’efforcent de progresser, mais elles ont encore besoin d’être guidées. C’est pourquoi elles ont tendance à s’adresser à leurs investisseurs de confiance. Notre position est en réalité un véritable atout. En effet, nous recevons de nombreuses demandes de la part d’entreprises, y compris en Chine, désireuses d’améliorer leurs pratiques ESG. Elles veulent s’entretenir avec nous, comprendre notre point de vue et profiter de notre expérience sur d’autres marchés, avec des entreprises qui ont déployé plus tôt leur démarche ESG. Nous sommes ainsi propulsés au rang de partenaire de confiance pour les entreprises qui ont un réel désir d’améliorer leurs pratiques environnementales et sociales.

Au sens traditionnel, la réévaluation et la réappréciation de critères financiers sont à l’origine de la performance des cours des actions. Qu’en est-il des réévaluations associées à l’ESG? L’ESG est-il un nouveau facteur susceptible d’orienter les cours des actions? 

Dhananjay Phadnis : Les facteurs ESG gagnent en influence dans la mesure où les investisseurs y deviennent de plus en plus attentifs. Au regard de chaque secteur et de chaque entreprise, nous nous posons en effet les questions suivantes : comment améliorer les pratiques des entreprises? comment collaborer avec elles? Nous sommes convaincus qu’il existe un lien étroit entre l’amélioration des pratiques ESG et la création de valeur à long terme.

 


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