Le mois de janvier est traditionnellement l’occasion de se débarrasser des cadeaux des fêtes dont on ne veut pas et des objets inutilement stockés durant l’année. Mais avant de se précipiter sur la poubelle, il conviendrait d’envisager l’une des possibilités de réutilisation de plus en plus nombreuses qui s’offrent à vous. Des entreprises essaiment partout des solutions de monétisation d’articles dont on souhaite se séparer et de prolongation de la durée de vie des produits. Le succès de ces entreprises contribue à la préservation de l’environnement en réduisant l’empreinte carbone. Il traduit également le fait que les consommateurs sont de plus en plus nombreux à opter pour des produits de revente tout en prenant conscience d’un tel enjeu pour l’environnement.

Par Velislava Dimitrova et Cornelia Furse

 

Lorsque le temps vient de faire le tri

Velislava Dimitrova
Velislava Dimitrova

Nombre d’entre nous ont déjà reçu des cadeaux non désirés dans notre vie, en particulier pendant la période des fêtes, ou conservent des objets dont nous n’avons plus l’utilité et qui prennent de la place dans nos placards. Ces objets inutilisés sont souvent jetés au rebut, alors qu’ils peuvent encore receler de la valeur, susceptible d’être monétisée. Un nombre croissant d’entreprises proposent des services de réutilisation d’articles, prolongeant ainsi la durée de vie des produits et contribuant à préserver l’environnement. Ce secteur de la revente offre des avantages financiers tout en procurant des bienfaits environnementaux en permettant aux vendeurs de gagner de l’argent et aux acheteurs de faire des économies tout en contribuant à la réduction de l’empreinte carbone globale.

Cornelia Furse
Cornelia Furse

Par exemple, l’industrie de l’habillement présente un potentiel exceptionnel de développement de son activité de revente qui contribue à réduire son impact environnemental. En 2018, l’industrie de la mode était responsable à hauteur de 4% des émissions de gaz à effet de serre mondiaux, selon McKinsey, soit l’équivalent du Royaume-Uni, de la France et de l’Allemagne combinés.

Les vêtements usagés sont nettement plus respectueux de l’environnement que les articles neufs et réduisent de 82% l’empreinte carbone des vêtements neufs. L’Agence américaine de protection de l’environnement (Environmental Protection Agency – EPA) estime que 95% des 36 milliards de vêtements jetés chaque année aux Etats-Unis pourraient être recyclés ou réutilisés. Si nous souhaitons atteindre l’objectif des 1,5° C de réchauffement d’ici 2050, le secteur de l’habillement doit devenir plus circulaire.

Réductions considérables de l’empreinte carbone provenant des vêtements usagés
Réductions considérables de l’empreinte carbone provenant des vêtements usagés
Source: Green Story Inc Environmental Study, mandatée par ThredUP, 2021.

Naissance des places de marché en ligne

Bien avant eBay, si l’on met de côté les maisons de vente aux enchères, principalement chargées de la vente d’objets de grande valeur, les petites annonces étaient le seul marché de masse vers lequel nous pouvions nous tourner pour la revente d’articles en tous genres. Leur mission était simple: permettre aux gens de monétiser des biens dont on souhaitait se débarrasser en les mettant en relation avec des avides de bonnes affaires. Cependant, le processus était lourd, fastidieux et irrégulier. La transaction pouvait échouer pour quantités de raisons et, même lorsqu’elle aboutissait, l’une ou l’autre des parties pouvait en sortir frustrée.

Avec l’avènement d’Internet, le marché en ligne proposé par eBay a aplani de nombreux obstacles sur le marché de l’occasion. Le nombre d’acheteurs et de vendeurs s’est très largement étoffé, favorisant la réussite d’un nombre accru de transactions; le processus d’enchères a facilité la fixation des prix; les descriptions détaillées et les images des produits ont permis de répondre aux attentes des acheteurs; et la fonction de paiement a réduit la fraude renforçant ainsi la confiance.

Marchés d’occasion spécialisés

Ces dernières années, quantités de nouvelles places de marché pour articles d’occasion ont été créées, répondant aux besoins spécifiques des consommateurs et rendant le processus de transaction de plus en plus efficace. La revente concerne ainsi tout autant des vêtements et des bijoux, que des accessoires et des produits de luxe.

Mercari est un marché en ligne présent au Japon et aux Etats-Unis. Il vend de tout, des supports de papier toilette décoratifs aux iPhones, réalisant plus de 10 milliards de yens de transactions chaque mois. Son application ingénieuse facilite l’achat et la vente d’articles; les frais fixes ne sont facturés qu’en cas de conclusion de la transaction; et ses accords avec des prestataires de services logistiques permettent aux vendeurs d’expédier anonymement des articles depuis des magasins de proximité. Bien que la plateforme de Mercari soit redondante avec celle d’eBay, sa facilité d’utilisation attire et fidélise de nombreux acheteurs et vendeurs débutants.

Depop est une plateforme davantage spécialisée, à vocation sociale. Les acheteurs et les vendeurs y échangent principalement des vêtements vintage, usagés ou recyclés. Les utilisateurs publient leurs articles offerts à la vente, en fixent le prix et les expédient pour un montant forfaitaire. Là où Depop excelle, c’est dans sa capacité à faire disparaître les frontières entre réseaux sociaux et commerce électronique. La plateforme ressemble davantage à Instagram qu’à une place de marché, mobilisant des millions d’utilisateurs, presque tous âgés de moins de 26 ans. Ce ciblage démographique (la génération Z et les millenials) est crucial car il déterminera les futures tendances de consommation. Il n’est donc pas surprenant que Depop ait été rachetée par la plateforme d’articles artisanaux Etsy pour 1,6 milliard de dollars en juin 2021.

La génération Z et certains millenials sont les premières générations à être nées dans un monde connecté. Adeptes des technologies, ce sont des clients sophistiqués. Ils savent quelles marques ils souhaitent et connaissent les derniers styles. Ils sont sensibilisés au climat et affichent des attitudes différentes à l’égard de la revente et de la réutilisation que celles des groupes plus âgés. Les membres de la génération Z sont 83% davantage susceptibles que les baby-boomers de considérer la possession d’un vêtement comme temporaire et 33% davantage susceptibles d’avoir déjà revendu des vêtements, selon l’enquête sur la consommation de GlobalData, d’avril 2021. Ils sont également 165% davantage susceptibles de prendre en compte la valeur de revente des vêtements avant de les acheter, signe de leur prédisposition à l’échange concernant les achats de vêtements.

Les jeunes générations comme moteur du secteur de la revente
Les jeunes générations comme moteur du secteur de la revente
Source: Global Data Consumer Survey, avril 2021.

L’influence de la génération Z et des millennials va contribuer à l’expansion du marché de la revente de vêtements, qui devrait croître plus de 10 fois plus vite que le secteur de la vente au détail au sens large pour constituer un marché de 77 milliards de dollars d’ici 2025, loin devant les 40 milliards de dollars attendus du secteur de la fast fashion.

Le marché de la revente de vêtements connaît une croissance fulgurante
Le marché de la revente de vêtements connaît une croissance fulgurante
Source: estimations de GlobalData de la taille et de la croissance du marché, 2021.

Réduction des frictions du marché

Si Depop et Mercari sont toutes deux des places de marché, The RealReal et ThredUP constituent elles de véritables bourses d’échange. A l’image des bourses de valeurs mobilières qui sont nées des premières places de marché de café pour servir de contreparties entre acheteurs et vendeurs d’instruments financiers, des bourses d’échange d’articles d’occasion ont fait leur apparition. Leur fonction est similaire à celle des bourses de valeurs: augmenter la liquidité du marché. En interface entre l’acheteur et le vendeur, elles instaurent la confiance, normalisent l’expérience du consommateur et éliminent les frictions.

The RealReal est un intermédiaire dans le domaine du luxe et des produits haut de gamme. Vous pouvez soit envoyer les articles à l’entreprise, soit lui demander de les collecter auprès de vous, de manière à ce qu’elle les répertorie, en fixe le prix, les emballe et les livre à l’acheteur final. En tant qu’agent, le RealReal facture une commission variable en fonction de l’article.

ThredUP suit un modèle similaire mais vise des produits davantage grand public. Il joue un rôle important dans l’authentification et le contrôle de la qualité des produits. Tant The RealReal que ThredUP adoptent des techniques de marketing intelligentes pour toucher un public plus large. The RealReal a fait appel à certains membres de la famille Kardashian en tant qu’influenceurs pour vendre des centaines de pièces de luxe. ThredUP a conclu un partenariat avec la célèbre série TV Sex and the City pour reproduire les looks emblématiques de la série à un prix moins élevé. Les capitalisations boursières de chacune de ces sociétés dépassent le milliard de dollars.

Les technologies du domaine de la revente contribuent à atténuer le changement climatique

L’utilisation des technologies a été un facteur clé du succès de ces plateformes. Celles-ci recourent à des technologies sophistiquées, dont les algorithmes sont développés constamment afin d’améliorer l’expérience des utilisateurs. Elles collectent également des données en temps réel sur les articles vendus, sur les personnes qui les achètent et sur les tendances à long terme. Au fil du temps, ces données deviendront un atout de plus en plus précieux pour ces entreprises.

Et les perspectives sont réjouissantes: les solutions technologiques et la facilité d’utilisation des plateformes de revente s’améliorent, attirant de plus en plus consommateurs. Une bonne nouvelle pour l’environnement comme pour les acheteurs et les vendeurs, qui profiteront tous de l’exploitation de la valeur renfermée dans les placards.

 


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