Qu’entend on par stratégies obligataires à rendement absolu?

Les stratégies obligataires à rendement absolu investissent dans une multitude d’actifs mondiaux à revenu fixe, souvent de façon dynamique, dans le but de générer des rendements supérieures au cash plutôt qu’un benchmark traditionnel. Les portefeuilles peuvent comprendre des obligations d’État, de sociétés et/ou de marchés émergents ainsi que des devises, et nombre d’entre eux auront largement recours aux dérivés pour générer des expositions courtes et longues. Un objectif typique de rendement se situe entre 2% et 4% p. a. au-dessus de l’EONIA. Toutefois,l’objectif principal est également la préservation du capital.

Les gestionnaires d’actifs utilisent différentes approches pour réaliser des rendements positifs tout en minimisant le risque de baisse. Certaines stratégies peuvent être plus favorables à une approche qu’à d’autres. Toutefois, les meilleurs gestionnaires de rendement absolu seront conscients des avantages et des inconvénients de chaque approche.

 

Les stratégies obligataires de type absolute return sont-elles toujours judicieuses?

Les rendements obligataires affichent une tendance baissière depuis plus de 30 ans, ceci étant dû à un recul de l’inflation et de la prime de risque d’inflation, au vieillissement de la population des marchés développés, à l’excès d’épargne dans l’économie mondiale et à la demande persistante d’actifs à revenu fixe garantis. Cette tendance a agi comme un catalyseur pour les stratégies d’investissements obligataires calquées sur l’indice et axées uniquement sur le long terme.

Le tableau ci-dessus montre les rendements excédentaires des stratégies de l’univers «Absolute Return – Excess Returns» de Mercer par année civile, par rapport à un bon du Trésor américain à trois mois, depuis 2010.
Les barres flottantes sont divisées en quartiles d’univers, et les points colorés représentent les stratégies qui sont actuellement notées A par Mercer.

Toutefois, compte tenu du faible niveau de rendements actuels, il n’est pas possible de reproduire ces rendements exceptionnels. A tout le moins, il semble que, dès lors, la distribution potentielle des rendements obligataires évoluera davantage dans le sens de risques de baisse qu’à tout moment durant les 30 à 40 dernières années. Le risque de duration inhérent aux indices obligataires s’est aussi accru, de sorte qu’une légère augmentation des taux se traduirait par une plus grande perte de capital des stratégies benchmarkées.

Certains investisseurs chercheront à limiter le risque de taux d’intérêt en investissant, par exemple, dans un portefeuille d’obligations d’État de plus courte durée ou de crédits. Toutefois, les rendements disponibles sur une base prospective utilisant cette approche sont bas et sujets à des périodes baissières si les taux d’intérêt et/ou les spreads de crédit augmentent. Il y aurait aussi corrélation avec d’autres investissements dans le revenu fixe, qui subiraient une perte similaire au même moment. Nous continuons de penser que les portefeuilles basculant de «bêta» à «alpha» sont judicieux sous la perspective du rendement escompté.

 


Mercer souhaite partager avec vous une brève étude, que vous pouvez télécharger ici (pdf, 8 pages, en anglais), proposant un résumé de ce que constitue une stratégie obligataire à rendement absolu, ainsi que le point sur la performance et la manière dont ces stratégies continuent d’être judicieuses dans l’environnement actuel selon nous.


 

J'aime cet article 33