Beaucoup d’investisseurs occidentaux dédaignent les marchés hautement attrayants d’Extrême-Orient. On constate donc une allocation relativement faible du portefeuille dans les pays émergents et surtout sur les marchés asiatiques. L’allocation sur ces marchés est cependant intéressante pour les investisseurs aussi bien institutionnels que privés, notamment en raison du rôle croissant que jouent les économies nationales des pays asiatiques, de la Chine principalement, dans le commerce international.

Par Stefan Hirter, Head of Sales, Fidelity International

De nombreux exemples prouvent l’attrait à long terme des investissements dans les pays asiatiques et émergents. Rien que du point de vue démographique, l’Asie devrait prendre une place plus importante lors des réflexions sur les investissements. L’Asie représente 65% de la population mondiale et presque 40% du PNB mondial. De plus, l’Asie est très innovante, porteuse d’avenir et férue de technologies. Le nombre d’internautes mobiles, par exemple, est en augmentation vertigineuse. Comparé à l’année dernière, il a augmenté de 12% pour atteindre 695 millions de personnes. L’évolution du comportement des consommateurs est également caractéristique. Aujourd’hui déjà, c’est en Chine que sont vendus le plus de voitures, de smartphones et d’or. En outre, l’OCDE s’attend à ce qu’il y ait plus de 220 millions de touristes chinois en 2025.

L’Asie représente 65% de la population mondiale et presque 40% du PNB mondial.

Bien qu’un grand nombre des plus grandes économies nationales en croissance supérieure à la moyenne se trouve en Asie, le continent n’est représenté qu’à hauteur de 20% environ dans le MSCI All Country World Index qui inclut également les pays émergents. Etant donné que beaucoup d’investisseurs se basent sur un tel indice pour l’allocation de leurs actifs, ils sont structurellement sous-pondérés. Récemment, cependant, le fournisseur d’indices MSCI a inclus dans ses indices un petit nombre d’actions domestiques chinoises appelées actions A. Malgré la pondération relativement faible, il s’agit d’une étape importante pour le développement du marché des capitaux encore jeune en Chine. C’est surtout une validation positive pour le régulateur et ses efforts en vue de libéraliser le marché et de l’ouvrir aux investisseurs étrangers.

La situation est similaire pour les obligations chinoises qui ont été incluses récemment dans divers petits indices. Les plus grands indices du monde, entre autre le Bloomberg-Barclays Global Aggregate, ont prévu de les inclure l’année prochaine. Les analystes s’attendent à un apport des investisseurs internationaux pouvant atteindre 280 milliards de dollars américains.

Les investisseurs peuvent exploiter de différentes manières les opportunités de croissance de l’Asie: avec des actions ou des obligations de pays industrialisés ou émergents, ainsi que celles émises aussi bien par les États que par les entreprises. Cette diversité offre aux investisseurs la possibilité de profiter à leur convenance des chances offertes par la croissance des pays asiatiques et, parallèlement, de diversifier d’autant plus leur portefeuille.