Plusieurs régions du monde exploitent au maximum leurs réserves d’eau, ce qui fait peser une menace sur la santé humaine, le développement local et la croissance économique mondiale. Le volume d’eau renouvelable disponible pour chaque personne est en baisse. Actuellement, deux milliards de personnes vivent dans des régions ou le stress hydrique est sévère.1 Si rien ne change, la demande en eau dépassera l’offre de 40%.2

La demande accélère aux niveaux mondial et local

Des tendances structurelles comme la croissance de la population, l’urbanisation galopante, le changement climatique et la hausse du niveau de vie (et de l’utilisation de l’eau) sont la garantie que les défis liés à l’eau ne feront que perdurer. Une population plus nombreuse implique plus de nourriture, plus d’industrie, plus d’énergie et plus de déchets, ce qui nécessite des volumes d’eau énormes. Parallèlement, le passage de nombreuses personnes des campagnes vers les centres urbains augmente le nombre d’habitants dans les villes. Des villes à forte densité sont synonymes d’une demande plus forte pour des infrastructures municipales destinées à garantir l’approvisionnement en eau potable et l’assainissement.

Noyé sous les risques

La majorité de la croissance de la population aura lieu dans des pays en développement, qui souffrent déjà pour la plupart d’un stress hydrique élevé. Le réchauffement climatique fait également peser une menace supplémentaire. La fréquence et la sévérité des inondations et des sécheresses augmentent et les pays en développement ne disposent notamment pas des infrastructures nécessaires pour atténuer les effets dévastateurs sur la santé publique et les économies régionales. De plus, pas moins de 90 % de la consommation totale d’eau dans certaines économies en développement est consacrée à un secteur agricole mal équipé, inefficace et qui pollue de façon excessive.3

Le dessalement est une solution valable contre la rareté de l’eau, notamment dans les régions côtières arides où il n’y a pas d’autre option.

Moteurs de croissance

Les marchés émergents vont non seulement alimenter la croissance de la population, mais ils seront également les moteurs économiques de la croissance mondiale. Ainsi, il leur faut améliorer leurs infrastructures pour soutenir la production manufacturière et le traitement des biens de consommation et industriels. Les pays émergents de tous les continents ont déjà lancé ces programmes de déploiement de grande envergure. Toutefois, l’écart entre les besoins et l’offre demeure. Pour assurer l’approvisionnement en eau nécessaire à leur propre production, des entreprises privées se sont impliquées et ont investi des milliards dans des projets liés à l’eau à travers le monde.

Pas de croissance sans eau propre

Du point de vue commercial, pour de nombreuses sociétés cotées, l’expansion vers les marchés émergents est essentielle si elles veulent maintenir leur croissance. Sur le plan réglementaire, les gouvernements et les citoyens préoccupés par la santé de la population et la pollution des eaux souterraines imposent des normes sévères en matière de qualité de l’eau. Au sujet des investissements futurs, des actionnaires responsables et d’autres parties prenantes font pression pour améliorer la prise en compte de l’eau et augmenter l’information sur la gestion de l’eau pour y contribuer.

Des idées fraîches pour des questions arides

Dans un grand nombre de marchés émergents, les réserves d’eaux souterraines, les bassins fluviaux et les aquifères ne sont pas adaptés en raison de la forte surutilisation et de la mauvaise gestion. Cependant, comme certains pays l’ont déjà démontré, avec un peu de financement et d’ingéniosité ainsi qu’une vision à long terme, on peut beaucoup accomplir. Singapour, la Jordanie et les pays du Golfe ne sont que quelques exemples de zones exposées à un fort stress hydrique qui montrent la voie ou mettent en place des innovations pour lutter contre la rareté de l’eau. Leur réussite peut servir d’exemple à d’autres zones où l’eau manque.

L’effet de ruissellement de l’eau sur les ODD

L’ODD 6 relatif à la gestion de l’eau a des effets directs sur plus de la moitié des 17 ODD.

Le coût lié à la construction d’infrastructures hydrauliques ou à la mise à jour des installations existantes est colossal. La taille et l’ampleur des besoins surpassent les budgets publics. Les ODD de l’ONU offrent un cadre qui aide les secteurs public et privé à hiérarchiser et financer les efforts pour surpasser des défis mondiaux comme la lutte efficace et efficiente contre la rareté de l’eau.

La gestion de l’eau figure dans l’ODD 6 : eau propre et assainissement, mais la contribution essentielle de l’eau pour préserver la santé des populations, les écosystèmes, le développement économique et la croissance mondiale va bien au-delà. En fait, la gestion de l’eau a des effets directs sur plus de la moitié des 17 ODD. L’investissement dans des entreprises de gestion des eaux permet non seulement de préserver les approvisionnements en eau, mais constitue également une façon efficace d’optimiser les contributions aux ODD, de réduire les inégalités et d’améliorer la vie de milliards de personnes sur un grand nombre d’aspects économiques et sanitaires.

Le thème de l’eau offre des opportunités de croissance à long terme qui sont déjà en train de se concrétiser. La rareté de l’eau sur de nombreux marchés émergents nécessitera des investissements accrus dans le secteur de l’eau.


Pour obtenir plus d’informations, consultez notre site internet


1. Rapport sur les ODD 2016 des Nations unies
2. Programme des Nations unies pour l’environnement, Politiques possibles pour découpler la croissance économique de l’utilisation et de la pollution de l’eau, mars 2016
3. Aquastat, système mondial d’information sur l’eau de la FAO, 2014