C'est quoi un mini-future? Un mini-future est le rejeton d’un future. Sa création est récente par rapport à son paternel, le future, et son utilisation s’est répandue au sein d’un public plus large.

Qu’est-ce qu’un future?

Un future est un contrat à terme qui permet d’acheter ou de vendre une quantité de biens (indices boursiers, matières premières) à un prix fixe et à une date ultérieure. Ce type de contrat existerait depuis fort longtemps, car certains spécialistes ont retrouvé sa trace en Mésopotamie. Nous savons qu’il a été très utilisé au Japon dès le début du 18e siècle : la Bourse du riz de Dojima est en effet considérée comme le premier marché mondial des contrats à terme. Le but était alors de se prémunir face à l’incertitude de l’avenir. Il s’agissait donc de stratégies de couverture de risque.
Plus récemment, les stratégies de spéculation ont pris de l’importance et nombre d’investisseurs utilisent les futures comme instruments de trading.

Et un mini-future?

C’est au début des années 90 que les premiers contrats de mini-futures ont été créés. Il s’agissait de traiter l’indice SP500 qui devenait trop important en matière de «mise de départ» (investissement initial), mais aussi de marges demandées pour le traiter (il fallait acheter des T-Bills américains pour un montant minimum d’un million de dollars). C’est ainsi que les premiers mini-futures, qui ne représentaient qu’un cinquième de l’indice de base, furent mis à disposition du public.

Les mini-futures de la plateforme Swiss DOTS de Swissquote

Depuis quelques temps déjà, la plateforme Swiss DOTS permet de traiter plus de 15’500 mini-futures. Il convient de préciser que ces certificats sont arrivés sur le marché suisse en 2006 environ, après avoir fait leurs preuves en Allemagne et aux Pays-Bas, et qu’ils ne ressemblent pas tout à fait à ceux qui avaient cours dans les années 90 aux États-Unis. En fait, l’acheteur peut acquérir un produit pour anticiper une hausse du sous-jacent (Mini Long) ou pour se protéger d’une baisse de celui-là (Mini Short).

Par «sous-jacent» nous entendons toutes sortes de classes d’actifs. Il peut s’agir d’une action en particulier, d’un indice boursier, de devises et de certaines matières premières.

Quelle est la valeur d’un certificat mini-future?

La valeur marchande d’un mini-future n’est autre que sa valeur intrinsèque, autrement dit la différence entre son «strike» (seuil de référence) et le cours du sous-jacent. Contrairement aux options, sa valeur n’intègre pas de valeur temps (vu que le certificat n’a pas d’échéance), ni de volatilité.

Quelle est la différence avec un future?

Les mini-futures sont structurés de façon à ce qu’il n’y ait pas d’appel de marge, contrairement aux futures traditionnels. Ils offrent aussi un effet de levier, car l’acheteur ne paie qu’une partie de l’investissement–le reste étant financé par l’émetteur. Si le cours évolue ne serait-ce que d’un pourcent, la valeur du mini-future peut connaître une variation beaucoup plus importante, en fonction de l’effet de levier que l’émetteur aura introduit dans le produit.

Il ne faut pas oublier le seuil de financement. En effet, si l’acheteur n’a pas besoin de créer un compte de marge (les fameux T-Bills par exemple), tout n’est pas gratuit. L’émetteur du mini-future va intégrer dans le prix ce «prêt» octroyé.

Comme toute bonne chose, un mini-future comporte plusieurs spécificités, notamment un mécanisme de barrière. En ce sens, il ressemble à un knock-out warrant. Cette barrière est calculée comme un pourcentage du seuil de référence. Si celle-là est franchie, le produit disparaît. L’investisseur reçoit en général un remboursement partiel, mais il peut aussi perdre la totalité de sa mise de fonds.

Quel intérêt pour un investisseur?

Il s’agit d’un instrument financier qui permet–sans appel de marge et avec un «filet de sécurité» (stop-loss)–de mettre en place une stratégie en cas de hausse ou de baisse d’un sous-jacent. Le tout s’achète sans une mise de fonds importante et sans le risque de perdre davantage que la mise de départ.

Exemple

Jack achète 100 actions Novartis au prix de 81.82 CHF. Il investit 8’182 CHF.

Jack place un stop-loss au prix de 72.59 CHF. Son risque est donc de (81.82 – 72.59) = 9.23 x 100 actions = 923 CHF.

Simon achète 1’000 mini-futures Long avec un stop-loss à 72.59 CHF au prix de 1.17 CHF (ratio 10). Il investit donc 1’170 CHF. Son risque est égal au montant investi.

Que se passerait-il selon trois hypothèses?

Source : Swissquote

Dans les trois hypothèses, les gains et les pertes varient mais se limitent toutefois au stop-loss. En pourcentage, nous verrions qu’en cas de gain, Jack gagnerait 10% alors que Simon bénéficierait d’un profit de 70%. A contrario, en cas de perte, Jack perdrait 11% et Simon entre 78% à 100%.

Plusieurs situations peuvent susciter l’intérêt d’un investisseur pour les mini-futures:

  • Spéculation de hausse (ou de baisse) substantielle d’un sous-jacent, mais avec un risque de perte limité grâce au stop-loss inclus dans le produit.
  • Pour une petite somme de départ, un investisseur peut diversifier son portefeuille. Au lieu d’acheter 100 actions de Novartis pour plus de 8’000 francs suisses, il pourrait acheter 5 mini-futures différents (p.e. Novartis, SMI, etc.) pour la même somme.
  • L’investisseur peut aussi considérer l’achat d’un mini-future Short pour couvrir une partie du risque de son portefeuille.

En conclusion

L’offre de mini-futures proposée sur la plateforme de Swissquote et de ses partenaires est suffisamment étoffée pour qu’un investisseur ou un spéculateur trouve de quoi nourrir ses attentes. Et pour plus d’informations sur les DOTS, cliquez sur le lien ci-dessous:

Rendez-vous sur www.swissquote.com