La Chine a des projets de grande envergure: d’ici 2049, plus d’un billion de dollars US vont être investis dans l’Initiative route et ceinture lancée en 2013 et destinée à créer un réseau de liaisons maritimes et de voies ferroviaires dont le tracé rappelle l’ancienne Route de la soie et qui s’étend jusqu’en Europe. À peine lancé, il apparaît déjà que le projet va porter de riches fruits à l’échelle nationale. Dès 2019, les retombées de l’Initiative route et ceinture totalisaient 117 milliards de dollars US, soit 0,3% du commercial mondial ou 0,1% de la croissance mondiale, alors qu’il n’y a même pas sept ans que le président chinois Xi Jingping a lancé l’initiative.

L’initiative «Made in China» 2025, que l’Occident ne suit pas avec le même intérêt, recèle un potentiel économique comparable. Elle constitue la réponse chinoise à «Industrie 4.0», soit la numérisation et la mise en réseau de l’industrie de production avec pour objectif la valorisation de l’industrie chinoise et son intégration totale dans des chaînes logistiques mondiales, l’amélioration de la qualité des produits chinois et l’optimisation de la compétitivité. Mais 2025 est uniquement un objectif intermédiaire, car la Chine veut prendre la tête des nations industrielles d’ici 2049. Le secteur high-tech, qui est actuellement encore dominé en majorité par des entreprises étrangères, est notamment visé.

Qu’est-ce qu’un marché émergent?–Catégorisation

Même si les chiffres et les ambitions à eux seuls sont déjà impressionnants, la Chine est citée ici à titre d’exemple pour tout un groupe de pays ou de marchés émergents. Leur potentiel est désormais indéniable, même s’il existe de très grandes différences entre les marchés émergents.

Les économistes désignent les marchés des pays émergents en tant que marchés émergents. Il n’existe pas de définition exacte ni d’ailleurs de liste de référence des marchés émergents. La Banque mondiale en désigne par exemple 55 contre 150 environ pour le Fonds Monétaire International (FMI). Il est donc tout à fait possible que la perception publique et la catégorisation divergent. MSCI (Morgan Stanley Capital International), qui publie notamment différents indices boursiers, classe parmi les marchés émergents, outre des pays « classiques » comme ceux du groupe BRIC (Brésil, Russie, Inde, Chine), d’autres comme la République tchèque, la Corée du Sud et Taïwan.

Indépendamment de ces définitions individuelles, certaines caractéristiques permettent d’identifier les marchés émergents:

  • taux de croissance économique supérieur à la moyenne
  • investissements ciblés dans la formation
  • productivité élevée, comparable à celle des pays de l’OCDE, mais doublée d’un niveau salarial nettement inférieur
  • marchés de niche (p. ex. l’industrie des semi-conducteurs et des vélos à Taïwan) et concentration des efforts sur l’exportation de produits finis et de matières premières
  • hausse importante du revenu par habitant et formation d’une large classe moyenne

Le potentiel des marchés émergents

Environ 85% de la population mondiale vit actuellement dans des pays émergents, les deux-tiers de la classe moyenne à l’échelle mondiale y vivront en 2025. Pour la seule Chine, quelque 60% de la population appartiennent à cette classe sociale de par leur situation économique (fortune entre 10’000 et 100’000 dollars US). Et la richesse va encore croître du fait du progrès économique. Selon une étude de McKinsey, d’ici 2025, la consommation dans les pays émergents va augmenter jusqu’à environ 30 billions de dollars US. Cela correspond à peu près à 40 fois le produit intérieur brut (PIB) de la Suisse, qui s’élevait à 723 milliards de CHF en 2019. C’est pourquoi l’étude parle de la «plus grande chance de croissance dans l’histoire du capitalisme».

Une chose est claire: les pays émergents sont les débouchés de l’avenir. Dans les pays émergents de l’Asie du Sud-Est, notamment, une nouvelle base de consommateurs au grand pouvoir d’achat s’élargit de manière fulgurante, générant une forte demande de biens et de services. De ce fait, ces économies enregistrent en plus de la forte croissance une transformation structurelle : du secteur industriel au secteur des services, de l’orientation axée sur l’exportation à l’orientation sur le marché domestique.

Corona: la transformation économique montre ses premiers résultats positifs

Pendant la crise sanitaire liée au coronavirus, la signification de cette transformation est devenue évidente. Contrairement à l’Europe et aux États-Unis, les États de l’Asie du Sud-Est ont maîtrisé la crise d’une manière remarquable et disposent maintenant, comme l’Inde, de bonnes conditions pour se remettre rapidement. La consommation domestique stable dans ces pays et la nette orientation sur le secteur des technologies et des télécommunications y contribuent aussi, de même que les incitatifs fiscaux et programmes conjoncturels de grande ampleur.

Dans les marchés émergents dépendant de l’exportation de matières premières comme le Brésil, l’Afrique du Sud et la Russie, les effets de la crise sont plus importants et plus durables. Leurs économies fortement cycliques dépendent davantage de la conjoncture mondiale ainsi que de la demande de pétrole brut et de matières premières.

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L’indice MSCI Emerging Markets réplique les marchés des actions d’une sélection de pays émergents à moyenne et forte capitalisation. Outre la Chine, les investisseurs ont avec l’ETF la possibilité d’investir dans les marchés à croissance effrénée du monde entier et de profiter de leur essor.

L’indice MSCI Emerging Markets se compose d’environ 1400 titres qui recouvrent, outre les biens de consommation cycliques (env. 20%) surtout les secteurs de l’informatique (19%), les produits financiers (17%) et les services de communication (13%).
Avec une part de plus de 41,5%, la Chine domine l’indice et enregistre quelque 75 % de la performance conjointement avec Taïwan (12,87%), la Corée du Sud (12,24%) et l’Inde (8,33%).

Comment évaluez-vous les performances futures des marchés émergents en comparaison avec les autres marchés des actions? Vont-ils même surpasser les indices boursiers européens et américains au cours des six mois à venir du fait d’une reprise rapide? C’est la question que nous posons à notre Community avec la question subsidiaire du vote actuel. Participez au vote et découvrez dans deux semaines ce qu’en pense la Community.