Les Global Chief Investment Officer de Fidelity International présentent leurs perspectives de marchés pour l’année 2018.

Les marchés se sont certes révélés étonnamment résistants en 2017, mais cet environnement sans précédent pourrait désormais compter ses dernières heures. Au cours de l’année à venir, nous pourrions voir l’exceptionnelle tendance haussière des marchés actions et obligations de ces dernières années prendre fin, tout comme les expérimentations monétaires à l’échelle mondiale qui l’ont favorisée. En 2018, comment les investisseurs feront-ils face aux incertitudes? Quels risques et quelles opportunités pourraient émerger?

 

Des performances engrangées par avance

Dominic Rossi, Global CIO en charge des actions chez Fidelity International.

L’année 2017 s’est révélée être un excellent cru pour les marchés actions internationaux avec de solides performances de plus de 10% en dollar. Les marchés ont fortement intégré dans les cours la future croissance des bénéfices et certaines entreprises ont vu leurs actions atteindre des valorisations élevées. De ce fait, les marchés ont pour l’essentiel déjà « engrangé » en 2017 une grande partie des performances de 2018. Par extension, 2018 apparaît donc annoncer un environnement beaucoup plus difficile pour les investisseurs en actions. Selon moi, nous pourrons nous estimer heureux si nous observons des performances positives des actions au cours des 12 prochains mois. Pour autant, je n’entrevois pas non plus un marché baissier dans la mesure où les conditions ne sont pas encore en place. Il est plus probable que nous assistions à une phase prolongée de consolidation ou à un modeste mouvement baissier des marchés actions. C’est certainement une année où il conviendra de se concentrer sur l’alpha plutôt que sur le bêta.

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Criera-t-on encore au loup sur les marchés obligataires ?

Charles McKenzie, Global CIO en charge des obligations chez Fidelity International

L’année 2017 va être considérée comme un bon cru pour tous les segments obligataires. Toutes les voix mettant en garde contre une correction des obligations ont une fois encore été ignorées et, à l’approche de la fin de l’année, les rendements au sein de l’ensemble des classes d’actifs obligataires sont généralement inférieurs aux niveaux qui étaient les leurs début 2017. Il ne fait nul doute que ces voix se feront de nouveau entendre en 2018.

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Pourquoi l’inflation pourrait mettre les banques centrales au pied du mur

James Bateman, Global CIO en charge du multi-asset chez Fidelity International

Nous n’avons jamais été aux prises avec un cycle où les banques centrales ont été le déterminant de l’évolution des marchés actions. 2018 sera une année durant laquelle cette influence va se faire moindre, sous l’effet de la réduction des achats d’actifs de la Banque centrale européenne ou du non réinvestissement des actifs par la Réserve fédérale.

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Un cycle prolongé doit inciter à la prudence

Neil Cable, Global CIO en charge des Investissements immobiliers européens chez Fidelity International

Les années passent et se ressemblent sur les marchés immobiliers… Nous sommes confiants quant à la poursuite de solides performances des marchés immobiliers et continuons de privilégier les revenus. Les risques demeurent les mêmes, aux premiers rangs desquels figurent ceux liés aux flux massifs de capitaux ainsi qu’aux politiques des banques centrales notamment. Ces thèmes restent logiquement d’actualité dans ce cycle prolongé où les rendements restent attractifs, les valeurs des biens s’apprécient et les loyers augmentent fortement sur certains segments du marché.

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En complément à l’évaluation des marchés des Global Chief Investment Officer présentée ci-dessus, vous trouverez également sur le site Internet de Fidelity International des vidéos et les prévisions pour 2018 formulées par différents experts en placements. A découvrir en cliquant ici.