Les marchés boursiers n’évoluent pas en sens unique. Les investisseurs ont donc tout intérêt à recourir ponctuellement à des instruments de hedging pour se protéger d’éventuelles baisses de cours.

Dans le domaine financier, on parle communément de «hedging» et de «hedger», termes anglais dérivés du verbe «to hedge», qui signifie «(se) couvrir». Le hedging est ainsi une opération financière visant à hedger une transaction contre des risques. Il s’agit en règle générale des risques de fluctuation des cours, essentiellement les risques liés à la variation du prix de l’actif sous-jacent (c’est-à-dire un indice, un future, une action ou une devise).

Instruments accessibles aux investisseurs privés

Les produits à levier constituent la principale catégorie à la portée des investisseurs privés. Ces produits, qui leur permettent notamment de spéculer à la hausse ou à la baisse, servent aussi à hedger un portefeuille existant. Swiss DOTS propose aux investisseurs divers instruments de hedging, tels que des warrants put, des mini-futures short ou encore des warrants knock-out put. Pour les utiliser de manière optimale, il est toutefois important de bien comprendre les caractéristiques et le fonctionnement de ces instruments financiers.

Bon à savoir

Pour hedger un portefeuille d’actions, il est en principe judicieux de protéger le portefeuille dans son ensemble plutôt que les positions individuelles. Pour un portefeuille essentiellement composé de valeurs suisses standard, le hedging peut être réalisé via des warrants put classiques, des mini-futures short ou des warrants knock-out put sur le Swiss Market Index (SMI®). Vous trouverez les produits Swiss DOTS adaptés à cette fin via le sous-jacent.

Hedging statique vs dynamique

En choisissant de hedger une position en actions avec un warrant put, les investisseurs peuvent opter pour un hedging dit «statique», qui n’intervient qu’à l’échéance du put. Par conséquent, la durée du put doit correspondre autant que possible à l’horizon de placement des actions en portefeuille. Il convient à cet effet de compléter les colonnes dans le tableau récapitulatif sur Swiss DOTS. Si le rapport de souscription du put est par exemple de 0.2, les investisseurs doivent acquérir cinq fois plus de put que d’actions à hedger pour que les éventuelles baisses de cours subies par ces actions puissent être compensées par les gains réalisés sur les put. En revanche, si le hedging doit intervenir avant l’échéance du put, les investisseurs peuvent opter pour une stratégie dite «dynamique». Afin de déterminer le nombre de put nécessaire (la parité), il convient ici de s’orienter sur le delta du warrant utilisé, en tenant compte du ratio. Le delta exprime la sensibilité du prix du warrant à la variation du cours du sous-jacent. Dans la mesure où il évolue en permanence, le hedging dynamique ne peut être considéré comme total qu’au moment de la constitution. Compte tenu de la prime moins élevée, le hedging réalisé avec des mini-futures short ou des warrants knock-out put est souvent moins onéreux qu’avec des warrants classiques. Toutefois, si l’événement knock-out se produit, les investisseurs ne sont plus couverts et la position globale est donc exposée à un risque accru.

Warrants put vs produits à levier neutres en termes de volatilité

Contrairement au warrant put, le prix d’un mini-future short ou d’un warrant knock-out put ne réagit pas de manière élastique aux variations de la fourchette de fluctuation du sous-jacent. En bref, une hausse ou une baisse de la volatilité du sous-jacent n’a pas d’influence sur le prix, à la différence du warrant put. Alors, quel produit vaut-il mieux choisir entre un warrant put, un mini-future short et un warrant knock-out put pour hedger un portefeuille? Difficile d’apporter une réponse générale à cette question. Le bon choix dépend en principe de la préférence de l’investisseur ainsi que des conditions prévalant sur le marché, telles que le niveau de la volatilité implicite.

Exemple: hedging de portefeuille avec des warrants knock-out put

Un investisseur anticipe une correction boursière dans les trois prochains mois et souhaite hedger totalement son portefeuille d’actions composé de titres suisses standard d’une valeur de CHF 100’000 au 17 décembre 2021. À cet effet, il choisit sur Swiss DOTS le 13 octobre avec un SMI à 11’760 points un warrant knock-out put au prix d’exercice de 13’600 points et au ratio de 100. L’effet de levier de 6.14 permet de calculer le nombre nécessaire d’unités du produit à levier. Pour atteindre le hedging souhaité, l’investisseur devrait acheter en tout 850 unités à un prix unitaire de CHF 19.07, soit un total de CHF 16’210.

Source : Swissquote