Les mesures de relance budgétaire et monétaire records sur les marchés développés, combinées à la remontée des cours des matières premières, ont entraîné une hausse des prévisions d'inflation. La pénurie actuelle dans le domaine des semi-conducteurs a encore exacerbé ces pressions inflationnistes. Un nombre croissant d'investisseurs s’interrogent donc quant au comportement des valeurs technologiques au sein de ce paysage économique.

Par Hyun Ho Sohn, PM of the FF – Global Technology Fund

 

Typiquement considéré comme un secteur de «croissance», les modèles d’actualisation des cash-flows des sociétés technologiques sont certes sensibles aux variations de taux d’intérêt. Néanmoins, la remontée de l’inflation reste encore incertaine et certaines poches du secteur de la technologie devraient faire preuve de résilience et poursuivre leur ascension, et ce, indépendamment du scénario macroéconomique constaté. Explications.

Une demande qui se maintient

La demande réelle pour l’offre technologique mondiale se maintient remarquablement bien et continue à soutenir le secteur.

Les investisseurs sous-estiment sans doute les effets de la reprise au sortir du COVID sur l’inflation, mais surtout dans quelle mesure les entreprises «tech» peuvent profiter de cette reprise. Quelques exemples manifestes en ce sens: la vigueur de la demande pour les véhicules électriques, qui se répercute sur le prix des semi-conducteurs et des composants électroniques, ou encore la surperformance d’Alphabet (société mère de Google), liée à la reprise des dépenses de publicité digitale des entreprises.

Une conséquence flagrante de la pandémie – le recours de plus en plus courant au paiement par carte de crédit (au détriment du cash) s’avère favorable à des sociétés comme Visa.

Par ailleurs, le retour progressif au bureau engendre une hausse des dépenses en IT, pour accompagner la transition vers des modes de travail «hybrides» (à domicile et au bureau) ainsi que la digitalisation des back-offices, reléguée au second plan au pic de la pandémie. Ces tendances devraient bénéficier à des valeurs telles que Cisco Systems et semblent être sous-estimées par le consensus.

A mesure que la technologie devient de plus en plus incontournable pour notre société, la demande se stabilise et n’est plus autant corrélée aux cycles d’expansion/de ralentissement économique qu’auparavant.

Des revenus plus stables

Les revenus fixes générés par les plateformes de commerce électronique et de paiement, devraient réussir à s’ajuster à l’inflation. Et pour cause, celles-ci disposent d’une grande capacité à répercuter leur hausse des coûts sur leurs clients. D’autant que la récurrence des revenus qui émanent des abonnements se traduit par des bénéfices plus réguliers dans le temps, offrant ainsi une protection contre l’inflation. A ce titre, les sociétés de matériels informatiques phares, incarnées notamment par Apple, visent à accroître la part de services dans leur chiffre d’affaires, soulignant cet attrait pour des revenus récurrents.

En outre, le marché des semi-conducteurs reste concentré car il implique d’importantes barrières à l’entrée. Les entreprises dans ce domaine bénéficient donc d’un fort pouvoir de fixation des prix et leurs produits restent indispensables pour maintes nouvelles technologies, ce qui sous-tend une demande robuste à long terme.

Solidité des bilans

Les entreprises technologiques restent très rentables. Quant aux dividendes, elles sont nombreuses à présenter un profil de distribution de qualité. La solidité de la rentabilité et de la trésorerie de ces sociétés leur permet, d’une part, de résister à un environnement de hausse des taux, et d’autre part, cela leur procure davantage de liberté en matière de fusions/acquisitions.

Perspectives

En termes de fondamentaux, le secteur technologique reste en très bonne forme. De multiples sociétés «tech» se trouvent bien positionnées pour profiter de la reprise liée à la réouverture des économies et des pressions inflationnistes associées.

De plus, les investissements en infrastructures IT dans la sphère publique (gouvernements, etc.) s’intensifient et les mesures de relance des gouvernements sont plus que jamais liées à l’industrie informatique. Les dépenses publiques étant peu sensibles aux conditions macroéconomiques générales, ce phénomène contribuera à réduire la cyclicité des bénéfices du secteur à l’avenir.

Ainsi, la diversité des entreprises du secteur de la technologie dans le monde laisse entrevoir un large éventail d’opportunités quelle que soit la conjoncture économique.

 

2021.11.02.Technologies et innovation
Illustration de la profondeur du secteur des technologies et de l’innovation

 


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