La 12ème édition de l'étude Symbiotics VIM indique une croissance annuelle de 18,1% des fonds de microfinance mondiaux.

Destiné aux gérants, aux investisseurs et aux milieux universitaires, ce rapport unique en son genre présente les derniers développements concernant l’activé de la plupart des fonds de microfinance mondiaux sur les marchés émergents.

L’univers comprend 111 véhicules d’investissement en microfinance qui gèrent environ 16 milliards de dollars. Les participants se comptent au nombre de 91 et représentent 96% du marché total.

Source: Symbiotics

Ces véhicules d’investissement se répartissent dans 17 pays. La Suisse occupe une part importante de ce marché et elle occupe même la première place avec 34% de part de marché. Suivent les Pays-Bas (20%) et l’Allemagne (16%). Les Etats-Unis se placent en quatrième position avec seulement 8% de part de marché.

Source: Symbiotics

Le marché est très concentré car les trois plus importantes sociétés de gestion détiennent 40% des 15.8 milliards de dollars gérés dans ces véhicules.

Les investisseurs ont encore privilégié les marchés d’Amérique Latine et des Caraïbes. En 2017, 32% des sommes allouées ont été dirigées dans ces zones géographiques contre 34% en 2016. L’Europe de l’Est et l’Asie Centrale ont vu un intérêt en reprise après deux ans de baisse.

Source: Symbiotics

Plus précisément, l’Inde, le Cambodge et l’Ecuador restent les principaux marchés avec 26% des encours gérés.

Le marché de la microfinance reste dominé par les investisseurs institutionnels. Mais les « petits » investisseurs (retail investors) détiennent tout de même 27% de celui-ci. En termes de croissance, se sont tout de même les institutionnels qui tiennent le haut du pavé.

Source: Symbiotics

Si nous regardons qui emprunte de l’argent nous pouvons constater que 69% sont des femmes. Parmi les 500’000 emprunteurs, 55% se retrouvent dans des zones rurales.

La part des crédits alloués hors des services financiers a augmenté de manière significative, passant de 34% à 40%. Comme en 2016, l’objectif premier reste l’accès aux services financiers suivi par l’amélioration de la qualité de vie et, évidemment, l’emploi.

Les investissements, pour la majorité des véhicules, génèrent à la fois des gains financiers et sociaux. Seuls cinq d’entre eux acceptent des revenus plus faibles que la moyenne du marché et un véhicule ne veut générer aucun gain financier pour les investisseurs.

Source: Symbiotics

 


Téléchargez le rapport complet (2018.09.27.Symbiotics-2018-MIV-Survey)


 

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