Avant on disait « I’ll be back » et maintenant on dit : She’s BACK !

Avant on disait « I’ll be back » et maintenant on dit : She’s BACK !

À la fin des années 80, alors que je passais à peine mon permis moto, les Japonais s’acharnaient à copier ce que faisaient les Américains en terme de motos. Ils comprirent cependant assez rapidement que si l’on voulait des motos efficaces, moins chères et qui freinent pour de vrai, ils ne pourraient compter que sur eux-mêmes. Mais peu importe, la rumeur dit que les Américains commençaient à en avoir un tout petit peu marre de se faire cloner.

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C’est à cet instant que Willy Davidson et Lou Netz dévoilent le Fat Boy. Sorte de grosse moto au look « vintage » (déjà à l’époque) avec une mécanique moderne dessous – bien qu’en ce temps-là, il fallait savoir raison garder sur le concept de « mécanique moderne » chez Harley ; un freinage aléatoire qui demandait de voir très loin dans le futur pour anticiper – c’est d’ailleurs pour ça qu’Arnold Schwarzenegger l’avait déjà adoptée dans le mythique Terminator qui aura façonné une génération. En plus du freinage, on pouvait également se demander lequel des deux fluides entre l’essence et l’huile la moto consommait le plus.

Si l’on en croit toujours la rumeur, Willy Davidson aurait exprimé son courroux vis-à-vis des Japonais en choisissant le nom « Fat Boy ». En effet, les deux bombes larguées sur Hiroshima et Nagasaki étaient surnommées « FatMan » et « LittleBoy ». Harley Davidson aurait donc contracté les deux noms pour donner naissance à la Fat Boy qui restera mythique pour la marque. Pour ceux qui doutent encore, les premières « Fat Boy » sorties de Milwaukee étaient de couleur argent, comme « Enola Gay » et « Bock’s Car », les deux bombardiers…

L’histoire ne dit pas comment les Japonais ont pris le clin d’œil, bien serait étonnant.

C’est avec ces pensées en tête que je me suis assis sur la nouvelle version de la Fat Boy 2018. Je devrais dire la « nouvelle FatBoy » tout court, parce qu’il n’est pas simple de retrouver le côté « vintage » du modèle d’avant. C’est même carrément futuriste. On retrouve bien sûr les roues pleines qui font la marque de fabrique du modèle, mais pour le reste le phare est devenu carré, on a supprimé le gros interrupteur sur le réservoir, c’est presque une autre moto. On n’a pas oublié le chrome un peu partout et de prime abord, on ne voit que le moteur et même si du premier coup d’œil il n’est pas simple de retrouver les lignes de celle de Terminator – on y retrouve assez rapidement quelques références, la grosse fourche, la selle creusée, le guidon évasé… Il faudrait être de mauvaise foi pour ne pas y retrouver ses souvenirs d’enfance…

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