Les rachats d'actions mondiaux progressent de 8,4% pour atteindre un record de 1'460 milliards USD en 2025.

Les rachats d’actions mondiaux ont atteint un nouveau record en 2025, selon l’édition annuelle du Buyback Watch1, qui fait partie de la Capital Group Global Equity Study.2 Les entreprises ont racheté pour 1’460 milliards USD de leurs propres actions, soit une hausse de 8,4% et une augmentation de 113 milliards USD par rapport à l’année précédente.

Au cours de la dernière décennie, les rachats d’actions sont devenus de plus en plus répandus sur les marchés actions mondiaux. Si les pratiques varient selon les régions et les secteurs, 52% des entreprises de l’indice de Capital Group3 ont procédé à des rachats d’actions en 2025, contre 36% en 2015.

Sur la même période, la valeur des rachats a progressé de 123%, dépassant la croissance des dividendes de 98 %. À l’échelle mondiale, la valeur des rachats représente 75% des dividendes versés, mais les importantes différences de culture d’entreprise et de composition sectorielle selon les pays font varier ce ratio de 147% aux États-Unis à 1% en Australie. (Voir le rapport pour plus de détails.)

Principales régions

En 2025, les États-Unis ont représenté 71% des rachats d’actions mondiaux, avec une croissance de 8,5%, globalement en ligne avec la moyenne mondiale. Les rachats d’actions européens ont totalisé seulement un neuvième (10,8%) du total mondial 2025, bien qu’ils soient devenus une composante plus importante des distributions totales aux actionnaires ces dernières années. Les rachats sont également en train de devenir une caractéristique clé au Japon. Près de la moitié (48 %) des entreprises japonaises de l’indice ont procédé à des rachats en 2025, contre moins d’un quart il y a dix ans.

La croissance la plus rapide a été enregistrée au Canada (67,9%), aux Pays-Bas (53,5%), en France (44,4%), à Singapour (62,3%) et au Japon (15,3%) parmi les principaux marchés. Les rachats sont restés stables ou en baisse en Allemagne (2,0%), au Royaume-Uni (1,4%), en Australie (-17,5%) et en Chine (-34,5%).

En Suisse, les rachats d’actions ont reculé de 23,7% en glissement annuel en 2025, plusieurs entreprises ayant achevé des programmes annoncés précédemment en 2024 ou début 2025 sans les renouveler. Le total des rachats a atteint 18,6 milliards USD, avec 53% des entreprises de l’indice ayant exécuté des programmes de rachat au cours de l’année. Malgré ce recul, le taux de croissance sur dix ans des rachats reste positif à 2%.

Principaux secteurs

Le secteur financier a représenté un peu plus d’un quart (26%) des rachats de 2025, en hausse de 23,1% pour atteindre un record de 386 milliards USD, tandis que les rachats dans le secteur technologique ont progressé de 18,5 % pour atteindre un record de 312 milliards USD. La grande distribution alimentaire a également été un secteur dynamique, avec des rachats en hausse de 93,2% en glissement annuel, bien que le total (30 milliards USD) représente moins d’un dixième des dépenses du secteur technologique. Le total du secteur des médias a reculé d’un dixième, les grandes entreprises internet ayant privilégié les dépenses d’investissement liées à l’IA, tandis que les rachats dans le secteur de l’énergie ont diminué pour la troisième année consécutive en raison de la baisse des prix du pétrole. L’activité mondiale de rachat est concentrée parmi un nombre relativement restreint de grandes entreprises. En 2025, 20 entreprises ont représenté près d’un tiers (32%) du total des rachats dans le monde.

Katharine Dryer, responsable de la classe d’actifs actions pour l’Europe et l’Asie chez Capital Group, a déclaré: «Les rachats d’actions ne sont plus un phénomène centré sur les États-Unis, ayant atteint un record de 1’460 milliards USD en 2025, avec 52 % des entreprises qui mènent désormais des programmes de rachat, contre 36 % il y a dix ans. Les rachats peuvent constituer un moyen efficace de restituer les liquidités excédentaires aux investisseurs, une fois que les besoins d’investissement et les bilans sont financés. Des gestionnaires actifs comme Capital Group cherchent à évaluer les fondamentaux de l’allocation du capital : comment les liquidités sont générées, comment elles sont réinvesties pour une croissance à long terme, et comment le capital excédentaire est restitué via une combinaison durable de dividendes et de rachats. Lorsqu’ils sont bien valorisés et bien synchronisés, les rachats peuvent améliorer significativement les résultats pour les actionnaires.»

1] Un rachat d’actions est une opération par laquelle une entreprise rachète ses propres actions sur le marché et les annule, réduisant ainsi le nombre d’actions en circulation et augmentant par conséquent le bénéfice par action.

[2] La Capital Group Global Equity Study est une exploration approfondie des principaux marchés actions mondiaux, examinant comment les entreprises génèrent, développent et restituent de la valeur à leurs actionnaires. Au cœur de cette étude se trouve le Dividend Watch, qui couvre les 15 dernières années ; notre troisième édition examine en détail les derniers développements couvrant l’intégralité de l’année 2025 et le quatrième trimestre. Le Dividend Watch sera publié chaque trimestre et examine les dividendes versés par les 1’600 plus grandes entreprises mondiales à leurs actionnaires. Ces entreprises représentent environ 85 % de la capitalisation boursière mondiale. Pour compléter le tableau, nous portons les chiffres à 100 % en formulant quelques hypothèses simples. Les versements de dividendes des 1’600 plus grandes entreprises mondiales par capitalisation boursière ont été analysés (au 31 mars 2025) à l’aide de données fournies par Exchange Data International, complétées par des informations provenant de sources d’entreprises telles que les rapports annuels, les annonces de résultats et FactSet. Les données de change sont également issues de FactSet. Les données historiques pour cette même liste d’entreprises ont été compilées jusqu’en 2010. L’étude calcule le total brut versé. Les taux de croissance des dividendes de base ont été déterminés en ajustant le total brut aux taux de change constants et en éliminant les dividendes exceptionnels et l’effet des changements de calendrier.

[3] Un indice d’entreprises suivi par Capital Group dans le rapport Buyback Watch.