«Drones de dames» en Ukraine, marchés financiers et lus dans la presse à propos de Trump et de son administration
En Ukraine, le programme Women in drones permet aux femmes de se former pour fabriquer ces redoutables engins, massivement utilisés pour résister aux attaques russes. Spécialistes des technologies de l’information, comptables, journalistes, employée d’une école maternelle… 150 personnes, majoritairement des femmes, venant de domaines très divers ont été formées et placées «auprès des entreprises partenaires». L’apprentissage se déroule en présentiel à Kiev, mais, désormais, Women in drones organise aussi des formations en ligne «afin d’attirer le plus grand nombre de femmes vers la technologie». L’organisation de l’industrie des drones en Ukraine est basée sur le système Lean, méthode industrielle développée par Toyota après la Seconde guerre mondiale qui repose sur l’amélioration continue, l’optimisation de ressources et l’absence de stocks.
Plus récemment, à 34 ans, Iryna Terekh, architecte de formation, dirige Fire Point, devenue l’un des fers de lance des capacités ukrainiennes de frappe en profondeur contre la Russie. La trentenaire a grandi à Kharkiv, dans l’est de l’Ukraine. Depuis son orphelinat de Saltivka, un quartier aujourd’hui parmi les plus durement touchés par les bombardements russes, elle pouvait voir Belgorod, de l’autre côté de la frontière russe. La dirigeante refuse de communiquer son chiffre d’affaires, mais assure que la production se compte désormais en milliers de drones mensuels, et que les chiffres précédemment évoqués de 3’000 drones et 30 missiles Flamingo par mois ont encore augmenté. Ce qui est remarquable est la capacité de production de cette entreprise mais aussi la vision de cette femme: «Nous avons tous vu des systèmes américains Patriot désactivés à distance par une décision politique. Nous ne voulons pas nous retrouver dans cette situation.» que certains gouvernements prennent acte…
Coup d’œil sur les marchés
À Paris, le CAC 40 a gagné 0,88%. À Francfort, le Dax a avancé de 1,33% et à Londres, le FTSE a pris 0,91%. L’indice EuroStoxx 50 a fini sur un gain de 1,13%, le FTSEurofirst 300 de 0,90% et le Stoxx 600 0,84%. Sur la semaine, le Stoxx 600 a pris 0,49% et le CAC 40 0,40%. À Paris, Carrefour a perdu 4,8%, le géant de la distribution française ayant fait état jeudi soir d’un résultat opérationnel courant (ROC) inférieur aux estimations. Argan a grimpé de plus de 14% au lendemain de l’annonce du projet de rapprochement du groupe logistique français avec son homologue européen WDP. Ailleurs en Europe, SAP a pris 9%, le groupe allemand de logiciels ayant fait état d’une croissance de son carnet de commandes « cloud » supérieure aux prévisions au deuxième trimestre.
Dans la zone euro, l’activité a renoué avec la croissance pour la première fois en quatre mois, portée par un rebond des nouvelles commandes, alors même que la forte inflation et la reprise des conflits au Moyen-Orient assombrissaient les perspectives, selon une enquête publiée vendredi. En France, la contraction du secteur privé s’est atténuée, la production dans les services n’ayant ralenti que très légèrement, même si l’inflation, les coûts d’emprunt et la situation géopolitique restent des sources de préoccupation. Dans la zone euro, le rendement du Bund allemand à dix ans a perdu 3,7 points de base à 3,1743%. Le deux ans a reculé quant à lui de 6,7 points de base à 2,8328%. En France, le rendement de l’OAT à dix ans a fini en baisse de 5,8 points de base à 3,9711% après avoir atteint en début de semaine la barre des 4%, qui n’avait plus été franchie depuis juin 2009. L’écart de taux (spread) entre l’OAT à 10 ans et son homologue allemand ressort à 80 points de base, après s’être creusé pour dépasser les 84 points de base la veille dans un contexte d’incertitude budgétaire dans la deuxième économie de la zone euro. Au Royaume-Uni, le rendement du Gilt britannique à 10 ans a reculé de près d’environ 7 points de base à 5,0337%.
En Suisse, le SMI a terminé en hausse de 0,79%. Nestlé (1,7%) a refait une petite partie des pertes essuyées la veille (-7,8%) dans le sillage de l’annonce d’une baisse de près d’un tiers de son bénéfice semestriel et d’une diminution des ventes. Les autres poids lourds Roche (+1,6%), UBS (+0,2%) et Novartis (-0,6%) ont évolué diversement. Roche a obtenu le feu vert de l’Agence américaine du médicament (FDA) pour un test d’analyse PCR Cobas destiné aux femmes atteintes de vaginite. Il permet d’obtenir des résultats précis à partir d’un seul prélèvement vaginal.
L’indice Dow Jones Industrial Average a progressé de 0,5% tandis que le Nasdaq Composite a reculé de 0,6%. L’indice S&P 500 a grignoté 0,1%. À l’exception de la technologie, tous les secteurs ont progressé, emmenés par l’immobilier. Sur la semaine, le Nasdaq a chuté de 2,1% et le S&P 500 a cédé 0,6%, enregistrant ainsi leur deuxième perte hebdomadaire consécutive. Le Dow Jones a perdu 0,4%, marquant son troisième repli hebdomadaire d’affilée. Nvidia a reculé de 0,92%, AMD de 3,29% et Micron de 6,99%. Cela fait notamment suite à l’accueil glacial réservé aux résultats du géant des microprocesseurs Intel (-7,89%) malgré des chiffres dépassant les attentes et une révision à la hausse de sa perspective de chiffre d’affaires pour le trimestre en cours. Verizon Communications (VZ) a relevé ses prévisions de bénéfices pour l’ensemble de l’année suite à une hausse du nombre d’abonnés à la téléphonie mobile au deuxième trimestre. Le titre de la société a bondi de 5,8 %. American Express (AXP) a signé la pire performance du Dow Jones, avec un recul de 4,3 %. Si les bénéfices du deuxième trimestre de la société de paiement ont dépassé les estimations de Wall Street, son chiffre d’affaires a manqué les attentes.
Au chapitre économique, la croissance de la production du secteur privé américain a atteint un sommet de huit mois en juillet, portée par le dynamisme des services, bien que les pressions sur les prix se soient intensifiées en raison des perturbations causées par le conflit au Moyen-Orient, selon l’indice flash des directeurs d’achat (PMI) de S&P Global (SPGI) publié vendredi. Les ventes de logements neufs aux États-Unis ont augmenté le mois dernier pour la première fois depuis mars, alors que les prix de l’immobilier continuaient de baisser, bien que les stocks soient restés élevés avec une offre supérieure à neuf mois, selon les données officielles. Les rendements du Trésor américain ont évolué de manière divergente : le taux à deux ans est resté quasi inchangé à 4,35%, tandis que le taux à dix ans a reculé de 1,7 point de base pour s’établir à 4,68%.
L’indice dollar, qui mesure le billet vert face à un panier de devises, a progressé de 0,01 % à 101,46 et affichait une hausse d’environ 0,7 % sur la semaine, en voie de réaliser sa meilleure performance hebdomadaire en cinq semaines. Face au yen japonais, le dollar a reculé de 0,02 % à 163,81 mais progressait de près de 0,9 % sur la semaine, ce qui marquerait sa plus forte progression hebdomadaire face à la monnaie nippone depuis le 15 mai. Jeudi, le dollar a atteint 163,98, son plus haut niveau face au yen depuis novembre 1986. L’euro a cédé 0,06 % à 1,1369 dollar, affichant un repli de près de 0,6 % sur la semaine, au lendemain de la décision de la Banque centrale européenne (BCE) de maintenir ses taux inchangés tout en laissant la porte ouverte à une hausse en septembre.
L’or a progressé de 0,1% à 4’054,60 dollars l’once troy, tandis que l’argent a gagné 0,6% à 58,40 dollars l’once.
Les cours du blé ont fortement reculé vendredi au terme d’une séance volatile alors que le soja termine en hausse.
Le baril de pétrole brut West Texas Intermediate (WTI) était en baisse de 2,4% à 90,01 dollars en fin d’après-midi vendredi, tandis que le Brent reculait de 3% à 97,67 dollars.
Ce matin en Asie :
les actions chinoises ont progressé lundi, portées par le bond d’environ 500% du fabricant de puces mémoire CXMT Corp lors de ses débuts à Shanghai. L’indice CSI300 des grandes capitalisations et l’indice Shanghai Composite ont tous deux progressé d’environ 0,5% en milieu de matinée. L’indice de référence KOSPI perdait 50,65 points, soit 0,76%. Le géant des semi-conducteurs Samsung Electronics a cédé 0,20% et son concurrent SK Hynix a perdu 0,97%. L’indice de référence Nikkei a oscillé entre gains et pertes pour finalement céder 0,22%. Le Topix, plus large, a progressé de 0,51%.
L’or au comptant a progressé de 1,3% à 4’103,99 dollars l’once. L’argent au comptant a progressé de 2,7% à 59,74 dollars l’once, le platine a grimpé de 2% à 1’619,75 dollars et le palladium a bondi de 2,3% à 1’271,93 dollars.
Le dollar a reculé face à ses principales devises de référence. Face au yen, le dollar américain a cédé 0,2% à 163,585 yens, marquant son plus fort repli depuis le 10 juillet. L’euro progressait de 0,2% à 1,1397 dollar, tandis que la livre sterling grimpait dans des proportions similaires pour atteindre 1,3353 dollar. Parmi les autres devises majeures, le dollar néo-zélandais s’appréciait de 0,3% à 0,5802 dollar, tandis que son homologue australien progressait de 0,2% à 0,6997 dollar.
Les cours du pétrole ont plongé lors des premiers échanges en Asie, le baril de Brent chutant de 4,7 % à 92,19 dollars après l’arrêt temporaire des frappes menées par l’armée américaine depuis deux semaines. L’Iran cessera ses propres attaques tant que les États-Unis feront de même, a déclaré dimanche un haut responsable iranien à Reuters, suite à une initiative menée par la Chine pour relancer les efforts diplomatiques au Pakistan afin de mettre fin au conflit.
Coup d’œil sur Trump
La petite phrase sympa lors du gala avec la presse: «Cet endroit est vraiment le plus grand groupe de personnes atteintes du syndrome de délire anti-Trump jamais rassemblé». Certes mais relevons que le président occupe l’espace médiatique avec des informations assez inintéressantes. Par contre, les journalistes relèvent le peu de communication concernant le conflit avec l’Iran surtout en ce qui concerne les dépenses militaires. D’ailleurs, le secrétaire à la Guerre, Pete Hegseth, a déclaré mardi passé lors d’une audition au Congrès que le refus d’allouer 1,5 mille milliards de dollars au budget du Pentagone pour l’exercice 2027 constituait la «plus grande menace» pour la sécurité nationale américaine. Parlons esclavage (donc de l’excuse pour des nouvelles taxes de douane): par exemple, les États-Unis se distinguent des autres démocraties mondiales par leur tolérance du travail forcé dans les prisons. De plus, aucun obstacle légal n’empêche l’exportation de biens fabriqués par des détenus contraints au travail forcé. Le 13e amendement de la Constitution interdit l’esclavage et la servitude involontaire, mais exempte le travail «à titre de punition d’un crime dont la personne aura été dûment reconnue coupable». Dans les prisons de l’Alabama, ce travail forcé est désigné comme «corvées obligatoires». Quid de Kennedy et de son appréhension pour les vaccins. Les États-Unis ont enregistré en 2026 leur pire épidémie de rougeole en 35 ans, selon un décompte officiel vendredi passé, cette maladie grave et contagieuse opérant depuis plus d’un an un puissant retour en force…