Meta amendé aux Etats-Unis quid de Meta en Europe ? Nvidia publie des résultats records.
Meta Platforms a conclu un accord à l’amiable de 16,68 milliards de dollars pour mettre fin à une action en justice historique intentée par plusieurs États américains. Ces derniers accusaient l’entreprise d’avoir conçu Instagram et Facebook pour rendre les enfants dépendants, d’avoir collecté illégalement leurs données personnelles et d’avoir trompé les consommateurs quant à leur sécurité.
L’accord a été officialisé mercredi devant un tribunal californien, suite à une action collective intentée par 29 États, menés par les avocats du Colorado, de la Californie, du New Jersey et du Kentucky.L’entreprise fondée par Mark Zuckerberg était également accusée d’avoir induit les consommateurs en erreur quant à la sécurité de ces plateformes et d’avoir collecté de manière abusive les données personnelles des enfants qui les utilisaient, comme le révèlent des documents judiciaires.
Dans le cadre de cet accord, Meta doit mettre en place des limites d’utilisation quotidiennes et des blocages nocturnes pour les adolescents utilisant ses applications comme Facebook et Instagram, ainsi que des mesures renforcées de contrôle d’âge pour empêcher leur utilisation par les enfants, et fournir aux parents des outils supplémentaires, rapporte CNBC.
Par ailleurs, Meta réclame 5,3 milliards de dollars supplémentaires à Google et TikTok pour qu’ils adoptent des mesures de sécurité similaires pour les adolescents, notamment en réduisant la limite de temps d’utilisation par défaut de deux heures à une heure par jour. Les procureurs généraux des États suivants ont adhéré à l’accord : Alabama, Alaska, Samoa américaines, Arizona, Arkansas, Californie, Colorado, Connecticut, Delaware, District de Columbia, Géorgie, Hawaï, Idaho, Illinois, Indiana, Iowa, Kansas, Kentucky, Louisiane, Maine, Maryland, Massachusetts, Michigan, Minnesota, Mississippi, Missouri, Montana, Nebraska, Nevada, New Hampshire, New Jersey, New York, Caroline du Nord, Dakota du Nord, Îles Mariannes du Nord, Ohio, Oklahoma, Oregon, Pennsylvanie, Porto Rico, Rhode Island, Caroline du Sud, Dakota du Sud, Tennessee, Utah, Vermont, Virginie, Washington, Virginie-Occidentale, Wisconsin et Wyoming.
Avant cet accord, Meta avait averti que les sanctions légales maximales pourraient théoriquement atteindre 1 400 milliards de dollars, tandis que les procureurs généraux ont indiqué qu’ils pourraient réclamer environ 200 milliards de dollars. Par ailleurs, l’entreprise fait toujours face à des milliers de poursuites intentées par des districts scolaires et des particuliers qui allèguent avoir subi des préjudices liés aux réseaux sociaux.
La question est: est-ce que les européens pourront aussi porter une action en justice pour les mêmes raisons sans que Trump ajoute de nouveaux droits de douane?
Coup d’œil sur les marchés
La baisse des cours du pétrole a aidé mercredi les marchés d’actions européens, malgré l’impasse diplomatique entre les États-Unis et l’Iran et les craintes inflationnistes qui y sont liées, et qui, au vu des dernières données, restent bien présentes. Les opérateurs suivent notamment l’évolutions des négociations entre l’Iran et l’Oman concernant la gestion du détroit d’Ormuz, après une série d’informations contradictoires parues ces dernières heures. Les deux pays travaillent toujours sur les détails d’un accord concernant le détroit, a déclaré mercredi une source iranienne de haut rang, démentant ainsi qu’un accord avait été conclu au sujet de cet axe maritime stratégique, comme l’avaient laissé entendre plus tôt dans la journée les Gardiens de la Révolution islamique.
À Paris, le CAC 40 a gagné 0,27%. À Francfort, le Dax a pris 0,19% et à Londres, le FTSE 100 a abandonné 0,07%. L’indice EuroStoxx 50 a fini sur un gain de 0,28%, le FTSEurofirst 300 a perdu 0,05% et le Stoxx 600 a grappillé 0,02%. Sodexo, qui a annoncé mercredi un projet de transformation de ses activités en France qui pourrait entraîner la suppression de 963 postes, a fini sur un gain de 0,79%. L’opérateur aéroportuaire Groupe ADP a pris 1,78% au gré d’un changement de recommandation à « acheter » contre « conserver » de la part de Deutsche Bank. OVH a en revanche perdu 13%, le fournisseur de services d’informatique français ayant annoncé le départ prochain de sa directrice financière Stéphanie Besnier. Ailleurs en Europe, le groupe de logiciels allemand SAP a abandonné 2,9% à la suite d’un abaissement de la recommandation à « neutre » d’UBS sur le titre. Le Français Capgemini a perdu 2,6% dans son sillage. Le compartiment technologique du Stoxx a reculé de 0,92% avant les résultats de Nvidia, tandis que la baisse des prix du pétrole a pénalisé le secteur des énergies fossiles (-0,79%).
En Suisse, le SMI a terminé en hausse de 0,12%. Dans le camp des poids lourds, UBS (+1,6%) et Nestlé (+0,1%) terminent en vert, alors que les pharma Novartis (-0,9%) et Roche (-1,5%) ont tiré l’indice vers le bas, Roche étant même le troisième plus gros perdant du jour, derrière Sandoz (-3,9%) et Sonova (-1,6%).
Dans la zone euro, le rendement du Bund allemand à dix ans a pris 2,2 points de base à 3,2226%, tandis que celui du titre à deux ans a progressé de 1,6 points de base à 2,8253%. En France, le rendement de l’OAT à dix ans s’est établi à 4,0781%, tandis que celui de l’obligation à 30 ans a fini la séance à 4,867%, à un niveau comparable à celui de la crise financière de 2008.
Aux Etats-Unis, les revenus des ménages ont progressé de 0,4 % en juillet (2 fois plus qu’attendu), après une hausse de 0,2% en juin et leurs dépenses de consommation personnelle ont augmenté de 0,2 % (contre +0,1% anticipé) après une progression de 0,3% le mois précédent. Ajustées de l’inflation et notamment de la hausse des carburants, les dépenses de consommation personnelle réelles sont restées stables, La composante la plus surveillée ce mercredi, c’était l’indice des prix PCE : il a rebondi de 0,2%, contre +0,1% escompté, de telle sort que le taux annuel ressort inchangé à 3,7% (après -0,1 % en séquentiel au mois de juin). L’indice des prix PCE « core » (hors alimentation et énergie) a également progressé de 0,2%, comme prévu, et s’est maintenu à 3,3% au mois de juillet). L’autre « chiffre du jour », c’était le PIB « révisé » du 2ème trimestre : il est confirmé à 1,5% au T2, comme anticipé, après une hausse de 2,1% au T1.
Le « 10 ans » US remonte de +3Pts vers 4,67%, le « 30 ans » de +2Pts vers 5,194%, et le « 2 ans » (stable la veille) rajoute également +2Pts vers 4,226%.
Le Dow Jones a perdu 0,21%, tandis que l’indice Nasdaq (-0,08%) et l’indice S&P 500 (-0,02%) ont clôturé proche de l’équilibre. Au tableau des valeurs, le groupe de logiciels Intuit (-3,24% à 345,88 dollars) a été boudé après avoir partagé des prévisions pour son année fiscale 2027 – qui débute lors du trimestre actuel – qui n’ont pas convaincu les investisseurs. Les résultats du quatrième trimestre de son exercice décalé ont toutefois dépassé les attentes. Autre grand nom des logiciels, l’entreprise Zoom a perdu 7,03% à 93,83 dollars en raison là aussi de prévisions inférieures à ce qui était escompté par les analystes. Boston Scientific, spécialiste du matériel médical, a reculé de 3,38% à 48,17 dollars après avoir annoncé avoir été victime cette semaine d’une cyberattaque, qui perturbe ses activités. L’enseigne de prêt-à-porter Abercrombie & Fitch (+35,62% à 147,69 dollars) a été propulsée, profitant d’un bilan financier meilleur qu’attendu pour le deuxième trimestre et d’une révision à la hausse de ses prévisions. Meta (+1,07% à 576,14 dollars) a terminé dans le vert, après avoir passé un accord amiable avec des dizaines d’Etats américains pour mettre fin au procès contre le groupe californien, accusé d’avoir favorisé l’addiction des mineurs à ses réseaux sociaux. Les secteurs de l’industrie (+1,3%) et de l’énergie (+0,4%) ont figuré parmi les plus solides de la séance. Le géant des processeurs graphiques Nvidia a publié mercredi soir des résultats records au titre du deuxième trimestre. Le chiffre d’affaires du groupe a plus que doublé par rapport à l’été 2025 pour s’établir à 96,2 milliards de dollars au trimestre écoulé, dépassant le consensus de 92,3 milliards de dollars des analystes sondés par FactSet. Le résultat par action ressort à 2,46 dollars, au-dessus du consensus de 2,11 dollars. Le titre s’inscrivait récemment en hausse de 4,5% dans les échanges post clôture. Nvidia avait terminé la séance de mercredi sur une baisse de 1,6%.
L’Euro se replie symétriquement de -0,2% vers 1,1650, le Yen de -0,15% vers 159,40 et des pertes plus importantes affectent la Livre (-0,4% vers 1,3593) puis le Franc suisse, lanterne rouge avec -0,45% vers 0,8050 (qui cède 0,25% face à l’Euro vers 0,9383).
Les contrats à terme sur le blé européen ont grimpé de 4% mercredi, atteignant un sommet d’un mois, alors qu’un rapport indiquant que la Russie prévoit d’intensifier ses attaques contre l’Ukraine a accentué les craintes de perturbations liées à la guerre sur le massif commerce céréalier en mer Noire.
Ce matin en Asie : L’indice KOSPI gagnait 1,22%. Samsung Electronics a progressé de 1,43%, tandis que son concurrent SK Hynix a gagné 2,37%. Le fabricant de batteries LG Energy Solution a grimpé de 3,42%. L’indice le plus large de MSCI pour les actions d’Asie-Pacifique hors Japon a progressé de 0,7%. Les actions taïwanaises ont progressé de 0,9%, tandis que le Nikkei 225 a reculé de 0,4%. L’indice Hang Seng a progressé de 0,5%.
L’or au comptant progressait de 0,5% à 4’615,27 dollars l’once. Parmi les autres métaux, l’argent au comptant a gagné 1%, le platine a progressé de 0,7% et le palladium s’est raffermi de 0,3%.
Le dollar canadien s’est stabilisé face au billet vert à 1,388 dollar canadien pour un dollar. L’euro s’échangeait à 1,1655 dollar, tandis que la livre sterling était stable à 1,3592 dollar. Le dollar australien s’est apprécié de 0,18 % face au billet vert à 0,7181 dollar et le kiwi néo-zélandais a gagné 0,1 % à 0,5948 dollar. Du côté des cryptomonnaies, le bitcoin a progressé de 0,55% à 78’874,60 dollars. L’ether était en hausse de 1,07 % à 2’498,35 dollars.
Les contrats à terme sur le baril de Brent de la mer du Nord cédaient 60 cents, soit 0.7%, à 87.24 dollars, marquant une quatrième séance consécutive de repli. Le baril de West Texas Intermediate perdait quant à lui 56 cents, soit 0.7%, à 81.67 dollars, en baisse pour la cinquième journée consécutive.
Coup d’œil sur Trump
Le président Trump a déclaré mercredi à Al Jazeera que les États-Unis étaient en train de remporter une «très grande victoire» alors que la guerre contre l’Iran approche de ses six mois, mais qu’elle «se poursuivra aussi longtemps que nécessaire» et qu’il n’y avait pas de calendrier prévu pour la reprise des pourparlers de paix.