Le premier trimestre 2026 s’est conclu sur un recul des marchés européens avec une forte résurgence de la volatilité. Dans ce contexte, Agenor Europe (part I) se replie de 2% et sous-performe son indice généraliste, en progression de 0.8%.
Contexte macroéconomique
Le premier trimestre 2026 s’est conclu sur un recul des marchés européens avec une forte résurgence de la volatilité.
Après un début d’année soutenu par les semi-conducteurs, l’élargissement de la hausse à tous les secteurs et le retour des cycliques, le marché a brutalement changé de régime en mars avec le choc énergétique lié au conflit au Moyen‑Orient et à l’envolée du pétrole.
En résulte une forte rotation sectorielle (en utilisant les secteurs du STOXX600) : le secteur de l’Energie (+36%) en sort largement vainqueur, soutenu par l’envolée des prix du baril et du gaz, suivi par les secteurs les plus défensifs: Telecoms (+16%) et Utilities (+12%), particulièrement recherchés dans un contexte de moindre visibilité.
A l’inverse, les secteurs liés à la consommation souffrent de craintes macroéconomiques : Autos (-14%), Voyage & Loisirs (-13%), Retail (-10%). D’autre part, la remontée des taux longs sur la fin du trimestre (Bund 10Y +28bps et OAT 10Y +39bps sur le mois de mars) pèse sur les secteurs de l’immobilier (-5%) et de la Finance (Banques -7% et Assurance -5%). Enfin, les secteurs possiblement disruptés par l’arrivée de l’IA sont particulièrement attaqués : Media (-19%), Logiciels (MSCI Europe Software -26%).
Le style Value (MSCI Europe Value +2%), porté par le secteur de l’énergie notamment, surperforme largement le style Croissance (MSCI Europe Croissance -4%).
Performance
Dans ce contexte, Agenor Europe (part I) se replie de 2% et sous-performe son indice généraliste, en progression de 0.8%.
L’écart de performance du fonds s’explique en grande partie par sa poche industrielle/cyclique en raison de craintes macroéconomiques : BEIJER REF (-14%) après une publication décevante et un effet défavorable du dollar, SPIE (-13%), BREMBO (-14%), BILFINGER (-9%), ROCKWOOL (-22%), (et METSO (-2%) engendrant un impact total de ≈200bps.
De plus, les éditeurs de logiciels et entreprises de services numériques sont pris dans la tourmente «AI at risk»: ALTEN (-28%), SCOUT24 (-23%) et NEMETSCHEK (-32%) pour un impact total de ≈100bps.
A l’inverse, cette rotation dans le secteur technologique a profité aux titres exposés aux semi-conducteurs. La révolution de l’Intelligence Artificielle prend de plus en plus d’ampleur et les hyperscalers ont tous annoncé lors de leurs résultats annuels une accélération de leurs dépenses d’investissement pour construire au plus vite des data center qui hébergeront la puissance de calcul nécessaire à l’IA. L’ensemble des acteurs du secteur des semi en profite avec une accélération des prises de commandes depuis fin 2025 / début 2026. Le secteur qui devait initialement dépasser le seuil des 1,000Md$ en 2030 pourrait atteindre ce seuil dès 2027 finalement. Spécifiquement dans le fonds, BESI (+34%) profite de rumeurs d’OPA et d’une publication de très bonne facture. ASMI (+23%) voit une accélération de ses prises de commande et publie une guidance FY26 supérieure aux attentes. VAT (+25%) est portée par sa forte exposition à la mémoire (30% du CA) dont la fabrication est très consommatrice de valves, un segment où VAT est quasi en situation de monopole au niveau mondial.
Enfin, nos récentes entrées dans le secteur de l’énergie profitent de l’envolée des prix de l’énergie: DOF GROUP, GTT et REPSOL.
Mouvements dans le portefeuille sur le trimestre
Dans un contexte de moindre visibilité, nous allégeons notre exposition aux valeurs cycliques avec la sortie de ROCKWOOL, FUCHS, SPIRAX SARCO, BEIJER REF, TRELLEBORG.
Nous allégeons notre poche software avec la cession de SCOUT24, et NEMETSCHECK, l’émergence de l’IA pouvant peser durablement sur les multiples de valorisation.
Enfin, sur les semi-conducteurs, nous prenons des bénéfices sur BESI, après des rumeurs d’OPA, au profit de MUNTERS, société sur la niche du refroidissement des Data Center.
Dans une idée de réduction de biais sectoriels du portefeuille, nous initions dans les secteurs suivants:
- Utilities : ELIA, exposée à la croissance des besoins de connexion électrique.
- Banques : ALPHA BANK, établissement grec bénéficiant d’un positionnement, de ratios et de niveaux de valorisation attractifs.
- Energie : GTT, DOF GROUP et REPSOL face à l’envolée des prix du pétrole et du gaz.
Source : Bloomberg, La Financière de l’Echiquier
Le fonds est investi sur les marchés financiers. Il comporte un risque de perte en capital. Les performances passées ne préjugent pas des performances futures et ne sont pas constantes dans le temps.