Les marchés émergents ont surperformé en 2025 tout en conservant des valorisations attractives. Des fondamentaux solides et leur rôle clé dans l’IA soutiennent leur potentiel.

Par Chris Tennant, Portfolio Manager Emerging Markets

 

Les actions des marchés émergents se sont à nouveau imposées comme l’un des segments les plus performants des marchés actions mondiaux, surperformant en 2025 les marchés développés et les États-Unis pour la première fois depuis 2017. Dans ce contexte, il est facile d’oublier que cette classe d’actifs continue de se négocier avec une décote significative par rapport aux États-Unis et au reste du monde. Malgré le rebond observé l’an dernier, cette décote reste proche de 40%, ce qui laisse entrevoir un potentiel de revalorisation supplémentaire.

Jusqu’à la fin de l’année 2024, la faiblesse de la Chine, un environnement de taux structurellement plus élevés et un dollar américain fort avaient entraîné une dévalorisation du marché et plusieurs décennies de sous-performance par rapport aux marchés développés. Toutefois, en 2025, cet environnement a commencé à évoluer. L’affaiblissement du dollar, la baisse des taux d’intérêt, la dynamique positive de matières premières clés comme le cuivre et l’or, ainsi que les premiers signes de reprise sur certains segments du marché chinois ont soutenu la classe d’actifs. Parallèlement, un nombre croissant d’investisseurs a commencé à rechercher des alternatives en dehors des États-Unis.

Un environnement macroéconomique solide soutient les marchés émergents

Le contexte budgétaire apparaît aujourd’hui plus favorable dans de nombreuses économies émergentes que dans les pays développés. Alors que ces derniers ont mis en œuvre d’importants programmes de relance budgétaire durant la pandémie de Covid-19, de nombreux marchés émergents ont adopté une approche plus prudente. En conséquence, plusieurs de ces pays disposent désormais de marges de manœuvre budgétaires plus importantes et d’une plus grande flexibilité pour soutenir la croissance si nécessaire.

Un dollar américain plus faible ou stable constituerait également un soutien pour les marchés émergents. Il réduit le coût du service de la dette et l’inflation importée, soutient les prix des matières premières, renforce les devises locales et améliore le pouvoir d’achat des consommateurs. Il convient toutefois de souligner que la surperformance des marchés émergents ne dépend pas exclusivement de l’évolution du dollar. De nombreuses économies émergentes disposent aujourd’hui de marchés de capitaux plus développés et d’un niveau d’endettement en dollars plus faible qu’auparavant.

L’environnement de politique monétaire est également constructif. De nombreux pays émergents ont relevé leurs taux plus tôt et disposent désormais d’une marge pour assouplir leur politique monétaire. Des taux réels élevés – notamment au Brésil, mais aussi dans plusieurs marchés de la région EMEA – offrent un potentiel supplémentaire de baisse des taux, ce qui devrait soutenir les valorisations boursières.

Des moteurs structurels de croissance: technologie, IA et matières premières

Les perspectives de croissance des bénéfices confirment cette dynamique positive. Le consensus anticipe une croissance des bénéfices de 18,2 % dans les marchés émergents en 2026, nettement supérieure à celle des marchés développés et des États-Unis. Cette croissance est principalement portée par des marchés à forte composante technologique, tels que Taïwan et la Corée, ainsi que par des économies axées sur les matières premières.

Un facteur souvent sous-estimé est le rôle central des marchés émergents dans la chaîne d’approvisionnement mondiale de l’intelligence artificielle. Une part significative de la création de valeur liée à l’IA et aux data centers revient à des entreprises basées dans des pays comme Taïwan et la Corée. Ces sociétés offrent souvent une croissance des revenus supérieure à celle de nombreuses entreprises technologiques américaines, tout en affichant des valorisations plus attractives.

Les marchés des matières premières constituent également un soutien important. Le cuivre bénéficie en particulier d’une demande structurellement en hausse liée à l’électrification, aux véhicules électriques et au développement des data centers, tandis que l’offre reste contrainte. Parallèlement, l’or continue d’être soutenu par la forte demande des banques centrales, qui cherchent à diversifier leurs réserves.

La Chine mérite une attention particulière compte tenu de son poids important dans l’indice des marchés émergents. Si le secteur de la consommation reste confronté à des défis, les segments industriels innovants affichent une dynamique positive. Les entreprises chinoises gagnent des parts de marché dans des secteurs d’exportation à forte croissance, tels que les batteries, les composants de semi-conducteurs et la robotique. Des investissements élevés en recherche et développement, combinés à un vaste vivier de talents, soutiennent cette évolution.

Des valorisations attractives et des opportunités pour une gestion active

La forte dispersion observée au sein des marchés émergents crée un environnement favorable à la sélection active de titres. Des écarts de valorisation significatifs apparaissent entre les pays. Alors que des marchés comme l’Afrique du Sud, le Brésil et le Mexique présentent des valorisations plus attractives, des marchés plus onéreux, comme l’Inde et Taïwan, ont continué de se renchérir.

Cette divergence crée des opportunités, mais souligne également la nécessité d’une approche sélective. Les trajectoires économiques divergentes, les différences en matière de gouvernance d’entreprise et la sensibilité accrue aux facteurs externes renforcent l’importance d’une gestion active.

Dans l’ensemble, l’environnement reste constructif pour les actions des marchés émergents. Des valorisations attractives, une amélioration des fondamentaux macroéconomiques et de puissants moteurs de croissance structurelle suggèrent que la classe d’actifs est bien positionnée pour poursuivre sa surperformance.


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