Volatilité est le mot de la semaine. Entre les allers-retours sur le secteur des semi-conducteurs, et les résultats d'entreprises sanctionnés ou salués, la fin du mois de juillet a été animée. Néanmoins, les bons résultats de Microsoft et d'Amazon, en fin de semaine passée, permettent aux indices de terminer dans le vert. Le Stoxx 600 marque même un nouveau plus haut historique.

Matières premières

Energie : Le marché pétrolier marque une phase de consolidation après un repli d’environ 10 dollars cette semaine, le Brent évoluant désormais autour de 90 USD le baril. Les prix continuent néanmoins d’intégrer une prime de risque significative liée aux tensions entre les États-Unis et l’Iran. Le détroit d’Ormuz demeure toujours le point de vigilance du moment : bien que le trafic pétrolier montre des signes de reprise, il reste nettement inférieur à ses niveaux habituels. En mer Rouge, les attaques des Houthis continuent également de perturber la navigation dans la zone du détroit de Bab el-Mandeb. Par ailleurs, l’OPEP+ pourrait interrompre ses relèvements de production après la hausse attendue en septembre. Toutefois, tant que les perturbations géopolitiques au Moyen-Orient affecteront les flux physiques, l’impact des ajustements de quotas sur les prix devrait rester limité.

Métaux : L’or reste principalement influencé par l’évolution du dollar et des rendements obligataires. En léger repli cette semaine, il se maintient néanmoins au-dessus de 4’000 USD l’once après la décision de la Réserve fédérale de laisser ses taux inchangés entre 3,50% et 3,75%. Les anticipations de politique monétaire américaine demeurent le principal moteur du marché : des taux durablement élevés pèsent sur l’attrait de l’or, qui ne délivre aucun rendement. L’attention des investisseurs se tourne ainsi vers les prochaines statistiques d’inflation aux États-Unis. Le cuivre conserve pour sa part une orientation favorable. Le contrat trois mois du LME évolue autour de 13’800 USD la tonne, soutenu par des stocks limités et une demande chinoise toujours robuste.

Produits agricoles : À Chicago, le blé marque une phase de consolidation malgré la persistance des tensions en mer Noire. Les récentes attaques visant des navires et des infrastructures portuaires en Ukraine et en Russie entretiennent les inquiétudes concernant les exportations de la région. Le blé cède du terrain et revient à 655 cents le boisseau, tandis que le maïs recule à 466 cents (échéance septembre 2026).

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Macroéconomie

Macro : Sans surprise, la Fed a laissé ses taux inchangés mercredi soir. Mais c’est surtout le discours de Kevin Warsh qui a beaucoup fait réagir. A force de ne rien dire, les investisseurs commencent sérieusement à douter de sa volonté de relever les taux pour lutter contre l’inflation. Un problème de crédibilité d’autant plus important qu’il a été nommé à son poste par Donald Trump, un président qui ne cesse de réclamer des taux plus bas. Trois membres du FOMC ont voté pour un relèvement de taux et la pression monte déjà pour une hausse de taux en septembre. La probabilité de ce scénario est actuellement autour de 60%, selon l’outil FedWatch du CME. La Fed peut néanmoins se satisfaire d’un chiffre d’inflation un peu plus faible qu’attendu. Le PIB du deuxième trimestre est lui ressorti en progression de 1.5%, contre 2% attendus. Mais la dynamique sous-jacente de l’économie américaine reste très solide grâce à une consommation résiliente et au boom des investissements liés à l’IA.

Crypto : Le bitcoin recule de -2,5% cette semaine et revient flirter avec les 63 500 USD. Après avoir subi un mois de juin catastrophique, avec une baisse de -20%, le BTC a rebondi de +8,81% en juillet. Pas de quoi rattraper la dégringolade du mois précédent, mais suffisamment pour permettre aux crypto-investisseurs de respirer un peu. Les trois derniers marchés baissiers du bitcoin ont duré en moyenne un an. Pour l’instant, il s’apprête à boucler son neuvième mois depuis son pic à 126’000 USD, atteint en octobre dernier. Les statistiques plaident donc en faveur d’une fin d’année encore morose pour la cryptosphère. Et, pour le moment, les signes d’un rebond plus précoce que prévu restent hors des radars. Les autres principales cryptos suivent cette semaine la même tendance que son leader. L’ether (ETH) recule de 3,5%, à 1’880 USD, Solana (SOL) chute de 4%, à 76 USD, tandis que le XRP perd 3,5% et évolue autour de 1,07 USD.

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La lourde correction des valeurs liées à l’intelligence artificielle, amorcée fin juin, a-t-elle atteint son terme? C’est la question qui agite le marché au tournant de juillet et août. Un net rebond s’est dessiné jeudi, après un plongeon de plus de 10% du Nasdaq 100 en l’espace de quelques semaines.

Dans le même temps, la saison des résultats s’est poursuivie durant la semaine la plus dense de l’année sur ce front. Le bilan reste contrasté, mais Microsoft et Amazon ont su rassurer les investisseurs sur la capacité des géants technologiques à tirer parti des retombées de l’IA.

Cette semaine, le calendrier des résultats sera encore très chargé, avec plus de 200 entreprises des indices Stoxx Europe 600 et S&P 500. Parmi elles, Palantir, SpaceX, Eli Lilly ou Sandisk aux Etats-Unis et HSBC, Siemens et Allianz en Europe. Les chiffres de l’emploi américain de juillet clôtureront le tableau vendredi prochain.