Il y a des semaines où les marchés se comportent de façon bizarre, des semaines où l’on sent que quelque chose flotte dans l’air, une tension étrange, irrationnelle, presque électrique, comme si la Bourse entière retenait son souffle en attendant un événement que personne n’a encore réussi à définir clairement, et c’est précisément dans ce genre de moment que je me retrouve à recevoir des appels de journalistes anxieux qui, pour la première fois en vingt ans de métier, veulent parler d’un KRACH avant qu’il arrive. Comme si l’effondrement était déjà acté dans les esprits, comme si les marchés avaient décidé de s’écrouler par la simple force de la suggestion collective.

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