Les bourses globales montent, avec une sous-performance des actions américaines avec le trade «Sell America». L’économie globale est résiliente malgré les multiples obstacles depuis 2020, Covid, guerre d’Ukraine et droits de douane de Trump. La microéconomie est aussi solide avec une progression des profits des sociétés qui maintiennent leurs marges grâce à une grande capacité d’adaptation et de flexibilité. Les autres soutiens aux actions sont les politiques monétaires accommodantes et les plans budgétaires (Allemagne, Japon, US).
La Fed devrait baisser les Fed Funds en 2026. On peut s’inquiéter de l’économie circulaire dans l’IA (nous ne le sommes pas), mais les gigantesques investissements par les «hyperscalers» dans l’IA, les centres de données et la production d’électricité aux Etats-Unis sont un puissant soutien à l’économie.
La dérégulation «totale» en Argentine semble porter ses fruits et, sous la pression américaine, le Venezuela semble réussir une transition politique. L’Amérique latine est poussée par des politiques libérales et pro-réformes, ainsi que par le boom des matières premières. Ces éléments nous confortent dans notre analyse positive sur l’Amérique latine.
Avec l’invalidation des droits de douane de Trump par la Cour suprême des Etats-Unis, l’incertitude revient, mais elle ne devrait pas perturber les actions, car le taux mondial de 15% est ferme et Trump ne pourra pas aller plus haut. S’il devait y avoir des remboursements, les grands gagnants seraient la Chine, l’Inde et le Brésil. Pour le moment, le problème de Donald Trump est domestique et politique. Trump a choisi la Section 122 du Trade Act, une loi qui n’a jamais été utilisée, lui conférant le droit de mettre 15% de taxes, mais limité dans le temps à 150 jours. Le Congrès républicain est bien embarrassé, car une grande partie du GOP et de la population n’aiment pas les droits de douane. A l’approche des élections de midterm (mardi 3 novembre), cette situation affaiblit le parti républicain, car dans 150 jours (en juillet), le Congrès va devoir se prononcer sur la poursuite des droits de douane ou pas.
Un autre facteur de soutien des actions globales est la forte hausse de l’indice coréen Kospi et des exportations coréennes qui sont un bon signal d’une économie globale en bonne santé et d’une poursuite des indices actions globaux. La Corée du Sud est considérée comme un excellent proxy de la santé de l’économie globale par son exposition à la technologie et à l’industrie, et elle est fortement exportatrice.
La Corée du Sud a gagné en confiance politique avec la condamnation à la prison à vie de l’ancien président Yoon Suk Yeol pour sa déclaration, avortée, de loi martiale en décembre 2024. L’incertitude politique s’est évaporée. Le pays connaît une renaissance impressionnante avec une gouvernance améliorée de ses entreprises cotées où les actionnaires minoritaires étaient écrasés par le poids des grandes familles, la structure «Chaebol».
L’indice KOSPI est tiré par l’IA. Depuis le début de l’année, l’action Samsung a progressé de 80% et celle de SK Hynix, un fournisseur de Nvidia, de 63%. La Corée du Sud est un proxy du cycle d’investissement dans l’IA. La Corée du Sud séduit aussi les investisseurs par les avancées dans la robotique, comme avec Hyundai et ses robots humanoïdes. On compare de plus en plus Hyundai à Tesla.
La Banque de Corée (BoK) a adopté une position plus restrictive, les données de croissance plus solides et la hausse des prix de l’immobilier réduisant les arguments en faveur de nouvelles baisses de taux et soutenant la valorisation du won sud-coréen. Selon les indices, la Corée du Sud est considérée comme pays émergent.
