Prévisions de taux et évolution
Les rendements des obligations d’État suisses ainsi que les taux des hypothèques à taux fixe ont nettement augmenté à la fin de l’année dernière et ont évolué latéralement en janvier.
En ce début d’année, l’environnement des taux d’intérêt est marqué par la volatilité. D’une part, la politique du président américain a suscité de l’incertitude. Les annonces de droits de douane et d’éventuelles interventions, ainsi que leur retrait partiel, ont pesé sur les perspectives économiques et provoqué de la nervosité sur les marchés obligataires. D’autre part, la forte hausse des taux d’intérêt au Japon a provoqué des remous sur les marchés obligataires mondiaux. Les acteurs du marché craignent que la hausse des taux n’incite les investisseurs japonais à retirer des capitaux des marchés mondiaux.
Malgré ces facteurs de perturbation mondiaux, il ne faut pas oublier que, pour les taux d’intérêt suisses, la politique monétaire de la Banque nationale suisse (BNS) reste le facteur d’influence central. Tant que la BNS maintient sa politique de taux zéro, les taux à long terme devraient également peu évoluer.
En 2026, l’économie suisse devrait enregistrer une croissance de 0,9%, tandis que le taux d’inflation est estimé à 0,3%. Dans ce contexte, ni une hausse des taux d’intérêt ni de nouvelles baisses marquées ne semblent probables, d’autant plus que la BNS a indiqué l’an dernier que le seuil pour les taux négatifs restait élevé.

C’est pourquoi, les experts d’UBS continuent de penser que le niveau des taux d’intérêt restera, à long terme, à un niveau très bas. Si les risques géopolitiques s’atténuent, une légère hausse des taux d’intérêt est possible. Les taux hypothécaires basés sur le SARON devraient évoluer latéralement.
