Il semblerait que le monde se focalise actuellement sur les mâles dominants. Mais qui sont-ils? Sans surprise nous trouvons le président américain, le président russe, le premier ministre israélien et les gardiens de la Révolution. Mais qu’en est-il du reste du monde?
Les intervenants des différents plateaux de télévision nous ont largement documenté sur les différents conflits mais aussi sur la personnalité des chefs de guerre. En 1981, Pierre Accoce et Pierre Rentchnik explorent l’impact des dirigeants sur l’histoire. L’ouvrage se penche sur les hommes politique des cette époque qui étaient encore relativement nombreux à afficher quelques «faiblesses» physiques et/ou psychiques. Actuellement, grâce à la focalisation des médias, le nombre de ces personnages s’est considérablement réduit.
Dans ce tableau il manque le dirigeant chinois mais il est vrai qu’il fait preuve d’une belle discrétion. Ceci étant dit, qu’on fait les marchés financiers ?
Avant le chant du coq
À Paris, le CAC 40 a fini sur un gain de 2,1% à 7.981,27 points. Le Footsie britannique a avancé de 1,85% et le Dax allemand a progressé de 2,62%. L’indice EuroStoxx 50 a gagné 2,76%, le FTSEurofirst 300 2,38% et le Stoxx 600 2,41%, tous ses grands compartiments ayant fini dans le vert, sauf celui de l’énergie. Le compartiment du transport et des loisirs en Europe a pris 3,81%, profitant de l’optimisme sur une fin prochaine de la guerre en Iran et du recul des prix pétroliers: Air France-KLM a bondi de 8,92%, Accor de 3,20%, et Lufthansa de 7,95%. A l’inverse, le secteur de l’énergie a reculé de 2,47% avec TotalEnergies (-4,14%), BP (-4,99%) ou encore Eni (-4,73%). En Suisse, le SMI a clôturé la séance en hausse de 1,68% à 12’991,20 points, après avoir entamé la journée en hausse de 1,88%. Dans le petit groupe des perdants, les plus fortes baisses ont été enregistrées par Lindt (-1,7%), Swiss Re (-0,3%) et Sonova (-0,1%). A l’opposée, ABB (+4,8%), Holcim (+4,4%) et Sandoz (+3,8%) ont affiché les meilleures performances. Goldman Sachs a entamé la couverture du spécialiste des médicaments génériques avec une recommandation à l’achat.
La Bourse de New York a fini en hausse mercredi, pour une deuxième séance consécutive, alors que les investisseurs ont spéculé sur une fin imminente du conflit au Moyen-Orient à la suite de commentaires en ce sens du président américain Donald Trump. L’indice Dow Jones a progressé de 0,48% à 46.565,74 points. Le S&P-500 a pris 0,72% à 6.575,32 points et le Nasdaq Composite a avancé de 1,16% à 21.840,95 points. Les prix du pétrole ont reculé mercredi et entraîné dans leur sillage le secteur de l’énergie qui a cédé 3,9%. Les titres du secteur aérien ont progressé, alors qu’ils avaient été plombés récemment par la flambée des prix du carburant. Les poids lourds technologiques ont également fini dans le vert, Alphabet grimpant de 3,4% tandis que Meta Platforms et Amazon ont pris plus de 1%. Intel a bondi de 8,8% après l’annonce du rachat des parts détenues par Apollo dans son usine irlandaise pour un montant de 14,2 milliards de dollars.
Quid des chiffres macro-économiques. La croissance de l’activité manufacturière américaine, mesurée par l’indice ISM, a progressé en mars, à 52,7, son plus haut niveau depuis août 2022, contre 52,4 en février. Les ventes au détail aux Etats-Unis ont fortement rebondi en février, de 0,6% d’un mois sur l’autre, dépassant légèrement le consensus, grâce à la reprise des achats de véhicules et à la douceur des températures. Le secteur privé aux Etats-Unis a créé plus d’emplois que prévu en mars mais le rythme a ralenti par rapport à février, montre l’enquête mensuelle du cabinet ADP.
En zone euro, les PMI montrent que l’activité manufacturière dans le bloc a grimpé à son plus haut niveau depuis près de quatre ans avec un indice qui a atteint 51,6 en mars, contre 50,8 en février. Le taux de chômage en zone euro a augmenté à 6,2% de la population active en février, légèrement au-dessus des attentes, selon les données d’Eurostat.
Peu d’impact sur les taux. Le rendement du Bund allemand à dix ans a fini en légère baisse, de 1,2 point de base, à 2,995%, les investisseurs conservant une certaine prudence face au conflit au Moyen-Orient. Aux Etats-Unis, le rendement à 10 ans est resté stable à 4,32%.
Après le chant du coq
Une image vaut mieux que 1000 mots: le prix du pétrole

Citons Clara Ferreira Marques, journaliste chez Bloomberg: «Dans un élan d’espoir qui va à l’encontre de l’expérience, certains négociants en pétrole espéraient que le discours de Trump apporte des éclaircissements. Il n’a donné aucune orientation, se contentant de répéter ses propos antérieurs et mêlant fanfaronnades et menaces à la perspective d’une fin imminente. Cela a fait grimper les cours du Brent et du WTI».
Vers 02h00 GMT, le contrat à terme sur le Brent progressait de 4,88 dollars, soit 4,8%, à 106,04 dollars le baril. Le brut américain West Texas Intermediate (WTI) gagnait quant à lui 4,17 dollars, soit 4,2%, à 104,29 dollars le baril.
Parmi les autres matières premières, le contrat de référence sur le cuivre à trois mois au London Metal Exchange (LME) cédait 0,83%. L’aluminium a reculé de 0,48%, le zinc a chuté de 0,74%, le plomb a perdu 0,59%, le nickel a abandonné 0,55% et l’étain s’est replié de 2,6%. Les contrats à terme sur le maïs, le blé et le soja au Chicago Board of Trade ont progressé. Le contrat le plus actif sur le soja gagnait 0,36% à 11,72-3/4 dollars le boisseau. Le blé s’adjugeait 0,84% à 6,02-1/2 dollars le boisseau, tandis que le maïs progressait de 0,5% à 4,56-1/2 dollars le boisseau.
Les contrats à terme sur les indices américains ont cédé 1 %, tandis que les contrats à terme européens ont chuté de plus de 1,5 %. Les places asiatiques ont été malmenées : le Nikkei japonais a perdu 1,8 % et l’indice Kospi en Corée du Sud a dégringolé de 3,6 %. L’indice MSCI le plus large des actions d’Asie-Pacifique hors Japon a reculé de plus de 1,5 %, la quasi-totalité des bourses asiatiques étant dans le rouge. Les actions indiennes ont ouvert en repli, s’inscrivant dans le sillage de la faiblesse des places asiatiques. L’indice Nifty 50 reculait de 1,31% et le BSE Sensex cédait 1,19%.
Le dollar américain a été la valeur refuge de prédilection des investisseurs durant ce tumulte et le billet vert a progressé face à la plupart des devises après le discours. L’euro s’est affaibli de 0,25 % à 1,156 dollar.
L’or au comptant reculait de 1,3% à 4 694,48 dollars l’once à 02h02 GMT, tandis que les contrats à terme sur l’or américain cédaient 1,9% à 4 723,70 dollars. Avant l’intervention de M. Trump, les prix progressaient de plus de 1%, atteignant leurs plus hauts niveaux depuis le 19 mars. Du côté des autres métaux, l’argent au comptant a chuté de 2,9, le platine a reculé de 1,8% et le palladium a perdu 1,4%.
Source : zonebourse, Reuters, zerohedge