Trump veut (voulait) le prix Nobel de la Paix mais renomme le département de la Défense en Département de la Guerre et déclenche des conflits. Trump veut se substituer à l’ONU, veut détruire l’OTAN mais semble moins bomber le torse lorsqu’il s’agit de Poutine ou de Netanyahu. Trump ferme des portes pour mieux les ouvrir et se targuer de le faire. Bref il s’agit presque de Mickey dans Fantasia dans le rôle de l’apprenti sorcier. Pendant ce temps, le pouvoir d’achat baisse mais les marchés financiers remontent.
Alors que font les marché jeudi?
Les bourses européennes ont tenté de trouver une direction, oscillant entre espoir et peur. Elles ont clôturé l’avant dernière séance de la semaine en ordre dispersé. Le CAC 40 a perdu 0,14%. L’Eurostoxx 50 a reculé de 0,12%. En revanche, Londres, Francfort et Amsterdam ont fini dans le vert. Dans l’actualité des valeurs, Pernod Ricard (-0,54%) a signé l’un des plus forts replis du CAC 40. L’action du groupe de vins et de spiritueux a baissé à la faveur d’une performance décevante au troisième trimestre de son exercice 2025/2026. Kering (-3,07%) continue sa baisse même si la direction a présenté une stratégie qui se veut gagnante d’ici à fin 2028. A Londres, en revanche, easyJet a chuté de 5,68%. Le transporteur britannique anticipe une perte au premier semestre de son exercice fiscal 2026, en raison d’un environnement géopolitique et concurrentiel plus difficile ainsi que la hausse du prix du kérosène.
En Suisse, l’indice vedette SMI a terminé la séance en baisse de 0,35% à 13’173,10 points, le SLI a perdu 0,44% à 2122,09 points et le SPI 0,41% à 18’514,38 points. Les poids lourds ont lesté l’indice, le bon Roche perdant 1,1%, Novartis 0,7% et UBS 0,6%. Nestlé est remonté en terminant sur un gain de 0,3%.
Et The Apprentice s’est manifesté. Il a déclaré jeudi que le Liban et Israël s’étaient mis d’accord sur un cessez-le-feu de 10 jours. « Les deux parties souhaitent la paix, et je pense que cela se produira rapidement ». Mieux encore : il a déclaré que l’Iran avait accepté de remettre ses stocks d’uranium enrichi, laissant entendre qu’un accord susceptible de mettre fin à six semaines de tensions entre les deux parties pourrait être imminent.
«Ils ont accepté de nous rendre la poussière nucléaire», dit-il aux journalistes à la Maison Blanche, utilisant ainsi le terme qu’il emploie pour désigner les stocks d’uranium enrichi qui, selon les États-Unis, pourraient servir à fabriquer des armes nucléaires. «Il y a de très bonnes chances que nous parvenions à un accord.»
Mais le baril de pétrole brut West Texas Intermediate progressait de 2,4% à 93,50 dollars en fin d’après-midi jeudi, tandis que le Brent s’adjugeait 3,4% à 98,19 dollars. Les rendements du Trésor américain se sont tendus, le taux à 10 ans progressant de 2,6 points de base à 4,31%, tandis que le taux à deux ans a pris 1,6 point de base pour s’établir à 3,79%. Donc une partie des opérateurs financiers n’accordent pas autant de crédit que cela au tour de magie de The Apprentice. Toutefois, le Nasdaq a progressé de 0,4% à 24 102,7 points, tandis que le S&P 500 a grimpé de 0,3% à 7 041,3 points, les deux indices signant un record de clôture pour la deuxième séance consécutive. Le Nasdaq a ainsi porté sa série de hausses à 12 sessions d’affilée. L’indice Dow Jones Industrial Average a quant à lui gagné 0,2% pour s’établir à 48’578,7 points. La plupart des secteurs ont terminé dans le vert, l’énergie en tête, tandis que la santé a accusé le repli le plus marqué. Du côté des valeurs, l’action IBM (IBM) a progressé de 2,5%, signant la troisième meilleure performance du Dow Jones alors qu’Abbott Laboratories (ABT) a baissé de 6 %. Le groupe de santé a abaissé ses prévisions de bénéfices pour l’ensemble de l’année afin de refléter l’acquisition de la société de diagnostic du cancer Exact Sciences. Enfin, l’or a terminé en baisse de 0,2 % à 4’813,70 dollars l’once troy, tandis que l’argent a cédé 1,2% à 78,68 dollars l’once.
Dans le secteur des devises, le dollar américain a progressé face aux principales devises jeudi, effaçant une partie de ses pertes récentes grâce à un rebond technique. En cours d’après-midi, l’euro a reflué par rapport à son plus haut de sept semaines face au billet vert à 1,1823 dollar, pour s’afficher en baisse de 0,1% à 1,1782 dollar. L’indice dollar, qui mesure la force de la devise face à un panier de six grandes monnaies, a progressé de 0,2% à 98,19. Face au yen, le dollar a progressé de 0,2% à 159,21 yens. Ce mouvement fait suite aux déclarations de la ministre japonaise des Finances, Satsuki Katayama, indiquant que le pays et les États-Unis ont convenu d’intensifier la communication sur les taux de change après sa rencontre avec le secrétaire au Trésor américain, Scott Bessent, mercredi. La livre sterling s’affichait en baisse de 0,2% face au dollar à 1,3534 dollar, après avoir touché son plus bas niveau depuis la mi-février. En Asie, le yuan offshore s’est négocié à 6,8231 yuans pour un dollar, en baisse de 1% et le dollar australien était en baisse de 0,2% à 0,7159 dollar américain en fin de séance.
Ce matin en Asie
Le Nikkei a cédé 0,9% après avoir bondi de 5,2% au cours des trois sessions précédentes. Il affiche une progression de 3,6% sur l’ensemble de la semaine. L’indice plus large Topix a reculé de 1,05% tout en restant en hausse d’environ 1% sur la semaine. L’indice MSCI le plus large pour l’Asie-Pacifique hors Japon reculait de 0,6%.
L’or s’est maintenu globalement stable vendredi et s’orientait vers une quatrième progression hebdomadaire d’affilée. L’or au comptant était inchangé à 4’789,67 dollars l’once. Le platine a perdu 0,5% à 2’075,30 dollars, tandis que le palladium progressait de 0,1% à 1’552,91 dollars.
Parmi les métaux de base, le cuivre de référence à trois mois a cédé 0,4% soit une hausse de 2,9% sur la semaine. Parmi les autres métaux du LME, l’aluminium a glissé de 0,62%, le plomb a légèrement fléchi de 0,05%, l’étain a stagn&é avec un repli de 0,47%, tandis que le nickel a gagné 0,96% et le zinc a progressé de 0,1%.
Finalement, le contrat à terme sur le Brent a cédé 1,34 dollar, soit 1,35%, à 98,05 dollars le baril. Le brut américain West Texas Intermediate a quant à lui reculé de 1,65 dollar, ou 1,74%, à 93,40 dollars le baril, effaçant une partie de ses gains de la veille.
Il est surprenant de constater que les marchés financiers, une fois de plus, ne tiennent pas compte de l’actualité politique. Pour preuve, ils ne bougent pour l’instant pas alors que le Liban accuse Israël de violer le cessez-le-feu quelques heures après l’entrée en vigueur du celui-ci. Et nous attendons les prochains communiqués des Iraniens concernant l’uranium enrichi. Suite au prochain épisode…
Source ; Reuters, AWP, Zonebourse