Les marchés n’ont pas été trop volatiles la semaine passée mais quelques news méritent d’être signalées : Jackpot pour les employés de Samsung, SpaceX a déposé mercredi son dossier d’introduction en Bourse et la Fed a enfin un nouveau président.

Quelques infos

Depuis quelques trimestres, les bénéfices de Samsung explosent grâce à l’IA. Les salariés sont donc partis au bras de fer avec la direction pour en obtenir une part, menaçant d’une grève. Résultat, un accord octroyant une prime de… 290’000 dollars par employé est sur la table. Ce sera même 416’000 dollars pour les employés de la division semi-conducteurs. Les salariés doivent encore valider l’accord. La voie semble dégagée pour les mégas IPO. SpaceX devrait être introduite en bourse le 12 juin. Le même jour, le Financial Times révélait qu’OpenAI prépare une introduction en bourse qui pourrait avoir lieu dès le mois de septembre, avec une valorisation supérieure à 1 000 milliards de dollars. Enfin, Anthropic serait sur le point de dégager son premier bénéfice trimestriel selon le Wall Street Journal. Une introduction en Bourse est aussi attendue en 2026. Kevin Warsh a prêté serment à la Maison Blanche pour succéder à Jerome Powell. C’est la première fois depuis Alan Greenspan en 1987 que cette cérémonie se tient à la Maison Blanche. Et la dernière fois qu’un président de la Fed a débuté son mandat avec un 10 ans américain aussi élevé, c’était… Alan Greenspan en 1987.

Quid des marchés financiers

Les Bourses européennes ont terminé en hausse vendredi, l’annonce de l’arrivée d’une délégation qatarie et du chef de ‌l’armée pakistanaise à Téhéran venant renforcer l’optimisme des marchés quant aux négociations pour mettre fin au conflit au Moyen-Orient, bien que la prudence s’impose. À Paris, le CAC 40 a gagné 0,37% à 8.115,75 points. À Francfort, le Dax a ​avancé de 1,15% et à Londres, le FTSE 100 a pris 0,22%. L’indice EuroStoxx 50 a progressé de 0,99%, le FTSEurofirst 300 de 0,76% et le Stoxx 600 de 0,73%. Sur la semaine, le Stoxx 600 a avancé de 3,00% et le CAC 40 de 2,05%. Après l’annonce la veille de l’échec des négociations en vue d’une éventuelle fusion avec Estée Lauder, le groupe espagnol Puig a plongé de 13,44%, tandis que le fabricant de ⁠cosmétiques américain grimpe de 9,40% à la Bourse de New York. Le compartiment de la technologie bénéficie de la plus forte progression sectorielle du Stoxx 600, avec des gains de près de 3,2%, dans le sillage des Bourses asiatiques. A Francfort, le spécialiste des puces Infineon Technologies a été récompensé (+7,97%)tout comme STMicroelectronics en France (+5,17%). E Suisse, le SMI a clôturé sur une hausse de 0,42% à 13’503,21 points. A l’exception de Nestlé (-0,03%), les poids lourds ont soutenu les indices, les pharmas Roche et Novartis s’étoffant de 1,2 et 0,2%, respectivement, alors que le numéro un bancaire helvétique UBS (+0,03%) a terminé de justesse dans le vert.

Aux Etats-Unis, pour la deuxième séance d’affilée, le Dow Jones (+0,58% à 50.579,70 points) a terminé sur un record. Le Nasdaq a pris 0,19% et l’indice élargi S&P 500 a gagné 0,37%. La place américaine a profité d’un bond des fabricants d’ordinateurs et pièces informatiques, les investisseurs estimant que la forte demande pour l’intelligence artificielle (IA) leur apportera de nouveaux débouchés. Dell s’est envolé de plus de 17%, et a vu le prix de son action plus que doubler depuis le début de l’année. HP a pris plus de 15% vendredi. Au tableau des valeurs, le géant des cosmétiques Estée Lauder (+11,93% à 88,32 dollars) s’est envolé après que le groupe espagnol de luxe et cosmétiques Puig a indiqué que les discussions en vue d’une possible fusion avaient « pris fin », sans avoir « abouti à un accord ».

Macro

En France, le climat des affaires dans l’industrie a progressé à 102 points en mai ⁠par rapport au mois précédent, alors que les analystes ‌interrogés par Reuters tablaient sur une stabilité à 100 points comme en avril. En Allemagne, l’indice du climat des affaires s’est amélioré de manière inattendue en ressortant à 84,9 en mai, tandis que l’indice du moral des consommateurs allemands ​s’établit à -29,8 points en juin contre -33,1 points (révisé de 33,3) en mai. Au Royaume-Uni, les ventes au détail ont reculé en volume de ‌1,3% sur le mois d’avril, alors que les économistes interrogés par Reuters tablaient sur un repli de 0,6%. Le rendement du Bund allemand à dix ans a grappillé 0,9 point de base à 3,0443%, tandis que le deux ans a avancé de 0,6 point de base à 2,6456%.

Aux États-Unis, le moral des ménages s’est dégradé plus que prévu en mai, l’indice de confiance de l’Université du Michigan reculant à 44,8 après 48,8 en avril. Le rendement des Treasuries à dix ans cède 0,6 point de base à 4,5777%. Le deux ans progresse quant à lui de 4,3 points de base à 4,1295%.

Pas de gros impact sur dans le marchés de changes et sur l’or.Le dollar a évolué à la marge vendredi dans l’attente de nouvelles sur les pourparlers de paix entre les Etats-Unis et l’Iran, le marché n’ayant pas été surpris par les propos du nouveau président de la Réserve fédérale (Fed) Kevin Warsh. La devise américaine grappillait tout juste 0,07% à la monnaie unique européenne mercredi, à 1,1611 dollar pour un euro, et cédait 0,12% à la devise britannique, à 1,3447 dollar pour une livre.

Les cours de l’or ont reflué en milieu d’après-midi vendredi, restant confinés dans une fourchette étroite alors que le dollar se stabilisait. L’or pour livraison en juin s’affichait en dernière lecture en baisse de 19,30 US$ à 4’523,20 US$ l’once.

Matières premières

Les cours du pétrole augmentent légèrement, bien que le ‌Brent soit repassé sous la barre des 105 dollars le baril, les opérateurs considérant avec prudence les avancées des négociations pour mettre fin au conflit au ⁠Moyen-Orient et leurs retombées pour le détroit d’Ormuz. Le Brent prend 1,01% à 103,62 dollars le baril et le brut ⁠léger américain (West Texas Intermediate, WTI) grappille 0,79% à ‌97,11 dollars.

Les contrats à terme sur le blé au Chicago Board of Trade ont légèrement reculé vendredi, les opérateurs ayant procédé à des ajustements de positions avant un long week-end férié aux États-Unis. Les inquiétudes concernant une récolte réduite par la sécheresse dans les Plaines américaines ont toutefois limité le repli. Le contrat de juillet sur le blé tendre rouge d’hiver du CBOT a clôturé en baisse de 1-1/4 cent à 6,46-1/4 dollars le boisseau. Par contre, L’échéance juillet sur le soja au CBOT a clôturé en hausse de 2-1/4 cents à 11,96-1/2 dollars le boisseau.