Chronique Express Si j'étais producteur chez Netflix, j'aurais refusé le scénario. Un président américain qui poste toutes les cinq minutes pour dire tout et son contraire, pendant que le pays est en guerre au Moyen-Orient, que le pétrole s'effondre parce qu'il annonce un deal pour la trentième fois en trois mois, puis remonte d'un dollar après que ses avions ont bombardé l'Iran — mais pas vraiment, parce que le deal est quand même toujours « dans les tuyaux. » PERSONNE n'y croirait. C'est moins crédible que Terminator.

L’Audio du 10 juin 2026

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Il est cinq heures du matin, je suis seul dans ma cuisine, et j’essaie de trouver une logique à tout ça. Spoiler : il n’y en a pas. Les fondamentaux ne veulent plus rien dire. Le bon sens et la logique ont été retirés du dictionnaire de la finance en 2026.

Le déroulé des 24 heures les plus folles de l’année

Tout commence lundi soir. Trump sort du Madison Square Garden après les Finales NBA, micro tendu, et annonce que le deal avec Téhéran est à deux ou trois jours. Trentième déclaration du genre depuis le 28 février. Le pétrole plonge de 3%. Logique. Deal en vue.
Et puis mardi, un Apache AH-64 se fait descendre par un drone iranien au-dessus du détroit d’Ormuz. Deux pilotes dans l’eau. Deux heures de sauvetage. Trump dit d’abord que « c’est pas un gros truc », puis change d’avis après un briefing avec Hegseth. Les frappes de représailles partent dans la soirée : radars, systèmes anti-aériens, stations de contrôle iraniens. L’Iran riposte dans la nuit sur quatre bases américaines dans la région. Et Trump, au même moment, répète que le deal « continue à un rythme soutenu. »

La suite de ce film — et surtout ce que ça signifie vraiment pour les marchés — est à lire en intégralité sur Morningbull.ch.

Le pétrole qui ne remonte pas : le signal que personne ne veut voir

Voilà ce qui devrait vous tenir éveillé : le Brent clôture hier à 91 dollars. En baisse. Après une frappe américaine sur l’Iran. Ce matin après les ripostes nocturnes, il remonte de 0,9%. Un dollar. Pourquoi le pétrole ne réagit-il plus à la guerre ? Il y a trois raisons, et la troisième est de loin la plus importante — et la plus inquiétante pour la suite.

On vous explique tout ça sur Morningbull.ch. Parce que quand l’amortisseur casse, ça va vite.

La tech qui craque — et ce n’est pas juste SpaceX

Le Nasdaq a dessiné hier la courbe la plus schizophrène de l’année : -3,7% en séance, rebond de 3%, clôture à -1%. Le SOX a touché -8,5% en intraday. Marvell -14%. Qualcomm -9%. Et puis, retournement spectaculaire. Pourquoi ? Deux théories. La première implique une brigade mystérieuse. La deuxième implique des robots. Les deux sont inquiétantes pour des raisons différentes.

Et derrière la volatilité de surface, il y a un signal de fond bien plus sérieux : les factures de l’IA commencent à arriver. Super Micro, 39 milliards de commandes, 6,8 milliards de cash-flow négatif. Alphabet, 80 milliards levés la semaine dernière. Meta qui envisage de faire pareil. Ce soir Oracle publie — et ça va nous dire si la machine tient encore ou si la fissure s’élargit.

L’analyse complète de ce qui se passe vraiment dans le secteur tech, c’est sur Morningbull.ch.

CPI cet après-midi. Fed dos au mur.

4,2% d’inflation attendus en rythme annuel. Plus haut depuis mai 2023. 43,6% des Américains se disent financièrement moins bien qu’il y a un an. Le gallon à 4,30 dollars. Les salaires à 3,5%. Le marché price maintenant 43% de probabilité pour une hausse de taux d’ici décembre. Il y a trois mois, on attendait des baisses. On en parle en détail sur Morningbull.ch.

Le consommateur américain : le canari dans la mine

Pendant qu’on regarde les missiles et les futures, il y a un signal qui mérite qu’on s’y arrête une seconde. Le consommateur américain est en train de lâcher. Discrètement, mais sûrement. 43,6% des Américains se disent financièrement moins bien qu’il y a un an — troisième mois consécutif de hausse, niveau le plus élevé depuis janvier 2023. 36% s’attendent à être encore plus mal dans un an.

Le gallon d’essence dépasse 4,30 dollars. Les salaires progressent à 3,5% pendant que l’inflation court à 4,2%. L’arithmétique est brutale : les ménages américains s’appauvrissent en temps réel. Et quand le consommateur américain tousse, le reste du monde attrape une pneumonie. Ce que ça signifie concrètement pour la croissance du deuxième semestre, pour les résultats des entreprises, et pour la Fed qui va devoir choisir entre tuer l’inflation et tuer la croissance — c’est exactement ce qu’on décortique chaque matin sur Morningbull.ch.

Récapitulons : Trump annonce un deal. Le pétrole baisse. Un Apache est descendu. Les marchés chutent. Trump frappe l’Iran. Le pétrole remonte d’un dollar. L’Iran contre-attaque. Trump dit que le deal avance. Les futures baissent de 0,3%.

La liste des points de friction ce matin est suffisamment longue pour que l’équilibre reste très fragile. Et si vous voulez savoir exactement où se trouve le vrai danger — pas celui dont tout le monde parle, l’autre — rendez-vous sur Morningbull.ch, n’hésitez pas à vous abonner.. il n’y a pas que la chronique, mais aussi plein d’autres choses.

Bonne journée.

Thomas Veillet
Investir.ch