Un petit tour dans le pays où de panda ne dort jamais.
Alors que les Etats-Unis ont utilisé une grande partie de leur matériel de guerre, la Chine continue de se renforcer militairement mais aussi essaie de moins dépendre d’autres pays pour s’approvisionner en semi-conducteurs.
Défense
La Chine intègre l’intelligence artificielle (IA) à l’ensemble de ses forces armées afin de transformer ses modes de communication, de brouillage et de combat, selon les médiaslocaux.
L’IA devrait permettre aux chercheurs chinois de prédire comment brouiller les drones situés jusqu’à 5’000 kilomètres de distance sans recourir aux satellites, ce qui, selon un rapport, sera précieux pour la Chine lors de tempêtes solaires ou d’attaques électroniques. La Chine utiliserait également l’IA pour simuler les communications radio aériennes et maritimes, ce qui permettrait d’établir une communication instantanée entre drones et sous-marins.
La Chine a présenté des drones autonomes capables de se coordonner pour prendre des décisions d’attaque et saturer les capteurs militaires adverses. Le public a pu découvrir les derniers drones chinois lors du défilé de la Victoire de l’année dernière, un événement annuel où le pays fait étalage de sa puissance militaire.
La Chine semble également étendre l’IA à sa marine et a présenté en 2025 un système de prise de décision assistée par IA qui a amélioré la furtivité d’une frégate lance-missiles, un navire de guerre assurant la protection des autres bâtiments.
La Chine aurait également développé des «chiens robots» capables de se déplacer de manière autonome, mais certains analytes se disent sceptiques quant à la viabilité de cette technologie.
Il semble toutefois que la Chine manque des infrastructures d’IA, telles que les puces semi-conductrices et les systèmes informatiques, nécessaires à la fabrication d’armes dotées d’IA.
MAIS
Structure de l’industrie des semiconducteurs en Chine

DONC
- La Chine dispose désormais d’un écosystème de semi-conducteurs quasi complet.
- Ses points forts sont le packaging, la fabrication de puces matures, la mémoire et la conception de puces pour l’IA.
- Ses points faibles demeurent les équipements de fabrication de pointe et la lithographie.
Industrie de la DRAM
- CXMT est le leader chinois de la DRAM et le champion national incontesté.
- CXMT s’est imposé comme le quatrième fournisseur mondial de DRAM et évolue rapidement de la DDR4 vers la DDR5, la LPDDR5X et la HBM.
- Xi’an UniIC dessert des marchés de niche et spécialisés en DRAM.
- Au cours des cinq prochaines années, la question cruciale est de savoir si CXMT parviendra à combler son retard technologique sur Samsung, SK hynix et Micron en matière de mémoire DDR5 et de mémoire HBM dédiée à l’IA.
Pour les investisseurs et les analystes du secteur, les entreprises chinoises de semi-conducteurs les plus importantes à suivre aujourd’hui sont probablement CXMT pour la mémoire et SMIC pour la fabrication, car elles représentent les deux domaines où la Chine progresse le plus rapidement vers l’indépendance stratégique.
Le Coup d’œil sur les marchés
Les Bourses européennes ont fini mercredi sans direction commune, partagées entre le fort recul des prix du pétrole, qui ont atteint un point bas inédit depuis le début de la guerre au Moyen-Orient, et un recul des valeurs de la défense. Paris a gagné 0,54%, Londres 0,31% et Zurich 1,49%, alors que Milan a cédé 0,74%. Francfort a perdu 0,62% à cause du net recul de Rheinmetall (-18,65%), après l’abandon par Berlin d’un projet de frégates, dont l’entreprise aurait dû honorer la commande. Par contre, le titre TKMS gagne 16,07% grâce aux commandes confiées à la place de Rheinmetall. En Suisse, Galderma (+4,7%), Givaudan (+4,4%) et Richemont (+4,0%) ont terminé sur les trois premières marches du podium. Jefferies a relevé l’objectif de cours du géant du luxe à 200 francs. Les plus fortes baisses concernent Holcim (-1,6%), malgré un objectif de cours relevé par Jefferies, UBS (-1,3%) et Logitech (-1,0%).
Les actions américaines ont clôturé en ordre dispersé, la plupart des secteurs progressant et la tendance générale restant positive. Toutefois, la faiblesse persistante du secteur technologique a pesé sur les indices, entraînant la clôture en baisse du S&P 500 (-0,10%), du Nasdaq (-0,43%) alors que le Dow Jones a gagné 0,35%, Le marché de l’intelligence artificielle demeure volatil en juin, le prochain catalyseur étant la publication des résultats de Micron après la clôture. Parmi les principales actualités boursières, on note la chute de 19% du cours de Cerebras (CBRS) suite aux prévisions de baisse de ses marges brutes, l’entrée d’Alphabet (GOOG) au Dow Jones à la place de Verizon, et la présentation par OpenAI et Broadcom (AVGO) d’un processeur d’intelligence artificielle optimisé pour les réseaux de neurones à basse consommation (LLM). Mais c’est encore dans le segment des semi-conducteurs que résidaient quelques bonnes nouvelles, L’action du fabricant de puces Qualcomm a bondi de 7,9% pour atteindre 212,87 dollars après la clôture. La société annonce qu’elle relève son objectif de chiffre d’affaires hors téléphonie mobile pour l’exercice 2029 à 40 milliards de dollars, soit environ le double de l’objectif initial pour cet exercice. La société indique qu’elle vise désormais plus de 15 milliards de dollars de chiffre d’affaires lié aux centres de données d’IA d’ici l’exercice 2029, Plus fort encore, Micron Technology a publié des résultats très supérieurs aux attentes, confirmant la tension qui s’est installée sur le marché des mémoires DRAM et NAND, dont les versions les plus avancées, comme la HBM, sont devenues des composants essentiels des infrastructures d’intelligence artificielle. Le chiffre d’affaires du troisième trimestre fiscal a atteint 41,46 Mds USD, contre 35,91 Mds USD attendus et 9,30 Mds USD un an plus tôt. Le bénéfice ajusté par action est ressorti à 25,11 dollars, nettement au-dessus du consensus situé à 20,86 dollars. La rentabilité a également franchi un palier très marqué, la marge brute ajustée ayant atteint 84,9%, contre 74,9% au trimestre précédent, grâce à la hausse des prix moyens de vente et à un mix plus favorable. L’action bondit d’environ 10%.
Les marchés boursiers asiatiques ont bondi ce matin. L’indice MSCI le plus large des actions de la région Asie-Pacifique hors Japon a progressé de 1,3% en début de séance. Le Nikkei a grimpé de plus de 2%, tandis que le KOSPI sud-coréen, qui a affiché la meilleure performance boursière mondiale en 2026, a gagné 5,5%. Les actions de SK Hynix et de Samsung Electronics ont progressé respectivement de 11,1% et 5,9% en début de séance. Samsung vaut désormais environ 1 470 milliards de dollars, ce qui lui confère une valeur boursière supérieure à celle de Tesla.
Dans le secteur des taux, le rendement du Bund allemand à dix ans a abandonné 0,3 pb à 2,8671% alors que le deux ans a cédé 0,4 pb à 2,5524%.
La combinaison d’une aversion au risque dans le secteur technologique, de prix de l’énergie plus bas et d’un rééquilibrage de fin de trimestre a entraîné une hausse des taux des bons du Trésor sur l’ensemble de la courbe, le rendement des obligations américaines à 10 ans tombant à 4,406 %, tandis qu’une baisse inattendue des ventes de logements neufs et une adjudication plus faible des obligations américaines à 5 ans n’ont suscité que peu de réactions sur le marché.
Le dollar américain s’est apprécié pour la troisième journée consécutive face à un panier de devises majeures, atteignant son plus haut niveau depuis un an, les marchés anticipant des hausses de taux de la Fed. L’euro a toutefois été l’une des principales victimes de la vigueur du dollar, les investisseurs ayant revu à la baisse leurs anticipations concernant une hausse plus importante des taux de la Banque centrale européenne cette année, tout en intégrant dans leurs prévisions une probabilité accrue que la Fed relève ses taux d’intérêt. L’euro s’échangeait autour de son plus bas niveau depuis un an, en baisse pour la troisième journée consécutive à 1,1354 $. Le yen s’est également affaibli, s’échangeant autour de 161,77, ce qui a maintenu les marchés sur le qui-vive quant à une éventuelle intervention sur le marché des changes visant à soutenir la devise japonaise. L’indice du dollar a progressé de 0,21% à 101,60, atteignant son plus haut niveau depuis mai 2025.
Le métal jaune est tombé mercredi sous le seuil symbolique de 4 000 USD l’once, une première depuis novembre 2025. La vigueur du dollar et les anticipations de taux d’intérêt durablement élevés pèsent sur les cours. L’once d’or a touché un pic à 5’513 USD l’once lors de la séance du 28 janvier 2026.
Les prix du brent ont chuté de plus de 3 dollars mercredi pour atteindre leur niveau le plus bas depuis avant le début de la guerre en Iran, les inquiétudes concernant l’approvisionnement s’étant apaisées avec la sortie de nombreux pétroliers bloqués dans le détroit d’Ormuz. Les contrats à terme sur le Brent ont reculé de 0,5% à 73,34 dollars le baril, se rapprochant ainsi des niveaux d’avant la guerre. Le West Texas Intermediate américain a baissé de 0,38% à 70,07 dollars le baril.
Séance mitigée pour les produits agricoles. Le soja recule, plombé par la baisse du pétrole et la vigueur du dollar alors que le blé est soutenu par des craintes sur l’offre.