On commence juin exactement comme on a fini mai : en guerre, en hausse, et sans la moindre explication valable. Les futures sont à +0.3%, le pétrole grimpe de 2%, le Brent flirte avec les 93 dollars. Et Trump — qui promettait un accord avec l'Iran "bientôt" la semaine dernière, et une "décision finale" depuis la Situation Room il y a cinq jours — déclare ce matin qu'il n'est "pas pressé." 93 jours qu'on entend la même musique. 93 jours que les marchés font semblant d'y croire. Et ça monte quand même.
L’Audio du 1er juin 2026
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Les semi’s, toujours…
Le Nasdaq a pris 16.1% depuis janvier. Le SOXX — les semi-conducteurs — affiche +88% depuis le 30 mars. Le Nikkei franchit les 67’000 points pour la première fois de son histoire ce matin, propulsé par SoftBank qui bondit de 10% et détrône Toyota. SoftBank. La société qui avait investi dans WeWork en le présentant comme « le prochain Alibaba. » Elle vaut désormais plus que le premier constructeur automobile mondial. L’IA, toujours et encore.
Pendant ce temps, un vice-président senior d’ExxonMobil — un homme qui, par définition, ne se raconte pas d’histoires sur le pétrole — prévient que les stocks mondiaux approchent de niveaux « inédits » et que le Brent physique pourrait bondir vers 150-160 dollars dans deux à trois semaines si le détroit d’Ormuz ne rouvre pas. Chez Chevron, on dit la même chose pour fin juin. Les marchés savent. Ils préfèrent ne pas y penser pour l’instant.
L’indépendance
Il y a aussi ce discours de Powell le week-end — l’ancien président de la Fed, désormais simple gouverneur — qui a prononcé des mots très précis sur l’indépendance de la banque centrale sans jamais nommer personne. Pourquoi il est resté gouverneur après son mandat, alors que tous ses prédécesseurs partaient ? Ce qu’il a vraiment voulu dire ? Ce que ça implique pour les taux et pour nous tous ? C’est dans la chronique complète.
Tout comme l’analyse complète sur ExxonMobil et le compte à rebours pétrolier, le rachat surprise de Berkshire, l’état réel du marché obligataire, et pourquoi cette semaine des NFP pourrait bien changer le ton de tout ce beau cirque.
La version courte, c’est ici. La version qui explique vraiment ce qui se passe — et surtout pourquoi — c’est sur Morningbull.ch. Tous les matins, avant que le monde soit réveillé, alors n’hésitez pas à vous abonner pour avoir la chronique et tout le reste.
Belle journée à tous,
Thomas Veillet
Investir.ch
« I can accept failure, everyone fails at something. But I can’t accept not trying. »
Michael Jordan
