Chronique Express, sans audio parce que sur la route. Hier, en quatre séances, le pétrole a perdu 15% de sa valeur. Le Dow Jones a loupé le cap symbolique des 52'000 points pour... trois fois rien. Et SpaceX, en quatrième jour de cotation, a dépassé Amazon, frôlé Microsoft, et lancé des options qui ont pulvérisé un record vieux de 2012. Ah, et la boîte a aussi racheté Cursor, l'éditeur de l'assistant de codage IA, pour 60 milliards de dollars. Un mardi tranquille.

Sur les options justement : plus de 30’000 contrats échangés sur des calls qui nécessitent un bond de 80% du titre… en deux jours. On n’est plus dans la finance, on est dans une loterie avec un ticker Bloomberg.

L’accord qui avance

Côté géopolitique, l’accord avec l’Iran avance — mais pas comme tout le monde l’attendait. La signature, prévue vendredi, ne se fera PAS à Genève. Et comme toujours sur ce dossier, Washington et Téhéran ne racontent déjà plus la même histoire sur ce qui a été promis. (Le détail sur les 300 milliards que Trump qualifie de « rumeur ridicule » — alors qu’ils sont écrits noir sur blanc dans l’accord — c’est dans la chronique complète sur Morningbull.ch)

La FED

Et puis il y a la vraie bombe à retardement de la journée : Kevin Warsh, qui préside aujourd’hui sa toute première réunion de Fed. Sur le papier, rien ne bouge, statu quo attendu sur les taux. Mais imaginez deux secondes le scénario qui ferait vraiment mal : un Warsh qui sort de sa première conférence de presse plus dur que prévu sur l’inflation, les taux longs qui repartent en flèche, le dollar qui s’envole au pire moment pour Trump, la techno qui transforme sa rotation en vraie correction, et un marché immobilier déjà au plus bas depuis huit mois qui prend un coup de plus avec des taux hypothécaires encore plus hauts.

Ajoutez un président qui a installé Warsh en pensant tenir un homme accommodant, et vous avez toute la matière pour relancer la guerre sur l’indépendance de la Fed — celle-là même que Powell évoquait il y a deux semaines. Rien de tout ça n’est garanti. Mais c’est exactement le genre de journée où tout peut basculer en quelques minutes. On le saura ce soir. Ou vous le saurez demain matin, ici ou sur Morningbull.ch

Un Dow qui grimpe, une tech qui plonge, un baril qui s’écroule sans que ça se voie à la pompe. La chronique complète, avec tout ce qu’on n’a pas eu le temps de vous dire ici, vous attend sur Morningbull.ch.

Belle journée à tous et on se voit au Trading Day à Lausanne dans quelques heures, si vous êtes là-bas..

Thomas Veillet
Investir.ch