Combien pourrait rapporter le Mondial et quelques informations sur le marché de vendredi.
Coupe du Monde 2026
La FIFA vise entre 11 et 13 milliards de dollars de revenus directs sur le cycle 2023-2026 (soit environ 12 milliards d’euros selon les taux de change). Ce montant représente une hausse d’environ +73% par rapport au cycle précédent, marqué par le Mondial au Qatar. FIFA prévoit environ 9 milliards USD de recettes liées à l’année 2026 (la seule année du Mondial).
Cette hausse s’explique notamment par :
- Le passage de 32 à 48 équipes et de 64 à 104 matchs, soit 40 matchs supplémentaires et une hausse de +62% du nombre de rencontres
- Les recettes de billetterie et d’hospitalité qui devraient atteindre 3 milliards de dollars, contre un peu moins d’1 milliard au Qatar
- Les droits TV qui restent le premier contributeur, à plus de 4 milliards de dollars (+24%)
- Les sponsors et partenaires commerciaux qui apportent environ 2,7 milliards de dollars (+50%)
À titre d’impact économique global (différent des seuls revenus FIFA), la Coupe du monde devrait générer un impact économique de 30,5 milliards de dollars pour les États-Unis, le Canada et le Mexique. Pour comparaison historique, le Mondial 2006 en Allemagne avait généré environ 2,8 milliards d’euros, ce chiffre est passé à près de 5 milliards d’euros au Brésil en 2014 — les revenus de la FIFA ont donc quadruplé en moins de vingt ans.
Parmi les 3,7 milliards de dollars que la FIFA prévoit de dépenser pour le Mondial, un quart ira aux sélections participantes et aux clubs qui libèrent leurs internationaux, avec une dotation globale du tournoi rehaussée de 15% fin avril à 871 millions de dollars (contre 440 millions au Qatar).
Bon à savoir: plus de 10 milliards d’euros de ces revenus 2026 devraient être réinvestis dans le développement du football et le soutien aux 211 fédérations membres, et les primes totales pour les équipes participantes devraient atteindre environ 640 millions d’euros, soit +50% par rapport à 2022.
Intéressant article publié sur Wired
L’article de WIRED, publié début juin 2026, porte sur la surveillance de masse mise en place pour la Coupe du Monde 2026 (Etats-Unis, Canada, Mexique). L’article couvre l’éventail de technologies de surveillance auxquelles les supporters sont soumis dans les stades, allant de la technologie anti-drone à la reconnaissance faciale.
Les technologies déployées
- Reconnaissance faciale : plusieurs stades américains (Gillette à Boston, Hard Rock à Miami, Mercedes-Benz à Atlanta) l’utilisent pour l’entrée et les paiements — les supporters inscrits peuvent utiliser leur visage à la place d’un billet ou d’une carte.
- Robots-chiens équipés de caméras patrouillant à Dallas et dans le New Jersey.
- Systèmes anti-drones cinétiques (contrat de Fortem Technologies avec le DHS) capables d’intercepter physiquement des appareils non autorisés — confirmé aussi par ABC News, qui rapporte que les 78 matchs aux États-Unis bénéficient d’une protection anti-drone.
- « Jumeaux numériques » des stades créés par Lenovo pour la surveillance en temps réel des foules.
- Fusion de l’imagerie de drones et du suivi GPS par des entreprises comme Booz Allen Hamilton.
Les inquiétudes soulevées
- L’ACLU (Jay Stanley) s’inquiète que la sécurité serve de prétexte à d’autres objectifs, notamment liés à l’application des lois sur l’immigration.
- Privacy International estime que les grands évènements sportifs servent de « vitrine mondiale » pour normaliser des technologies de surveillance testées sur le champ de bataille.
- L’Electronic Frontier Foundation souligne que cette infrastructure de surveillance survivra à l’événement lui-même : les villes hôtes garderont les centres de commandement et les réseaux de caméras étendus après la compétition.
ET la FIFA a un nouveau président…Trump (et ce n’est pas une histoire belge)
Coup d’œil sur les marchés
Les Bourses européennes ont terminé en hausse vendredi, la réévaluation par les investisseurs de leurs anticipations sur les taux d’intérêt des principales banques centrales ayant soutenu les actions, même si la séance a été marquée par un faible volume de transactions avec la fermeture de la Bourse de New York. À Paris, le CAC 40 a gagné 0,39% à 8.508,07 points. À Francfort, le Dax a pris 0,85% et à Londres, le FTSE 100 a progressé de 0,25%. L’indice EuroStoxx 50 a fini sur un gain de 0,88%, le FTSEurofirst 300 a pris 0,68% et le Stoxx 600 s’est octroyé 0,69%, terminant à un record de clôture à 652,84 points Sur la semaine, le Stoxx 600 a pris 2,67% et le CAC 40 1,47%. Bank of America a par ailleurs relevé vendredi son objectif de fin d’année pour l’indice STOXX 600, invoquant une amélioration des perspectives de croissance dans la zone euro, alors que le choc énergétique provoqué par la guerre en Iran s’estompe et que les mesures de relance budgétaire allemandes commencent à soutenir l’activité. L’Oréal a reculé de 1,4% pour finir lanterne rouge du CAC 40, le courtier JP Morgan ayant déclaré s’attendre à un second semestre plus faible pour le fabricant de cosmétiques, ce qui a également pénalisé ses rivaux Kering (-1,6%) et Hermès (-0,36%). Le secteur de la technologie s’est redressé vendredi (+1,47%) après ses pertes de la veille, affichant l’une des meilleures performances du Stoxx 600. En Suisse, le SMI a terminé la séance en hausse de 0,50%. Le podium du jour se compose d’ABB (+2,9%), VAT Group (+2,8%) et Holcim (+2,8%). Roche (-0,2%), Swiss Re (-0,3%), Galderma (-0,4%) et Partners Group (-0,5%) ont échoué dans le fond du classement, tandis que Lindt (-0,8%) a fini lanterne rouge.
Dans le secteur obligataire, le rendement du Bund allemand à dix ans a pris environ 3 points de base à 2,9321%. Le deux ans a fini sur un gain de 3,6 points de base à 2,9321%. Malgré la hausse enregistrée cette semaine, les rendements de référence restent à un niveau nettement inférieur à leur pic atteint à la mi-mai, en raison de la baisse des prix du pétrole. L’écart de rendement entre les obligations à 10 ans de la France et de l’Allemagne a d’ailleurs augmenté ces derniers jours et avoisinait vendredi les 80 points de base, son plus haut niveau depuis novembre 2025, les investisseurs manifestant à nouveau leur inquiétude quant à la situation financière de la France.
Peu d’activité dans les changes. L’Euro grappille +0,05% à 114,4, La Livre +0,08% à 1,3355, le Yen repart déjà la baisse (-0,2%) vers 161,35$. La devise la plus robuste ce vendredi, c’est le Yuan qui prend 0,12% face au $ (6,7800) et +0,05% face à l’Euro (7,7580). La baisse du dollar a favorisé une nouvelle progression de l’or (+1,2% vers 4.175$) et de l’argent (+2,2% à 62,4$, soit +6% sur la semaine).
Faute de statistiques et d’indication provenant des US, l’intérêt des opérateurs se déplace vers l’évolution du pétrole, dont l’évolution des cours va conditionner les anticipations monétaires (avec une alternative : hausse ou stabilité des taux).
Le Brent a renoué avec les 72$ et le WTI avec les 68,75$… mais les 2 restent restent en net repli sur la semaine, de l’ordre de -2%.
Ce matin en Asie, le Topix a gagné 0,50%, s’apprêtant à signer sa plus longue série de hausses depuis août 2025. L’indice de référence Nikkei 225, à forte composante technologique, a peiné à trouver une direction claire et affichait un repli de 0,16% en fin de séance. L’indice Shanghai Composite, principal baromètre des actions chinoises, a progressé de 0,4% à l’ouverture. L’indice Shenzhen Component a quant à lui grimpé de 0,5%. L’indice Hang Seng a progressé de 0,2% tout comme l’indice Hang Seng China Enterprises. Mais les actions sud-coréennes ont baissé lundi, entraînées par la perte de vitesse des valeurs technologiques, alors que le fabricant de puces SK Hynix s’apprête à coter pour 29 milliards de dollars de certificats de dépôt américains (ADR) sur le Nasdaq. L’indice de référence KOSPI perdait 2,98%. L’indice affiche une progression de 86,21% depuis le début de l’année. Parmi les poids lourds de la cote, le fabricant de puces Samsung Electronics a reculé de 1,53%, tandis que son concurrent SK Hynix a chuté de 5,20%. Le fabricant de batteries LG Energy Solution a cédé 3,86%.
L’or au comptant était stable à 4’174,66 dollars l’once. Parmi les autres métaux, l’argent au comptant a reculé de 0,6% à 62,03 dollars l’once après avoir atteint plus tôt son plus haut niveau depuis le 23 juin. Le platine a perdu 0,1% à 1 636,60 dollars l’once et le palladium a baissé de 0,2% à 1 271,75 dollars l’once.
Le contrat le plus actif sur le soja au Chicago Board of Trade (CBOT) a progressé de 1,9%. Le blé a gagné 1,3% et le maïs s’est adjugé 1,9%. Le soja et le blé ont récupéré une partie des pertes de la séance précédente, soutenus par l’espoir d’une augmentation des achats chinois de soja américain ainsi que par les estimations de semis et de stocks aux États-Unis publiées la semaine dernière.
Coup d’œil sur Trump
Vendredi, Donald Trump a gracié 11 hommes : deux fraudeurs condamnés et neuf accusés d’avoir enfreint la loi fédérale sur la qualité de l’air en désactivant ou en modifiant d’une autre manière les systèmes de contrôle des émissions des camions.
Mais aussi… » On a mis une raclée à l’Iran. Ils meurent d’envie de s’installer. Ils le veulent tellement. On leur a accordé une semaine de congé pour un enterrement, parce qu’on est sympas.. »