Le secrétaire à la Guerre, Pete Hegseth, a annoncé mercredi une mesure visant à dépister les taux de testostérone des membres des forces armées américaines et à leur proposer un traitement afin d'optimiser leurs performances. Ces tests hormonaux seront proposés aux militaires âgés de 30 ans et plus, mais les soldats plus jeunes pourront se faire tester volontairement, a précisé le chef du Pentagone.

Il a ajouté que le dépistage sera obligatoire pour les militaires éligibles, mais que le traitement restera volontaire. « Si un traitement est recommandé, vous êtes entièrement libre de choisir de suivre une thérapie de remplacement de la testostérone », a déclaré M. Hegseth. Le département de la Guerre n’a pas encore communiqué de détails sur la date d’entrée en vigueur de cette obligation de dépistage ni sur la date de publication de nouvelles recommandations médicales.

Chez les hommes, le taux de testostérone diminue naturellement avec l’âge et a été associé à des problèmes tels que des changements d’humeur, une prise de poids et une perte de masse musculaire ou de cheveux. Cependant, les experts de la santé débattent depuis des années de la manière de diagnostiquer ces problèmes et de l’opportunité d’un traitement hormonal substitutif. L’annonce de Hegseth intervient alors que le secrétaire à la Santé, Robert F. Kennedy Jr., et d’autres responsables de l’administration Trump s’efforcent de faciliter la prescription de testostérone par les médecins. Le mois dernier, la Food and Drug Administration (FDA) a proposé d’assouplir les restrictions de prescription concernant les gels, comprimés, patchs et injections de testostérone.

Certaines études ont mis en évidence une baisse générale des taux de testostérone chez les jeunes hommes et les adolescents depuis les années 1990. Une étude israélienne mondiale, publiée au début du mois, a révélé que les taux de testostérone chez les hommes ont diminué de moitié au cours des 50 dernières années, comme l’a indiqué un chercheur ayant participé à l’étude au Guardian dans un article paru le 7 juillet. Une autre étude, publiée en 2020 dans le Journal of Urology, a constaté que la carence en testostérone touche entre 10 et 40 % des hommes adultes et 20 % des hommes âgés de 15 à 39 ans. Soum Lokeshwar, chercheur à Yale et ayant participé à l’étude, a déclaré que le déclin général de la testostérone pourrait être attribué à plusieurs facteurs, notamment « le vieillissement de la population, les hommes plus âgés présentant des taux de testostérone plus faibles », ainsi qu’à une « augmentation des comorbidités, dont le diabète, qui pourrait être à l’origine de cette baisse de testostérone à l’échelle nationale ».
Auparavant, la FDA avait émis des mises en garde concernant l’utilisation de certains produits à base de testostérone. Début 2025, elle annonçait « l’ajout d’un avertissement relatif au risque d’hypertension artérielle dans les notices des produits à base de testostérone qui ne comportaient pas cette information, suite aux résultats d’études distinctes de surveillance de la pression artérielle ». L’agence a toutefois précisé avoir retiré un avertissement précédent concernant un risque potentiel d’infarctus ou d’AVC lors de la comparaison de ces traitements avec un placebo.

Coup d’œil sur les marchés

Les Bourses européennes ont terminé en ordre dispersé jeudi, tandis que Wall Street évolue de manière similaire, ‌les marchés demeurant hésitants face à une vague de résultats d’entreprises encourageants alors que la situation reste toujours sous surveillance au Moyen-Orient. À Paris, le CAC 40 a abandonné 0,05% à 8.377,86 points. À Francfort, le Dax a perdu 0,53%, tandis qu’à Londres, le FTSE 100 a pris 0,54%. L’indice EuroStoxx 50 a pris 0,05% et le FTSEurofirst 300 0,14%, tandis que le Stoxx 600 a lâché 0,01% A la Bourse suisse, le SMI a terminé la séance en baisse de 0,28%. Les poids lourds de la cote Novartis (+1,0%), Nestlé (+0,7%) et Roche (+0,4%) ont étoffé leurs gains. Roche Diagnostics compte se renouveler grâce à l’intelligence artificielle (IA), les données et de nouvelles procédures de tests.

En Europe, les rendements poursuivent leur progression inexorable avec un Bund ( 3,5Pt) qui atteint les 3,1500%, les OAT affichent 3Pts à 3,9300% (après un « pic » annuel à 3,967% contre 3.978% le 10 mai dernier), les BTP italiens rajoutent 5Pts à 3,955%. Outre-Manche, les « gilts » UK ont fait une nouvelle incursion au-delà des 5,000% avant de revenir sur leurs niveaux de la veille à 4,975%.

Le « $ Index » poursuit son yo-yo et c’est la hausse qui l’emporte et après 2 séances de consolidation entre 101,25 et 100,50, c’est un rebond de 0,35% qui se met en place (vers 100,85). L’Euro recule symétriquement de -03% vers 1,1430, le Yen de -0,2% vers 162,50, le Franc suisse de -0,5% vers 0,8095 et la Livre de -0,55% vers 1,3465. Le Yuan chinois se contente de s’effriter de 0,1% vers 6,7725.

La Bourse de New York a clôturé dans le rouge jeudi, éprouvée par un nouveau coup de mou pour les semi-conducteurs avec le retour des inquiétudes sur les niveaux de valorisations et la rentabilité des investissements dédiés à l’intelligence artificielle (IA). Le Dow Jones a cédé 0,20%, l’indice Nasdaq à forte coloration technologique a reculé de 1,47% et l’indice S&P 500 a perdu 0,51%. Alors même que le géant TSMC a publié un bénéfice trimestriel ayant bondi de 77%, le secteur des semi-conducteurs s’est replié, illustration des attentes extrêmement élevées des investisseurs à l’égard de ce moteur de croissance pour Wall Street cette année. Plus importante capitalisation mondiale, le spécialiste des semi-conducteurs Nvidia a reculé de 2,40%. Broadcom a lui perdu 5,03%, Micron 5,65% et Marvell Technology a chuté de 8,71%.

Sur le marché obligataire, le taux d’emprunt de l’Etat américain à échéance dix ans se tendait légèrement à 4,56% contre 4,55% à la clôture la veille.

Ce matin en Asie : l’indice MSCI le plus large des actions d’Asie-Pacifique hors Japon reculait de 0,06% au début des échanges en Asie, tandis que le Nikkei chutait de 2,8%. Les prix du pétrole sont orientés à la hausse, le contrat à terme sur le Brent progressant de 0,7% à 84,83 dollars le baril, tandis que le brut américain (WTI) avançait de 0,7% à 79,49 dollars le baril. Sur la semaine, le Brent et le brut américain s’apprêtent à bondir de plus de 11 % chacun, marquant leurs gains les plus importants depuis avril.

Sur le marché des changes, l’euro était stable à 1,1442 dollar, tandis que la livre sterling s’échangeait à 1,3472 dollar. Le yen, quant à lui, stagnait près de son plus bas niveau en 40 ans, s’établissant à 162,38 pour un dollar, ce qui a provoqué de nouvelles interventions verbales de la part de la ministre japonaise des Finances, Satsuki Katayama, pour tenter de soutenir la monnaie. Par ailleurs, l’or au comptant progressait de 0,4 % à 3 985,64 dollars l’once.

Coup d’œil sur Trump

Le discours à la Nation de Donald Trump a duré 25 minutes durant lesquelles il a, évidemment, réaffirmé le vol de l’élection présidentielle en 2020 et dénoncé les failles présumées du système électoral américain. Avec dans son viseur : la Chine qu’il suspecte d’ingérence.