Infantino devrait demander le passeport américain…et les semi-conducteurs boivent encore la tasse

Le chef de la cellule FIFA de la Maison Blanche défend les footballeurs argentins, affirmant que les États-Unis sont attachés à la liberté d’expression. La Maison Blanche a apporté son soutien aux footballeurs argentins qui ont déployé une banderole en faveur de la revendication de leur pays sur les îles Malouines après leur victoire en demi-finale de la Coupe du monde contre l’Angleterre. Andrew Giuliani, chef de la cellule FIFA de la Maison Blanche, a défendu les joueurs argentins, déclarant que les États-Unis sont attachés à la liberté d’expression.

«Nous croyons en nos droits garantis par le Premier Amendement ici aux États-Unis d’Amérique», a déclaré Giuliani à Sky News lors d’une conférence de presse, interrogé sur son opinion concernant la banderole. «En ce qui concerne la possibilité et l’opportunité de faire ces déclarations, ils ont la possibilité de le faire aux États-Unis.»

En 2024, les joueurs espagnols Rodri et Álvaro Morata ont été suspendus un match par l’UEFA pour avoir scandé «Gibraltar est espagnol» lors des célébrations à Madrid après leur victoire contre l’Angleterre en finale de l’Euro.

ais à la fin c’est l’Espagne qui a gagné…

Coup d’œil sur les marchés

Les Bourses européennes ont terminé en nette baisse vendredi, le secteur des semi-conducteurs prolongeant ses pertes alors que ‌les investisseurs s’interrogent sur la durée du rallye boursier alimenté par l’IA, tandis que la remontée des prix du pétrole entretient les craintes d’inflation. À Paris, le CAC 40 a perdu 0,47% à 8.338,81 points. À Francfort, le Dax a reculé ​de 0,34% et à Londres, le FTSE 100 a pris 0,27%, aidé par la flambée des cours de l’énergie. L’indice EuroStoxx 50 a fini sur un recul de 0,84%, le FTSEurofirst 300 a perdu 0,36% et le Stoxx 600 a abandonné 0,34%. STMicroelectronics et Soitec ont perdu respectivement 3,9% et 3,1% à Paris, tandis que les groupes néerlandais ASMI, BESI et ASML ont abandonné d’environ 4% à ‌Amsterdam, dans une nouvelle séance difficile pour le secteur des puces électroniques. Ailleurs en Europe, le groupe de luxe Burberry a perdu 6,3% après avoir déclaré que le conflit en cours au Moyen-Orient pesait sur ses ⁠ventes en Europe.

En Suisse, le SMI a achevé la séance sur un gain de 0,54%. Le spécialiste des génériques Sandoz Group (+3,1%) a terminé sur la plus haute marche du podium, devant le fabricant d’accessoires et périphériques informatiques Logitech (+2,4%) et le réassureur Swiss Re (+1,8%). Les autres valeurs de l’assurance ont également progressé, Zurich Insurance prenant 1,8%, Helvetia Baloise 1,1% et Swiss Life 1,0%. Les trois poids lourds de la cote ont également soutenu les indices, le géant alimentaire Nestlé gagnant 1,2% et le géant pharma Novartis de 1,4%. Le bâlois a annoncé que le gendarme américain du médicament (FDA) a autorisé la mise sur le marché de Fabhalta (iptacopan) pour ralentir la perte de fonction rénale chez les adultes atteints de néphropathie à immunoglobuline A, une maladie auto-immune chronique des reins. Son concurrent Roche a fini sur un gain de 0,8%.

Les rendements des obligations d’État de la zone euro ont fini la séance en ordre dispersé mais ont connu un gain sur la semaine, la hausse des cours du pétrole ayant suscité chez les investisseurs la crainte que la BCE n’adopte une politique plus restrictive. Le rendement du Bund allemand à dix ans a perdu 1,2 point de base à 3,1243%, tandis que celui de l’obligation à deux ans, le plus sensible aux anticipations sur les taux, a gagné près de 2 points de base à 2,7769%.

Aux Etats-Unis, l’indice Dow Jones a cédé 0,77%, ou 406,55 points, à 52.146,42 points. Le Standard & Poor’s 500, plus large, a perdu 76,08 points, soit 1,01% à 7.457,69 points. Le Nasdaq Composite a reculé de son côté de 361,70 points, soit ​1,40% à 25.520,244 points. L’indice des semi-conducteurs de Philadelphie a subi sa plus forte baisse hebdomadaire depuis avril 2025 et accuse une chute de près de 18% depuis début juillet. Malgré ce recul, il ​affiche encore une progression d’environ 65% depuis le début de l’année, contre un ⁠gain de près de 9% pour le S&P 500 sur la même période. Parmi les principaux secteurs du S&P 500, l’énergie a été le seul à progresser (+1,16%), soutenu par l’envolée des prix du pétrole brut sur fond de signes d’intensification des hostilités ⁠dans la guerre en Iran. Broadcom a perdu 0,97%, AMD a reculé de 1,03%, Intel de 2% et Texas Instruments, de 2,47%. Le géant des puces Nvidia (-2,21% à 202,81 dollars) a même cédé brièvement vendredi son titre de plus grande capitalisation mondiale à Apple (+0,14% à 333,74 dollars), une première depuis mai 2025. Le mouvement de repli s’est étendu au reste de la tech américaine, à l’image de Microsoft (-1,82%), Meta (-2,79%), Amazon (-1,06%) ou Alphabet (-2,17%). Le géant de l’aérospatial SpaceX a lâché 5,43% à 123,99 dollars après l’annulation à la dernière minute d’un vol d’essai de sa gigantesque fusée Starship. Il devait s’agir du premier test du genre depuis l’entrée record en Bourse du titre mi-juin.

Sur le marché obligataire, le taux d’emprunt de l’Etat américain à échéance dix ans restait toutefois stable par rapport à la veille en clôture, à 4,55%.

Les contrats à terme sur le Brent de septembre de l’ICE ont progressé de 3,87 dollars pour clôturer à 88,10 dollars le baril. Les contrats à terme sur le WTI d’août CLc1 ont progressé de 3,54 dollars pour clôturer à 82,49 dollars le baril. L’écart Brent/WTI s’est creusé de 39 cents pour s’établir à -6,34 dollars à la dernière cotation, après avoir atteint un plus haut à -5,65 dollars et un plus bas à -6,43 dollars.

Ce matin en Asie : Le Nikkei japonais était fermé pour un jour férié, après avoir perdu 6,4% la semaine dernière lors d’une déroute menée par la technologie. L’indice MSCI le plus large des actions d’Asie-Pacifique hors Japon a cédé 0,3%, tandis que les valeurs vedettes chinoises ont progressé de 1,4%. Le marché sud-coréen, fortement exposé aux semi-conducteurs, a encore perdu 4,2%, après avoir plongé de près de 9% la semaine dernière. Les actions de SK Hynix, premier fabricant mondial de puces mémoire pour l’IA, et celles de son rival Samsung Electronics, ont chuté de près de 6% chacune. Ces deux titres représentent un peu plus de la moitié de la pondération de l’indice KOSPI.

L’euro était stable à 1,1433 dollar, après avoir passé plus d’une semaine à fluctuer entre 1,1377 et 1,1482 dollar. Le dollar se maintenait à 162,39 yens, juste en dessous de son récent sommet de 40 ans à 162,84, alors que les autorités japonaises agitent la menace d’une intervention si le yen devait s’affaiblir trop rapidement. La livre sterling s’est maintenue à 1,3449 dollar, les marchés obligataires attendant que le futur Premier ministre britannique, Andy Burnham, nomme un nouveau chancelier de l’Échiquier.

Le contrat à terme sur le Brent de la mer du Nord gagnait 2,09 dollars, soit 2,37%, à 90,19 dollars, atteignant son plus haut niveau depuis le 11 juin. Cette hausse prolonge les gains après une progression de 15,9% la semaine dernière, sa plus forte augmentation hebdomadaire depuis avril.

Coup d’œil sur Trump

Le président Donald Trump a imputé vendredi au Canada la propagation des fumées d’incendies de forêt aux États-Unis, affirmant qu’il ajouterait le «coût incalculable» de cette pollution aux tarifs douaniers déjà imposés sur les produits canadiens. «Nous tenons le Canada pour responsable du fait qu’ils n’entretiennent pas correctement leurs forêts… et les États-Unis sont inutilement envahis par un air sale, pollué et malsain», a-t-il affirmé dans une publication sur Truth Social.

«Il s’agit d’une négligence volontaire, qui devient un événement annuel coûtant des milliards de dollars aux États-Unis. Le coût de cette pollution doit nécessairement être ajouté aux TARIFS DOUANIERS que le Canada paie actuellement.»