Reflect Orbital souhaite optimiser le rendement de vos panneaux solaires grâce à des miroirs spatiaux. Et les résultats d'entreprises commencent à tomber contrairement à l'Iran qui reste debout et agressif...

La FCC a autorisé la société Reflect Orbital à tester un satellite, Earendil-1, afin de réfléchir les rayons du soleil vers la Terre et ainsi produire davantage d’énergie solaire et éclairer de vastes zones.

Créer de la lumière solaire à la demande: telle est la promesse de la start-up américaine Reflect Orbital, qui propose d’utiliser des miroirs en orbite pour réfléchir un surplus de lumière solaire vers la Terre. L’objectif n’est pas de rendre la planète entière plus ensoleillée, mais simplement d’augmenter la durée de production d’électricité des centrales solaires. Le plan initial prévoit le lancement de deux satellites en 2026 pour valider le concept. Ces satellites seraient équipés d’un miroir déployable de 18 m x 18 m et évolueraient en orbite terrestre basse, à environ 600 km d’altitude.

L’éclairage permettrait d’illuminer une zone au sol de 6 km de diamètre, avec une luminosité équivalente à celle de la pleine lune. C’est bien trop peu lumineux pour produire de l’énergie solaire, mais le plan consiste à déployer un grand nombre de satellites pointant dans la même direction afin de superposer les faisceaux: 5’000 d’ici 2030 et plus de 50’000 d’ici 2035. Les projets de satellites pour les « activités spatiales émergentes » en orbite terrestre basse deviennent de plus en plus extravagants. Ils sont devenus si bizarres que la FCC a récemment publié un document intitulé « Abondance du spectre pour des projets spatiaux insolites ».

Des millions de centres de données d’IA orbitaux sont également prévus. Les entreprises semblent se démener pour lancer tout ce qui pourrait convaincre les investisseurs d’y investir: publicité spatiale, hôtels pour milliardaires, pluies de météores artificielles, inhumations spatiales pour les cendres des défunts, faisceaux infrarouges alimentés à l’énergie solaire pour alimenter les centres de données et divers missiles orbitaux.

N.B. En février, SpaceX a déposé auprès de la FCC une demande pour un million de satellites supplémentaires, destinés à des «centres de données d’IA». Non seulement la FCC a accepté la demande de SpaceX, mais elle l’a fait avec une rapidité incroyable. Les scientifiques du monde entier n’ont alors eu que 30 jours pour modéliser les effets avec des informations terriblement incomplètes sur les masses, les tailles, les compositions et les distributions orbitales.

(Source : The Conversation, pcmag)

Coup d’œil sur les marchés

Les Bourses européennes ont terminé en hausse mardi. À Paris, le CAC 40 a fini sur un gain de 0,28% à 8.363,14 ​points. Le Footsie britannique a avancé de 0,58% et le Dax allemand a progressé de 0,59%. L’indice EuroStoxx 50 a gagné 0,87%, le FTSEurofirst 300 0,59% et le Stoxx 600 0,52%, à la faveur notamment d’une hausse de 2,05% du compartiment technologique européen. Virbac a grimpé de 5,06%, ‌le spécialiste de la santé animale ayant fait état d’une hausse de son chiffre d’affaires au deuxième trimestre et annoncé ⁠viser le haut de la fourchette de ses objectifs annuels. Maurel&Prom a pris 3,47%, l’opérateur pétrolier français ayant annoncé un bond de 27% de son chiffre d’affaires. Le groupe minier suédois Boliden a dévissé de 5,73% après avoir annoncé un bénéfice d’exploitation ‌trimestriel ajusté inférieur aux attentes. Wienerberger a reflué de 4,13%, le fabricant de matériaux de construction ayant émis un avertissement sur ses résultats annuels.

Le SMI a terminé sur un léger gain de 0,31%. La banque suisse Julius Baer a reculé de 3,96% après avoir averti que ses initiatives pour réduire les risques continueront à peser sur sa croissance. Le fabricant d’ascenseurs Schindler a ⁠plongé de 5,42%, son chiffre d’affaires trimestriel étant ressorti en dessous des attentes du marché. Novartis, qui ‌a fait état d’un résultat d’exploitation de base au deuxième trimestre supérieur aux attentes, a avancé de près de 2%. Les deux autres poids lourds, Roche (+0,6%) et Nestlé (-1,7%) ont évolué diversement, qui publient leurs résultats partiels jeudi.

Le moral des investisseurs en Allemagne s’améliore plus ‌que prévu en juillet, selon l’institut d’études économiques ZEW. Le Bund allemand à dix ans a fini sur un gain d’environ un point de base, à 3,16%. Le deux ans allemand a terminé à 2,79% après une ouverture à 2,77%. Les OAT flirtent avec les 4,00% (+2,5 à 3,975%) et les BTP italiens testent également les 4,00%.

Le dollar s’affermit de 0,17% face à un panier de devises de référence. L’euro est pratiquement stable, cédant 0,05%, à 1,1408 dollar, avant la décision de politique monétaire de la Banque centrale européenne (BCE) prévue jeudi. La livre sterling s’échange ​à 1,3367 dollar (-0,45%) alors que les investisseurs évaluent la perspective d’une augmentation des dépenses publiques en Grande-Bretagne et la manière dont le nouveau ministre des Finances, John Healey, les financera. Les principales cryptomonnaies ont confirmé leur rebond mardi dans le sillage du redressement des valeurs technologiques en Asie comme à Wall Street, signe d’un regain d’appétit pour le risque. Le bitcoin gagnait 1,6% sur 24 heures, à 66’502 dollars, après être repassé la veille au-dessus du seuil de 65’000 dollars.

Le marché pétrolier est en hausse, à un sommet en cinq semaines, en raison des craintes que les perturbations dans l’approvisionnement énergétique ne s’aggravent au Moyen-Orient suite à de nouvelles attaques entre les Etats-Unis et l’Iran et à la menace d’un blocus naval de l’Arabie saoudite par les Houthis du Yémen. Le Brent progresse de 2,02% à 91,03 dollars le baril et le brut léger américain (West Texas Intermediate, WTI) de 2,32% à 85,16 dollars.

La Bourse de New York a fini en hausse mardi, portée par les gains importants du secteur des semi-conducteurs. L’indice Dow Jones a gagné 0,74%, le S&P-500 0,89% et le Nasdaq a avancé de 1,29%. Neuf des onze secteurs majeurs du S&P-500 ont progressé, au premier rang desquels les technologies de l’information, qui ont progressé de 2,35%, soit la plus forte hausse du jour. Northrop Grumman a publié des résultats contrastés au deuxième trimestre 2026. Le groupe a bénéficié d’une solide dynamique commerciale mais a vu ses bénéfices s’éroder. Le titre cède 1,98%. General Motors a relevé certains de ses objectifs financiers annuels pour la deuxième fois cette année après la publication de comptes trimestriels encourageants. Le titre avance de 3,37%. Hasbro bondit de 10,14%, après avoir relevé ses objectifs financiers pour l’exercice 2026. Belle performance également pour 3M qui s’adjuge 9,25%. A l’occasion de sa publication trimestrielle, le conglomérat s’est permis de relever ses objectifs annuels de bénéfice par action.

Le rendement de référence des bons du Trésor américain à 10 ans a atteint son plus haut niveau en deux mois. Le rendement des bons du Trésor américain à 10 ans a augmenté de 3,41 points de base à 4,632%, après avoir touché 4,640 %, son plus haut niveau depuis le 20 mai. Le rendement des obligations à 2 ans, qui évolue généralement au rythme des anticipations de taux de la Fed, a progressé de 4,65 points de base pour s’établir à 4,262%.

Ce matin en Asie : L’indice MSCI le plus large des actions d’Asie-Pacifique hors Japon progressait de 1,2%, tandis que le Kospi sud-coréen s’adjugeait plus de 6%. Au Japon, le Nikkei 225 a gagné 1,9%. L’indice Shanghai Composite, principal baromètre des actions chinoises, a cédé 0,6% à l’ouverture et l’indice Shenzhen Component a quant à lui reculé de 0,7%.

L’or au comptant a progressé de 0,9% à 4’113,73 dollars l’once après avoir atteint son plus haut niveau depuis le 10 juillet. Par ailleurs, l’argent au comptant a gagné 1,8%, le platine a progressé de 1,6% et le palladium a augmenté de 1,6%.

Dans le secteur céréalier, le contrat de blé le plus actif sur le Chicago Board of Trade (CBOT) a progressé de 0,6%, prolongeant ses gains pour une deuxième séance consécutive. Le soja a pris 0,2% et le maïs a grimpé de 0,3%. Les prix du blé ont été soutenus ces dernières semaines par les attaques menées par l’Ukraine et la Russie contre des navires céréaliers et des infrastructures portuaires en mer Noire et en mer d’Azov.

Les forces américaines ont déclaré avoir commencé à frapper des cibles militaires iraniennes pour la onzième nuit consécutive, tandis que le Koweït a fait état d’attaques de drones iraniens. Le contrat à terme sur le Brent a progressé de 0,55% à 91,51 dollars après l’ouverture des marchés, tandis que le brut américain West Texas Intermediate (WTI) a grimpé de 0,36% à 84,64 dollars dans des volumes d’échanges limités.

Coup d’œil sur Trump

Le président américain Donald Trump s’apprête à imposer de nouveaux droits de douane à des dizaines de pays dès cette semaine, a rapporté le Financial Times mardi, alors que son tarif douanier mondial temporaire de 10% expire vendredi. Le FT précise que les nouveaux droits de douane les plus immédiats devraient être équivalents aux 10% actuellement en vigueur, mais que l’administration mène également d’autres enquêtes qui pourraient lui conférer l’autorisation légale de proposer des droits de douane plus élevés. Nous verrons ce qui adviendra pour la Suisse.

De plus, Trump annonce qu’ « À compter du 1er août 2026, tous les médicaments génériques importés aux États-Unis bénéficieront d’un droit de douane de zéro pour cent pendant deux ans. Ce droit passera ensuite à 100% pendant un an, puis à 200% par la suite. Cette mesure vise à relocaliser la production de médicaments génériques aux États-Unis, et prévoit des sanctions pour les entreprises qui ne construiront pas d’usines et d’équipements dans les délais impartis. L’objectif de cette politique est de protéger la population américaine. La politique relative aux médicaments brevetés, de marque ou innovants, qui a fait ses preuves, restera inchangée. Des installations pharmaceutiques sont construites à un rythme sans précédent partout aux États-Unis. «