Très bons résultats dans le secteur bancaire européen mais en Suisse, les poids lourds "pèsent" sur le marché. Rebond de la tech aux Etats-Unis.

Avis aux pyromanes…

Demain, la fête suisse se caractérise par:

  • Des feux d’artifice (privés et publics) dans tout le pays (sauf cette année…)
  • Des feux de joie allumés sur les collines et montagnes, en particulier le soir (sauf cette année…)
  • Des discours officiels prononcés par des personnalités politiques (conseillers fédéraux, conseillers d’État)
  • L’illumination de monuments comme la Chapelle de Guillaume Tell
  • Le hissage de drapeaux suisses aux fenêtres et balcons
  • Des repas traditionnels, parfois avec brunchs à la ferme (une tradition plus récente popularisée par l’Union suisse des paysans)

Le mythe de Guillaume Tell

La fête est étroitement associée à la légende de Guillaume Tell, symbole de la résistance à l’oppression, bien que cette légende ne soit pas historiquement liée au Pacte de 1291 lui-même — elle s’y est greffée culturellement au fil du temps, notamment via l’œuvre de Schiller (1804) qui a popularisé le mythe.

Coup d’œil sur les marchés

Les Bourses européennes ont terminé en hausse jeudi à la faveur de solides résultats d’entreprises publiés qui ont pris le ‌pas sur l’évolution de la situation au Moyen-Orient et la politique monétaire des banques centrales. À Paris, le CAC 40 a fini sur un gain de 0,92%. Le Footsie britannique a perdu 0,10, plombé par le retournement du pétrole. Le Dax allemand ​a progressé de 0,45%. L’indice EuroStoxx 50 a gagné 1,53%, le FTSEurofirst 300 0,71% et le Stoxx 600 0,77%, ce dernier indice étant tiré par les compartiments des ressources de base, l’industrie, la finance et les nouvelles technologies. Société générale a grimpé de 5,70% après avoir dépassé les attentes au deuxième trimestre, l’activité de banque de détail compensant la banque d’investissement. Stellantis a cédé 4,31%, ​le constructeur automobile ayant prévenu que son redressement prendra du temps. Airbus a abandonné 2,81%, alors même que ‌l’avionneur européen a publié des résultats trimestriels supérieurs aux attentes. L’Oréal a pris 2,73%, le numéro un mondial de cosmétiques ayant annoncé des ventes supérieures aux attentes au titre du deuxième ⁠trimestre. Bouygues s’est envolé de 7,12% après avoir fait état d’un chiffre d’affaires semestriel légèrement supérieur aux attentes. Schneider Electric a gagné 10,82%, le fabricant français d’équipements électriques ayant relevé son objectif de croissance de l’Ebita 2026. Amundi grimpé de 6,39% après avoir fait état d’un bénéfice trimestriel record au titre du deuxième trimestre et publié une collecte nette de 24,4 milliards d’euros, deux fois plus que prévu. SCOR a avancé de 2,99%, touchant en séance un record, après un ⁠résultat net au-dessus des attentes au titre du deuxième ‌trimestre. Adidas a dévissé de 11,52%, tombant en séance en queue du Stoxx 600, les résultats inférieurs aux attentes venant ternir la révision à la hausse des prévisions de chiffre d’affaires. BBVA s’est octroyé 4,99% après avoir ⁠agréablement surpris avec un nouveau programme de rachat d’actions à la suite d’un bénéfice net trimestriel meilleur que prévu.

En Suisse, le SMI a fini en recul de 0,65%. Logitech (-6,5%) a fini lanterne rouge, derrière Roche et Novartis (chacun -2,3%). Lors de la présentation de ses résultats trimestriels mardi, le fabricant d’accessoires informatiques a signalé un arrêt temporaire de la production chez l’un des fournisseurs de semi-conducteurs. Les autres poids lourds UBS (-0,5%) et Nestlé (-0,4%) ont également freiné l’indice.

L’économie de la zone euro a rebondi plus que prévu au deuxième trimestre, de 0,4%, grâce notamment à une forte augmentation des investissements dans l’IA, montre la première estimation publiée par Eurostat. La croissance de l’économie allemande a ralenti moins que ​prévu au deuxième trimestre, de 0,2%, montrent les données préliminaires publiées par l’Office fédéral de la statistique. Le taux de chômage en zone euro est ressorti ‌à 6,3% de la population active en juin, contre un consensus à 6,2%, selon les données officielles. En Europe, le rendement du Bund allemand à dix ans a suivi la tendance et fini en hausse de 1,1 point, à 3,1677%.

Aux Etats-Unis, le Nasdaq s’est envolé de 2,78%, l’indice S&P 500 a gagné 1,66% et le Dow Jones s’est octroyé 1,19%. L’action Microsoft a été propulsée jeudi de plus de 15%, soit un gain d’environ 400 milliards de dollars de capitalisation boursière. Elle a entraîné dans son sillage les géants des puces, comme Nvidia (+2,65%, AMD (+13,00%) ou Broadcom (+4,73%), qui ont aussi profité d’achats à bon compte. Contrairement à Microsoft, Meta (Facebook, Instagram) a pâti d’une rentabilité affaiblie par ses dépenses colossales dans l’IA. La marge opérationnelle est ainsi tombée de 43% à 31% en un an et la trésorerie disponible s’est effondrée à 784 millions de dollars, contre 8,5 milliards un an plus tôt. Son titre a chuté de 7,95% à 539,03 dollars. Amazon a fait mieux qu’escompté toujours tiré par son activité d’informatique à distance (« cloud »). Dans les échanges électroniques après la fermeture de Wall Street, son titre prenait plus de 7%. Apple perdait 2,44%, malgré des résultats également meilleurs qu’attendu.

Côté macroéconomique, la place américaine a bien accueilli l’indice d’inflation PCE pour le mois de juin, qui a montré que la progression des prix aux États-Unis a marqué le pas sur la période, comme attendu. Après avoir atteint la veille un plus haut depuis 2007, le rendement obligataire des emprunts de l’Etat américain à long terme (30 ans) s’est maintenu à un haut niveau. L’échéance à dix ans évoluait à 4,67% vers 20H35 GMT contre 4,68% à la clôture la veille.

Ce matin en Asie : le Kospi a bondi de 14% peu après l’ouverture, effaçant les lourdes pertes subies plus tôt dans la semaine. Malgré le redressement de vendredi, le Kospi restait en voie de perdre 24 % sur le mois de juillet, marquant sa plus forte perte mensuelle depuis 1997. Le Nikkei a progressé de 5% et l’indice MSCI le plus large des actions d’Asie-Pacifique hors Japon a grimpé de 3%. L’indice Shanghai Composite, principal baromètre des actions chinoises, a débuté la séance sur une progression de 0,8%. De son côté, l’indice Shenzhen Component a bondi de 3,0%.

Le yen s’est replié de 0,6 % à 160,51 pour un dollar, cédant une partie de sa progression de 2,4 % enregistrée jeudi après que le Japon est intervenu sur le marché des changes pour éloigner la monnaie de ses plus bas de 40 ans. La vigueur du yen a par contrecoup maintenu la pression sur le dollar, laissant l’euro proche d’un plus haut de plus d’un mois à 1,1518 dollar, tandis que la livre sterling s’échangeait à 1,3456 dollar, conservant l’essentiel de son gain de 0,7 % de jeudi.

L’or au comptant a cédé 0,6% à 4’076,53 dollars l’once mais se dirigeait vers une hausse hebdomadaire de 0,6%. Les prix affichent une progression d’environ 1,7% ce mois-ci. L’argent au comptant a reculé de 0,8 % à 58,48 dollars l’once. Le platine a glissé de 1,7% à 1’631,77 dollars, et le palladium a baissé de 0,8% à 1’294 dollars

Les prix du pétrole ont légèrement progressé alors que les tensions au Moyen-Orient persistent. Les contrats à terme sur le Brent ont augmenté de 0,4% à 89,38 dollars le baril, tandis que le brut américain a progressé de 0,3% à 83,84 dollars le baril.

Coup d’œil sur Trump

Donald Trump a annoncé jeudi qu’un accord avait été conclu sur le désarmement du Hamas dans la bande de Gaza. Des responsables du Hamas ont confirmé peu de temps après un accord avec Israël.