Une nouvelle étude de l’Abilene Academy révèle que, dans le canton suisse le moins préparé en matière de cybersécurité, on recense près de six postes vacants dans l’IA pour chaque poste dédié à la cybersécurité. Cette situation suscite des inquiétudes : les organisations étendent rapidement leur empreinte numérique sans investir suffisamment dans les dispositifs de sécurité indispensables à leur protection.
Ces résultats interviennent alors que, selon Deloitte, 53% des dirigeants suisses ont déjà intégré l’IA dans leurs processus de travail.
Pour mener cette étude, les experts en conformité et cybersécurité d’Abilene Academy ont analysé les offres d’emploi publiées sur Glassdoor dans les domaines de l’intelligence artificielle et de la cybersécurité, couvrant 13 cantons suisses. Chaque canton s’est ensuite vu attribuer une note sur 100, le Cyber Readiness Score», évaluant le développement des postes essentiels en cybersécurité par rapport à la croissance des emplois liés à l’IA.

Principales conclusions
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Le canton de Vaud apparaît comme le moins bien préparé en matière de cybersécurité, avec seulement 69 postes liés à la sécurité contre un impressionnant total de 393 postes dans l’IA. Autrement dit, on y compte près de 5,7 recrutements dans l’IA pour chaque poste en cybersécurité. Ce déséquilibre laisse penser que les organisations vaudoises pourraient être davantage exposées aux risques cyber, l’adoption de l’IA progressant plus rapidement que les investissements dans les compétences de sécurité.
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À l’inverse, Bâle-Campagne se distingue comme le canton le mieux préparé en matière de cybersécurité, avec un score parfait de 100. Les emplois en cybersécurité y dépassent même ceux liés à l’IA, avec 1,24 poste en cybersécurité pour chaque poste dans l’IA. Selon le « Cyber Readiness Score » de l’étude, le canton est ainsi près de sept fois mieux préparé que le canton le moins bien classé.
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Le canton de Zurich, le plus peuplé de Suisse, concentre de loin le plus grand nombre d’emplois dans les domaines de la cybersécurité et de l’IA. Il se hisse à la cinquième place du classement général, avec environ 2,8 postes liés à l’IA pour chaque emploi en cybersécurité.
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Sur le plan sectoriel, l’industrie des biens de consommation est la moins bien préparée face aux enjeux de cybersécurité, avec un seul poste en cybersécurité pour neuf emplois liés à l’IA. À l’opposé, le secteur des services fiscaux et comptables affiche le meilleur niveau de préparation, avec trois postes en cybersécurité pour chaque poste dans l’IA.
Alexis Hirschhorn, formateur en sécurité de l’information et cybersécurité à l’Abilene Academy, déclare:
«Les entreprises suisses adoptent l’IA à un rythme sans précédent. Pourtant, beaucoup développent leurs capacités en intelligence artificielle plus rapidement qu’elles n’investissent dans les ressources humaines nécessaires pour en garantir la sécurité. Chaque nouveau système d’IA déployé au sein d’une organisation élargit son empreinte numérique et augmente, par conséquent, sa surface d’exposition aux cybermenaces.
Lorsque les recrutements en cybersécurité ne suivent pas le rythme de l’adoption de l’IA, les entreprises deviennent plus vulnérables à des risques tels que les fuites de données, le phishing alimenté par l’IA, les attaques par injection de prompts ou encore les manquements aux exigences réglementaires.
Ces résultats rappellent que la cybersécurité ne peut plus être considérée comme un simple volet secondaire de la transformation numérique. Les organisations doivent intégrer la sécurité dès la conception de leur stratégie d’IA, en mettant en place les compétences, les processus et la gouvernance nécessaires pour accompagner cette évolution.»
Pour plus d’information : https://www.abileneacademy.ch/