La fin du mois de juillet a été favorable aux marchés financiers à l’exception de la Suisse. Durant le mois le pétrole progresse d’environ 20% et Trump recommence sa partie de poker menteur.

Le président chinois Xi Jinping a ordonné la semaine dernière à l’Armée populaire de libération (APL) d’intensifier l’application militaire de l’intelligence artificielle et des systèmes sans pilote. Lors d’une session d’étude du Politburo, il a déclaré que les forces armées devaient se doter d’un «système militaire intelligent», selon le compte rendu officiel. Cette directive intervient quelques jours avant le 99e anniversaire de l’APL et s’inscrit pleinement dans les objectifs de modernisation fixés par Pékin pour son centenaire en 2027.

D’après l’agence de presse officielle Xinhua, citée par Bloomberg, Xi a indiqué lors de cette session que l’APL devait renforcer l’application militaire des technologies intelligentes sans pilote, approfondir le développement des systèmes d’information en réseau et construire progressivement une armée intelligente. Le rapport met l’accent sur les capacités autonomes et celles reposant sur l’IA comme axe prioritaire et les rattache à la doctrine d’« intelligence » qui guide la planification de l’APL depuis des années. Xi a associé cette impulsion technologique à une campagne anticorruption renouvelée au sein de l’armée et a réaffirmé le principe selon lequel les forces armées sont responsables, en toutes circonstances, devant le Parti.

Pékin considère de plus en plus l’IA et les plateformes sans pilote comme les technologies qui vont remodeler la guerre moderne, et les remarques de Xi interviennent au moment même où les États-Unis investissent massivement dans l’IA militaire et les systèmes autonomes.

Coup d’œil sur les marchés

Le CAC 40 s’affiche en hausse de 0,96%, à 8 567 points, à seulement quelques points de son niveau d’avant le conflit au Moyen-Orient. Le vendredi 27 février, avant le début des hostilités, le principal indice français avait terminé la séance à 8 580,75 points, un niveau qu’il n’a plus approché depuis. Sur les autres places européennes, c’est également le vert qui domine. Le DAX 40 à Francfort s’adjuge 0,99%, et le FTSE 100 à Londres progresse de 0,68%. En France, Saint-Gobain s’affiche en tête de l’indice CAC 40 avec un gain de 6,65% après la présentation de résultats semestriels globalement supérieurs aux prévisions. Euronext n’est pas loin derrière et progresse de 4,69%. L’opérateur boursier paneuropéen a vu son bénéfice net ajusté bondir de près de 20%, à 245 millions d’euros au deuxième trimestre. En dehors du CAC 40, Worldline s’envole de 17,85%. En pleine mise en œuvre de son plan de transformation, le spécialiste des services de paiements a vu sa marge atteindre 16,9% au premier semestre. A l’inverse Vivendi chute de 16,55%, pénalisé par les résultats d’Universal Music Group dont le titre dévisse actuellement de 23,13% à la Bourse d’Amsterdam. Le groupe a dévoilé une baisse de son bénéfice au premier semestre. Il est passé de 1,43 milliard d’euros, à 222 millions d’euros seulement. Ailleurs en Europe, Amplifon s’adjuge 7,70% à la Bourse de Milan. La société a confirmé ses objectifs annuels après avoir publié un bénéfice net en hausse de 12% au premier semestre. Enfin, Puma abandonne 6,05%, même si le spécialiste des vêtements de sport a annoncé une perte d’exploitation trimestrielle moins importante que prévu.

En Suisse, le SMI a terminé en repli de 0,32%. Nestlé (-1,7%) a fortement pesé sur l’indice. Novartis (-0,1%) a également cédé du terrain, alors que Roche (+0,1%) en a gagné. Ce dernier a obtenu le feu vert des autorités chinoises pour la mise sur le marché d’une seringue prête à l’emploi contenant du Vabysmo, le médicament ophtalmique phare du groupe pharmaceutique bâlois.

En France, selon des données préliminaires de juillet, l’inflation a accéléré de 0,6%, contre des attentes à 0,3%. En Europe, le rendement du Bund allemand à dix ans a pris 0,6 point de base à 3,2087%, tandis que le deux ans a avancé de 0,5 point de base à 2,8140%.

L’indice Dow Jones a gagné 0,53%. Le Standard & Poor’s 500 a pris 0,70%. Le Nasdaq Composite a avancé de son côté de 1,00%. Apple (AAPL) a chuté de 7,1 %, signant la pire performance du Dow Jones et l’un des plus forts replis du S&P 500. La société a manqué les estimations du marché concernant les revenus de l’iPad et des services au cours de son troisième trimestre fiscal. Amazon a signé la meilleure performance du Dow Jones et du S&P 500. Jeudi soir, le géant du commerce électronique avait publié des bénéfices au deuxième trimestre supérieurs aux estimations de Wall Street, portés par un bond de 37 % de son activité de cloud computing, Amazon Web Services (AWS). Dans le reste de l’actualité des entreprises, les géants pétroliers Exxon Mobil (XOM) et Chevron (CVX) ont fait état de résultats en hausse sur un an au deuxième trimestre, les perturbations de l’offre au Moyen-Orient ayant soutenu les prix du brut. L’action Exxon a reculé de 1 %, tandis que Chevron a progressé de 2,4%. Newell Brands (NWL) a bondi de 9%, ses bénéfices du deuxième trimestre ayant augmenté de manière inattendue sur un an grâce à des remboursements de droits de douane, tandis que le fabricant de produits de consommation a renoué avec la croissance de son chiffre d’affaires pour la première fois en plus de quatre ans. Sur l’ensemble du mois de juillet, le Nasdaq a cédé 3,2% et le S&P 500 a légèrement reculé de 0,1%, marquant un deuxième mois consécutif de pertes pour ces deux indicateurs. Le Dow Jones a progressé de 0,3%, enregistrant ainsi son quatrième gain mensuel consécutif.

Les rendements du Trésor américain étaient en hausse, le taux à 10 ans progressant de 5,5 points de base à 4,72 %, tandis que le taux à 2 ans a pris 3,3 points de base à 4,26 %.

L’or au comptant a reculé de 1,2% à 4’052,33 dollars l’once troy, tandis que l’argent a baissé de 1,6% à 58,08 dollars l’once.

Le pétrole brut West Texas Intermediate (WTI) était en hausse de 1,1% à 84,52 dollars le baril en fin d’après-midi vendredi, tandis que le Brent progressait de 1,2% à 90,12 dollars. Les deux références s’apprêtent à clôturer le mois de juillet sur des gains mensuels de plus de 20%, après deux mois consécutifs de baisse.

Ce matin en Asie : la bourse de Tokyo a reculé, s’éloignant de son plus haut d’une semaine atteint lors de la séance précédente, pénalisé par une appréciation rapide du yen après que Tokyo et Washington ont confirmé avoir mené une rare intervention conjointe sur le marché des changes en fin de semaine dernière. Le Nikkei a chuté de 2,2% tandis que le Topix a perdu 2,8%. L’indice Shanghai Composite a ouvert en baisse de 0,5% et le Shenzhen Component a quant à lui reculé de 0,6%. En Corée, le KOSPI a reculé de 5,5%. Parmi les poids lourds de l’indice, le fabricant de puces Samsung Electronics a chuté de 7,05%, tandis que son homologue SK Hynix a perdu 7,16%.

Les contrats à terme sur le blé à Chicago ont baissé lundi, alors que les espoirs d’un accord entre les États-Unis et l’Iran ont laissé entrevoir la perspective d’une ouverture du détroit d’Ormuz, permettant une circulation plus fluide du pétrole et des engrais. Les contrats à terme sur le maïs et le soja ont également baissé.

Le baril de Brent pour livraison en octobre a chuté de 4,7%.

Coup d’œil sur Trump

Selon Trump, les États-Unis étaient «prêts à frapper la République islamique d’Iran, à des niveaux […] de force et de puissance jamais vus depuis la Seconde Guerre mondiale», a-t-il écrit samedi sur sa plateforme Truth Social. «Malgré cela, nous venons d’être priés par l’Iran, et par d’autres pays du Moyen-Orient, de suspendre toute attaque». Cités par l’agence de presse Mehr, des responsables militaires iraniens ont dénoncé «un nouveau mensonge».