Après le D-Day il y a le Q-Day et peut-être un T-Day (comme Trump-Day)? En attendant, les indices boursiers américains enregistrent de nouvelles hausses et Space X peine à décoller.

L’informatique quantique englobe plusieurs disciplines, dont le matériel et les algorithmes quantiques. Encore en développement, la technologie quantique permettra bientôt de résoudre des problèmes complexes que les supercalculateurs classiques ne peuvent résoudre (ou pas assez rapidement).

En exploitant la physique quantique, les ordinateurs quantiques à grande échelle pourront s’attaquer à certains problèmes complexes bien plus rapidement que les machines classiques modernes. Ils ont le potentiel de résoudre en quelques minutes ou quelques heures des problèmes qui prendraient des millénaires aux machines conventionnelles.

La mécanique quantique, l’étude de la physique à l’échelle nanométrique, révèle des principes naturels fondamentaux surprenants. Les ordinateurs quantiques exploitent précisément ces phénomènes pour accéder à des méthodes mathématiques de résolution de problèmes inaccessibles à l’informatique classique seule.

En pratique, les ordinateurs quantiques devraient être largement utiles pour deux types de tâches : la modélisation du comportement des systèmes physiques et l’identification de motifs et de structures dans l’information.

La mécanique quantique est en quelque sorte le système d’exploitation de l’univers. Un ordinateur qui utilise les principes de la mécanique quantique pour traiter l’information présente certains avantages pour la modélisation des systèmes physiques. Par conséquent, l’informatique quantique présente un intérêt particulier pour les applications en chimie et en science des matériaux. Par exemple, les ordinateurs quantiques pourraient aider les chercheurs à identifier plus rapidement et plus efficacement des molécules utiles pour des applications pharmaceutiques ou d’ingénierie.

Les ordinateurs quantiques peuvent également traiter des données grâce à des techniques mathématiques inaccessibles aux ordinateurs classiques. Autrement dit, ils peuvent structurer les données et contribuer à la découverte de schémas que les algorithmes classiques seuls pourraient manquer. En pratique, cette capacité pourrait s’avérer utile pour des applications allant de la biologie (par exemple, le repliement des protéines) à la finance.

Aujourd’hui, une grande partie de la recherche en informatique quantique consiste à identifier des algorithmes et des applications dans ces vastes domaines d’utilisation. Parallèlement, d’importants efforts sont consacrés au développement de la technologie elle-même.

Des institutions de premier plan comme IBM, Amazon, Microsoft et Google, ainsi que des start-ups telles que Rigetti et IonQ, continuent d’investir massivement dans cette technologie prometteuse. De ce fait, l’informatique quantique devrait représenter un marché de 1 300 milliards de dollars d’ici 2035.

Le Q-Day, c’est quoi?

Le Q-Day (« Quantum Day ») est le nom informel donné au jour hypothétique où un ordinateur quantique deviendra assez puissant pour casser le chiffrement à clé publique (RSA, ECC) qui protège aujourd’hui la majorité des communications sur internet. Il ne s’agit pas d’une date précise, mais d’un seuil de capacité technique qui permettrait à un ordinateur quantique dit « cryptographiquement pertinent » (CRQC) de casser des algorithmes comme RSA et le chiffrement à courbe elliptique.

Quand pourrait-il arriver?

Personne ne connaît la date exacte, mais les estimations se resserrent:

La plupart des experts placent l’arrivée d’un ordinateur quantique cryptographiquement pertinent dans les années 2030 ou plus tard, même si les échéances varient beaucoup.

Google a récemment averti que des ordinateurs quantiques pourraient être capables de pirater certains systèmes chiffrés dès 2029, une échéance qui réduit drastiquement la fenêtre de préparation par rapport aux prévisions précédentes des spécialistes en cybersécurité.

Les estimations du nombre de qubits nécessaires ont fortement chuté : alors qu’en 2016 on parlait de 20 millions de qubits bruités pour casser RSA-2048, des travaux de 2025 de Google Quantum AI ont fait tomber ce chiffre sous le million. Cela dit, aucune machine déployée en 2026 n’approche ces ordres de grandeur, même à deux ordres de grandeur près.

Pourquoi s’en inquiéter dès maintenant?

Le vrai danger, c’est le principe du « Harvest Now, Decrypt Later » (récolter maintenant, déchiffrer plus tard): un adversaire qui archive aujourd’hui du trafic chiffré collecte des données qui pourraient rester exploitables — financièrement, stratégiquement ou opérationnellement — des années plus tard, une fois qu’un ordinateur quantique suffisamment puissant existera. Le risque le plus important commence donc avant le Q-Day lui-même, puisque des attaquants peuvent voler des données chiffrées aujourd’hui pour les déchiffrer plus tard.

Les échéances réglementaires déjà fixées

Plusieurs organismes ont posé des dates butoirs pour la migration vers la cryptographie post-quantique:

  • NIST : dépréciation de RSA et ECC après 2030, interdiction totale après 2035.
  • NSA (CNSA 2.0) : tous les nouveaux systèmes de sécurité nationale doivent être « quantum-safe » dès janvier 2027, migration complète exigée d’ici 2035.
  • NCSC (Royaume-Uni) : systèmes critiques migrés d’ici 2031, migration complète d’ici 2035.
  • Google s’est fixé un objectif interne de 2029 pour sa propre migration vers la cryptographie post-quantique.

Coup d’œil sur les marchés

Le Qatar a fait état mardi de ⁠progrès en vue d’un règlement diplomatique du conflit entre les États-Unis et l’Iran, les médiateurs, dont il est, s’employant à renouer le fil du dialogue entre les ‌belligérants. Le porte-parole du ministère qatari des Affaires étrangères, Majed al-Ansari, a déclaré que les contacts entre Washington et Téhéran en étaient à des « étapes très avancées » et que les médiateurs – le Qatar, le Pakistan et Oman – coordonnaient étroitement leurs efforts respectifs.

Le secrétaire au Trésor américain, Scott Bessent, et le ​secrétaire d’État, Marco Rubio, ont par ailleurs tous deux souligné les ‌progrès réalisés dans les discussions visant à rouvrir le détroit d’Ormuz, artère vitale de l’approvisionnement mondial en pétrole dont la fermeture ⁠depuis le début du conflit avait engendré jusqu’alors une flambée des prix de l’énergie.

Le Brent perd 5,75% à 78,95 dollars le baril et le brut léger américain (West Texas Intermediate, WTI) chute de 6,21% à 75,35 dollars.

À Paris, le CAC ​40 a terminé sur un gain de 0,61%. Le Footsie britannique a avancé de 0,20% et le Dax allemand de 0,85%. L’indice EuroStoxx 50 a progressé de 0,97%, le FTSEurofirst 300 de 0,78% et le Stoxx 600 de 0,77%.  Zalando a plongé de 13,36%, le détaillant en ligne de vêtements ayant indiqué s’attendre à une croissance pour cette année située dans ⁠la moitié inférieure de sa fourchette précédemment annoncée. Le géant pharmaceutique Bayer a progressé de 2,4% à la suite de ses ⁠résultats, ayant fait état d’une hausse surprise de ‌1,9% de son bénéfice d’exploitation trimestriel. Lufthansa a chuté de 8,21%, la compagnie aérienne allemande ayant établi une fourchette pour son bénéfice d’exploitation ajusté (Ebit) de 2026 comprise entre 1,7 milliard et ​2,2 milliards d’euros, après que cet indicateur a été réduit de plus de moitié au deuxième ‌trimestre en raison de la hausse des coûts du carburant.

En Suisse, le SMI a terminé en hausse de 0,64%. Tous les poids lourds ont terminé en progression sauf Nestlé (-0,1%). Novartis a avancé de 0,08%, UBS de 2,0%, et le bon Roche de 0,4%. Ce dernier s’est invité dans un programme de recherche oncologique du californien Nurix Therapeutics, moyennant un versement initial de 700 millions de dollars. La lanterne rouge a été attribué à Zurich Insurance (-1,0%).

Outre-Rhin, le rendement du Bund allemand à dix ans a abandonné 1,2 point de base à 3,1048%, tout comme le deux ans à 2,7038%.

Nouveaux records des bourse américaines. L’indice Dow Jones a gagné 1,71%, le SP500 1,79% et le Nasdaq 2,59%. Côté valeurs, Palantir Technologies a bondi de près de 30% et a enregistré sa plus forte hausse quotidienne en pourcentage depuis février 2024, après avoir revu à la hausse ses prévisions de chiffre d’affaires annuel. Caterpillar, considéré comme un baromètre de l’économie industrielle mondiale, a gagné plus de 6% après avoir revu à la hausse ses prévisions de croissance du chiffre d’affaires annuel, le développement des centres de données dédiés à l’IA ayant stimulé la demande pour ses équipements de production d’électricité et de construction.

Le rendement des bons du Trésor à 10 ans s’établit désormais à 4,6187%, en baisse par rapport au plus haut de la semaine dernière à 4,747%.

Ce matin en Asie : L’indice japonais Nikkei a grimpé de 3,0% et le KOSPI a progressé de 3,4%, poursuivant ainsi sa série de fluctuations brutales. L’indice MSCI le plus large des actions de la région Asie-Pacifique hors Japon a progressé de 1,5%. Les actions chinoises du secteur du matériel d’intelligence artificielle ont chuté mercredi après l’annonce selon laquelle l’administration Trump préparait une interdiction des importations aux États-Unis de nouveaux modèles de composants chinois destinés aux centres de données. L’indice Shanghai Composite a débuté la séance en baisse de 0,2% et l’indice Shenzhen Component a reculé de 1,7%.

L’or au comptant gagnait 0,1% à 4’081,09 dollars l’once alors que l’argent au comptant a progressé de 0,2%, le platine a reculé de 0,2% et le palladium a perdu 0,4%.

Les contrats à terme sur le soja, le blé et le maïs à Chicago ont reculé pour la deuxième séance consécutive mercredi, sous la pression de la baisse des prix du pétrole.

Le Brent a reculé de 0,4% à 79,02 dollars le baril, loin de son plus haut de juillet à 102 dollars, tandis que le brut américain a baissé de 0,5% à 75,35 dollars.

Les investisseurs ont semblé prendre leurs bénéfices sur AMD alors même que ses résultats avaient dépassé les prévisions. L’action du fabricant de puces a chuté de 9% après la clôture. Le groupe spécialisé dans l’IA et les satellites SpaceX a perdu 7,5%, effaçant une grande partie de son rebond enregistré pendant la séance régulière (+ 9,4%), en raison des craintes que ses dépenses d’investissement n’épuisent l’intégralité de sa trésorerie.

Coup d’œil sur Trump

Le président américain Donald Trump a déclaré que Washington possédait «bien plus de munitions que n’importe quel autre pays au monde, et bien plus que nécessaire», affirmant également que les entreprises de défense américaines «produisaient plus de munitions qu’elles n’en avaient jamais produit auparavant, en plus d’agrandir leurs usines et leurs équipements à des niveaux records».