Un petit tour des compagnies américaines bénéficiant des largesses de l’administration de Trump. Et ralentissement de la progression annuel du PPI qui confirme les données du CPI du jour précédent, donc détente des taux.

Voici plus de détails sur les entreprises de défense toutes liées de près ou de loin à a16z et/ou 1789 Capital:

Anduril Industries — fabricant d’armes autonomes

a16z est son investisseur historique depuis 2019, ayant dirigé ou co-dirigé chaque levée de fonds majeure depuis lors.

1789 Capital a rejoint le tour de table en 2022.

En mai 2026, un tour de financement de 5 milliards $ (co-dirigé par a16z) a fait doubler sa valorisation à 61 milliards $ — quelques mois seulement après qu’un contrat de l’armée américaine pouvant atteindre 20 milliards $ lui a été attribué.

Selon CNN, Anduril a reçu environ 1,25 milliard $ de financements fédéraux durant les 500 premiers jours du second mandat Trump, contre environ 760 millions $ pour une période comparable sous Biden.

Anduril vend aussi des tours de surveillance autonomes à la Customs and Border Protection (pour des contrats de plusieurs centaines de millions de dollars), et une délégation dirigée par son PDG s’est récemment rendue en Israël pour promouvoir des ventes au ministère de la Défense israélien.

Hadrian — fabrication de défense/aérospatiale

a16z l’a publiquement soutenu via sa division « American Dynamism »; Reuters l’identifie aussi parmi les participations de 1789 Capital.

L’entreprise construit des usines automatisées produisant des pièces métalliques de précision pour des systèmes d’armement avancés, avec une ligne de production intégrée dans une usine de missiles Lockheed Martin.

En mars 2026, elle a obtenu un partenariat avec la marine américaine pouvant atteindre 900 millions $, dans le cadre d’un plan de 2,4 milliards $ pour construire trois usines de composants de sous-marins nucléaires, ainsi qu’un contrat de 80 millions $ avec l’armée de terre pour automatiser un dépôt militaire au Texas.

SpaceX — décrite par un partenaire de 1789 Capital comme le plus gros investissement du fonds

Sa présidente, Gwynne Shotwell, évalue les financements fédéraux cumulés de l’entreprise à environ 22 milliards $ (Nasa, Pentagone, Space Force, National Reconnaissance Office).

Elle transporte les satellites militaires les plus sensibles et a remporté la plus grande part des 13,5 milliards $ de contrats de lancement attribués par la Space Force en avril 2025.

Quelques semaines avant une entrée en bourse prévue en 2026, elle a décroché un contrat de 4,16 milliards $ pour construire des satellites de suivi de missiles pour l’initiative « Golden Dome » de Trump, plus un contrat de 2,29 milliards $ pour un réseau de données militaires en orbite.

Autres entreprises liées à a16z dans le domaine militaire/surveillance

Castelion, Saronic, Shield AI, Skydio — également financées par a16z.

Skydio fournit des drones à l’ICE (agence d’immigration américaine).

Shield AI a vendu son drone Nova 2, utilisé par l’armée israélienne après les attaques du 7 octobre 2023 pour rechercher des civils et des tireurs retranchés dans des bâtiments.

Skydio a vendu au moins 100 drones à l’armée israélienne peu après ces attaques.

Vulcan Elements

Fabricant d’aimants aux terres rares, présent dans le portefeuille de 1789 Capital mais absent de la liste publique d’a16z.

Son prêt de 620 millions $ accordé par le Pentagone fait l’objet d’une enquête de ProPublica sur une possible intervention de la Maison Blanche en sa faveur.

SpaceX et les intercepteurs spatiaux

Confirmation du rôle central de SpaceX : la Space Force a attribué des accords (OTA) d’une valeur combinée pouvant atteindre 3,2 milliards $ à un groupe d’entreprises pour développer des prototypes d’intercepteurs basés dans l’espace — parmi elles, Anduril, Lockheed Martin, Northrop Grumman, Raytheon et SpaceX. Plus récemment, la Space Development Agency a attribué des contrats de 1,75 milliard $ pour construire 36 satellites de suivi de missiles dans le cadre de Golden Dome, et la Space Force a par ailleurs accordé à SpaceX un contrat de 1,6 milliard $ pour 18 lancements de satellites de communication et de ciblage d’ici fin 2027.

Anduril, encore présente

On retrouve Anduril — déjà citée dans l’article du Guardian pour ses liens avec a16z et 1789 Capital — parmi les entreprises sélectionnées pour développer les intercepteurs spatiaux de Golden Dome, aux côtés des géants traditionnels de la défense.

Le paradoxe pour les startups

Un article de TechCrunch (juillet 2025) nuance l’idée que les jeunes pousses soutenues par le capital-risque (comme celles financées par a16z) bénéficieraient automatiquement de Golden Dome : le processus de qualification pour le contrat de 151 milliards $ est en réalité défavorable à la plupart des startups, non pas à cause de leur technologie, mais en raison d’un processus bureaucratique coûteux et complexe destiné à garantir la conformité sécuritaire. Les startups qui réussiront à percer seront probablement celles capables de convaincre les plus grands contractants de défense de les prendre comme sous-traitants — ce qui suggère que la relation entre a16z et Golden Dome est plus indirecte et compétitive que ne pourrait le laisser penser l’article du Guardian.

Coup d’œil sur les marchés

À Paris, le CAC ​40 a fini sur une perte de 0,28%. Le Footsie britannique a reculé de 0,56% et le Dax allemand a reflué de 0,15%. L’indice EuroStoxx 50 a cependant gagné 0,18%, tandis que le FTSEurofirst 300 a perdu 0,05% et le Stoxx 600 0,04%. Maersk a bondi de 9,37%, le groupe de transport maritime danois ayant dépassé les attentes ‌sur le bénéfice et relevé ses perspectives. Pandora a pris 8,53% à la faveur du relèvement par le joailler danois de ses perspectives annuelles. Adyen s’est envolé de 16,40%, le ⁠groupe de paiements néerlandais ayant relevé sa prévision de croissance annuelle de chiffre d’affaires. A Francfort, Thyssenkrupp (8,69%) a vu aussi son titre bondir. Malgré un contexte de marché difficile, le groupe de sidérurgie allemand a poursuivi l’amélioration de sa performance opérationnelle au 3e trimestre de l’exercice fiscal 2025/2026. Dans le même temps, il a vu sa rentabilité progresser et poursuivi son redressement stratégique dans le cadre du programme ACES 2030.

En Suisse, le SMI a terminé sur un gain de 0,18%. Le podium du jour se compose de Logitech (+3,1%), Kühne+Nagel (+2.6%) et Nestlé (+2,5%). Les autres poids lourds UBS (-0,4%), Novartis (-0,4%) et Roche (-0,9%) ont pesé sur l’indice. La banque en ligne Swissquote (-14,0%) a généré une croissance des recettes à mi-parcours, en dépit d’une faiblesse des cryptomonnaies malmenées par un contexte géopolitique agité. L’établissement de Gland a abaissé ses objectifs annuels, mais reste confiant concernant ceux attendus pour 2028.

La production industrielle en zone euro est restée stable en juin, comme prévu, selon ‌les données publiées par Eurostat, l’office statistique de l’Union européenne. L’économie britannique a enregistré une croissance inattendue sur le seul mois de juin, de 0,3% en juin, la Grande-Bretagne étant ainsi en passe d’afficher la plus forte croissance semestrielle du ​G7.

Le rendement du Bund allemand à 10 ans, qui fait office de référence pour la zone euro, a cédé 2 points de base pour s’établir à 3,14%, tout en restant dans sa fourchette de fluctuation récente. Le rendement à deux ans de l’Allemagne a reculé d’environ 1 point de base à 2,765%. Les  OAT effacent -3,7Pts à 3,937%, les BTP italiens poursuivent leur embellie à un rythme soutenu depuis lundi avec -5Pts à 3,898%. L’amélioration apparaît plus timide outre-manche avec -1,7Pt à 3,9575% sur les « Gilts » de maturité 2036.

Aux Etats-Unis, la  Bourse de New York a terminé en hausse jeudi, les chiffres récents de l’inflation aux Etats-Unis éloignant les perspectives d’un rapide tour de vis par la banque centrale américaine, la Fed, dans un marché estival déserté. Le Dow Jones a pris 0,13% et le Nasdaq 0,81%. L’indice élargi S&P 500 a parallèlement progressé de 0,65%, s’offrant un nouveau record. Côté entreprises, la start-up américaine de puces Cerebras a chuté de 11,85% à 231,01 dollars après avoir fait état d’un deuxième trimestre en demi-teinte. L’équipementier informatique Cisco Systems a reculé de 8,40% à 113,47 dollars. Alors que le cours de l’action avait bondi de près de 50% depuis le début de l’année, les investisseurs ne se sont pas montrés satisfaits des performances trimestrielles de l’entreprise, pourtant meilleures qu’escompté. Le géant chinois du commerce en ligne JD.com a cédé 7,31% à 29,30 dollars malgré un trimestre supérieur aux attentes, aussi bien du côté du chiffre d’affaires que du bénéfice net par action. En revanche, les célèbres sandales de la marque allemande Birkenstock (+11,60% à 41,00 dollars) ont été recherchées après de solides résultats sur la période allant d’avril à juin. Les fabricants de puces mémoire Sandisk et Micron Technology ont bondi respectivement de 13,7 % et 4,2 %, tandis que Microsoft a gagné près de 1 % et que Meta Platforms a progressé de 2,8 %. L’action Dell Technologies progressé de 2,1 % et celle de HP a gagné 6,9 % après que les résultats trimestriels du chinois Lenovo ont dépassé les attentes.

Le rendement de référence à 10 ans a reculé de 5,3 points de base à 4,639%, tandis que le rendement des obligations américaines à 30 ans a baissé de 3,9 points de base à 5,208%. Les données ont montré que l’indice des prix à la production américain est resté inchangé le mois dernier, après une baisse révisée de 0,1% en juin. Les économistes interrogés par Reuters tablaient sur une hausse de 0,2% de l’IPP. Sur les douze mois clos en juillet, l’IPP a progressé de 4,7 %, après une hausse de 5,5 % en juin. Les prévisions tablaient sur une hausse de 4,9 % en glissement annuel.

Les entreprises américaines continuent de taper dans le marché obligataire. Advanced Micro Devices (AMD) a l’intention de lever jusqu’à 5 milliards de dollars par le biais d’une vente d’obligations de catégorie investissement (investment-grade), a rapporté Bloomberg, citant des sources proches du dossier. Aucune décision définitive n’a été prise concernant la taille de l’offre, auraient précisé ces sources. AMD met en vente ces titres en quatre tranches, avec des échéances allant de trois à dix ans.

Ce matin en Asie : l’indice MSCI le plus large des valeurs de la région Asie-Pacifique hors Japon a progressé de 0,28%, s’orientant vers un gain hebdomadaire de 2,7%, sa meilleure performance depuis la mi-juin. L’indice japonais Nikkei a gagné 1,5%, s’apprêtant à afficher une hausse de plus de 5% sur la semaine. L’indice de référence KOSPI progressait de 0,82%. L’indice Shanghai Composite a ouvert en hausse de 0,1%. L’indice Shenzhen Component a progressé de 0,3%.

L’or au comptant baisse de 0,5% à 4’330,37 dollars l’once suite à des prises de bénéfices. Parmi les autres métaux, l’argent au comptant a reculé de 0,8%, le platine a diminué de 1% tandis que le palladium a fléchi de 0,3%, tous deux à leurs niveaux les plus bas depuis le 4 août.

Les cours du pétrole ont légèrement progressé vendredi après que les États-Unis ont menacé l’Iran d’un blocus naval indéfini. Le contrat à terme sur le Brent a gagné 1 cent, soit 0,1%, à 87,08 dollars le baril à 02h47 GMT, tandis que le brut américain West Texas Intermediate a progressé de 6 cents pour s’établir à 81,31 dollars le baril.

Coup d’œil sur Trump

Donald Trump a annoncé jeudi l’imposition prochaine de droits de douane sur les drones et composants liés importés aux Etats-Unis afin de soutenir les entreprises américaines, largement distancées par une industrie chinoise ultra-dominante. Une taxe de 100% doit s’appliquer pour les drones dont le poids au décollage dépasse 25 kilogrammes, pour ceux équipés de caméras thermiques, pour les stations d’accueil pour drones et pour certains composants. Un droit de douane de 25% est prévu pour les drones plus petits.