Il y a des chiffres qui devraient faire la une et qui ne font rien du tout. En voici un : les intérêts nets, la sécurité sociale, Medicare, la santé et les pensions des vétérans avalent à eux seuls 98,4% de TOUT ce que l'État fédéral américain encaisse. Attention, pas 98,4% du budget. 98,4% des RECETTES.
Traduction pour les gens normaux : sur chaque dollar d’impôt qu’un contribuable américain envoie à Washington, il reste un centime et demi pour payer le reste. L’armée, les routes, les écoles, les juges, la NASA, les parcs nationaux et le type qui décroche le téléphone à l’IRS. Tout ça, c’est à crédit. Intégralement. Le gouvernement le plus puissant du monde tourne avec le budget de fin de mois d’un étudiant, sauf que l’étudiant, lui, il finit par arrêter de commander des pizzas.
Le chiffre a pris 28 POINTS DE POURCENTAGE depuis 2022. Pas 28%, 28 points. En trois ans. Et le seul moment de l’histoire où on a fait pire, c’est 2020 — l’année où la planète entière était enfermée chez elle et où on envoyait des chèques par hélicoptère. Aujourd’hui il n’y a pas de pandémie, le chômage est bas et la bourse est sur ses records. On est juste, comptablement, au niveau d’une catastrophe mondiale. Sans la catastrophe.

Après, il y a la ligne qui fait vraiment mal, celle qui a TRIPLÉ et qui explique à elle seule la moitié de la dérive. Il y a aussi la comparaison avec 2008 qui devrait vous empêcher de dormir. Et surtout il y a la vraie question, celle que personne à Washington n’a envie d’entendre : c’est quoi le plan ? (Indice : il n’y en a pas, et j’explique pourquoi.)
Tout est dans l’article complet, DANGER ZONE, à lire sur Morningbull.ch. Avec la réponse à la seule question qui compte vraiment : le jour où ça casse, qui raque ? Je vous préviens tout de suite, ce ne sera ni le Trésor, ni les élus.