Selon une étude de Nickel Digital Asset Management, les investisseurs institutionnels et les gestionnaires de patrimoine accueilleraient favorablement le recours à l'IA dans les processus d'investissement en actifs numériques, à condition de conserver une supervision humaine sur les décisions.

Selon cette étude menée auprès de cadres dirigeants, près de neuf personnes sur dix (86%) se sentiraient à l’aise d’utiliser des processus d’investissement fondés sur l’IA sous réserve d’une supervision humaine, dont un tiers (32%) se déclarant très à l’aise. Seul 1% se sentirait mal à l’aise, tandis que les autres adoptent une position neutre sur la question.

L’étude, réalisée aux États-Unis, au Royaume-Uni, aux Émirats arabes unis, en Allemagne, en Suisse, en France, en Italie, aux Pays-Bas, à Singapour, au Brésil et dans les pays nordiques, révèle que la quasi-totalité des organisations utilisent l’IA, dans une certaine mesure, pour la recherche sur les actifs numériques, la gestion des risques et le suivi des portefeuilles.

Pour un tiers (32%) des répondants, l’IA est pleinement intégrée aux processus d’allocation et de suivi, tandis que près de la moitié (46%) l’utilisent dans plusieurs fonctions liées à l’investissement ou à la gestion des risques. Environ une organisation sur six (16%) n’utilise l’IA que de manière ponctuelle, alors que 5% se limitent à des projets pilotes.

Les avis sont partagés quant à l’étape du processus d’investissement dans les actifs numériques qui connaîtra la plus grande transformation au cours des deux prochaines années: 21% privilégient l’exécution des transactions et la tenue de marché, 20 % la surveillance du marché et la détection d’anomalies en temps réel, et une proportion identique la gestion des risques et les stress tests.

Environ 14% estiment que l’IA aura l’impact le plus significatif sur la construction de portefeuille, et 10% sur la conformité et le reporting. La sélection des gestionnaires et la due diligence, ainsi que le reporting aux investisseurs et la transparence, ont chacun été cités par 5% des répondants.

On observe une divergence d’opinions similaire concernant les facteurs susceptibles de renforcer la confiance des investisseurs institutionnels dans les actifs numériques au cours des deux prochaines années: plus d’un quart (27%) désignent l’amélioration de la gestion des risques technologiques et liés à l’IA comme élément clé.

Toutefois, 23% estiment que la clarté réglementaire aura le plus d’impact, tandis que 22% mettent en avant l’amélioration des services de conservation et d’assurance, et 21% une liquidité et une profondeur de marché accrues. La réduction de la volatilité n’a été choisie que par 2 % des répondants.

Nickel Digital a mandaté la société d’études de marché PureProfile pour interroger 203 investisseurs institutionnels (fonds de pension, *family offices*, gestionnaires d’actifs d’assurance et fonds spéculatifs) ainsi que des gestionnaires de patrimoine aux États-Unis, au Royaume-Uni, aux Émirats arabes unis, en Allemagne, en Suisse, en France, en Italie, aux Pays-Bas, à Singapour, au Brésil et dans les pays nordiques en juillet 2026. L’échantillon comprenait 51 acteurs qui n’investissent pas actuellement dans les cryptomonnaies et les actifs numériques, mais qui ont l’intention de le faire au cours des 24 prochains mois.